Le plus content était peut-être Erik Karlsson, avec qui Frederik Claesson passe beaucoup de temps lorsque l'équipe est à l'étranger.

Karlsson content pour Claesson

GLENDALE - Joueur populaire dans le vestiaire, Fredrik Claesson a fait plaisir à ses coéquipiers des Sénateurs quand il a marqué son premier but en carrière mercredi soir à Dallas.
Le plus content était peut-être son compatriote Erik Karlsson, avec qui il passe beaucoup de temps lorsque l'équipe est à l'étranger.
« Ça faisait longtemps que ça s'en venait, il avait eu quelques bonnes chances. Il joue très bien pour nous quand il a l'occasion de jouer. Le fait que nous ayons été en santé l'a tenu à l'écart de l'alignement un peu plus que ça le devrait probablement, mais il compose avec la situation comme un pro et il joue bien quand il en a la chance, les quelques minutes de jeu qu'il obtient. C'était beau à voir, il a bien célébré ça en plus », a raconté Karlsson quelques heures avant d'affronter les Coyotes jeudi.
Pour cette rencontre, Claesson a été envoyé dans la mêlée pour un deuxième match consécutif alors que l'entraîneur-chef Guy Boucher a décidé de donner une soirée de congé à Mark Borowiecki, qui était particulièrement « magané » selon Boucher après le match à Dallas où il a été appelé à lâcher à nouveau les gants parce qu'il avait donné une mise en échec pourtant bien légale.
Les Sénateurs revenaient ainsi à un alignement plus normal de 12 attaquants et 6 défenseurs, mais le capitaine des Sénateurs n'a pas trop d'objection quand son patron décide d'utiliser un alignement avec sept arrières qui permet à Claesson d'être en uniforme.
« Pour moi personnellement, ça ne change pas grand-chose, je joue encore dans toutes les situations et je peux jouer à ma façon. Je joue quand même beaucoup alors que ça change un peu les choses pour le reste de la brigade défensive. Les gars sont habitués à jouer plus de minutes alors qu'à sept, c'est différent surtout quand il y a des jeux de puissance et des désavantages numériques qui dictent beaucoup comment le temps de glace est réparti. Mais à l'occasion, c'est bon de jouer à sept vu que nous avons un bon groupe et que tout le monde peut jouer. En jouant moins de minutes, on peut se sentir frais et dispos pour le dernier droit », souligne Karlsson.
Le récipiendaire du trophée Norris de meilleur défenseur de la LNH à deux reprises a quand même joué 24:15 minutes contre les Stars dans le gain de 5-2 des siens, ce qui est un peu sous sa moyenne de 26:37 minutes cette saison (5e dans la LNH). Sous Guy Boucher et Marc Crawford, il passe près de deux minutes de moins que la saison dernière sur la patinoire, et ses présences sont pas mal plus courtes également (50 secondes contre 1:04 minute l'an passé).
« Je gère peut-être mieux les choses que par le passé. J'ai été sur des clubs qui ont fait les séries de justesse et sur d'autres qui ont raté les séries. Là, c'est la première fois que je ressens que nous avons un groupe solide de gars qui peuvent jouer plusieurs minutes, donc on peut jongler ça un peu plus que par les années précédentes. C'est bon de voir les gars faire du bon travail. Pour moi, c'est beaucoup plus facile quand on joue mieux et qu'on a un alignement avec plus de profondeur, où tout le monde peut contribuer à différents niveaux. C'est ce que ça prend sur une équipe qui va être des séries. On a encore un bout de chemin à faire, mais on a 23 gars qui peuvent faire le travail et ça ne dépend pas juste de quelques gars », souligne-t-il.
Dans le dernier droit de la saison, Karlsson souhaite évidemment voir le jeu de puissance des Sénateurs trouver son erre d'aller, lui qui a compté deux buts en trois chances mercredi après s'être contenté de deux buts à ses 16 opportunités précédentes. Le nouveau venu Viktor Stalberg a contribué à ce réveil avec un but et une passe.
« Il a dit que c'était son premier but en avantage numérique en carrière dans la LNH, je ne sais pas si c'est vrai (NDLR: ça l'est). Mais son arrivée a ajouté de l'énergie. Il a de l'expérience, il est allé loin en séries et ce système lui convient bien. Il patine aussi bien maintenant que lorsqu'il est arrivé dans la ligue », estime Karlsson.

Un 1000e match pour Vrbata

Radim Vrbata
L'ancien Olympique Radim Vrbata a atteint un plateau important dans sa carrière jeudi soir alors qu'il a disputé son 1000e match dans la LNH quand ses Coyotes ont été les hôtes des Sénateurs.
L'ailier droit tchèque de 35 ans n'a pas ralenti la cadence à sa 15e saison dans la LNH alors qu'il est le meilleur compteur en Arizona cette saison, là où il est de retour pour la troisième fois en 15 ans dans le circuit Bettman.
« En arrivant à cette étape, il y a des émotions, C'est évidemment un gros honneur, un plateau important à atteindre et je me sens chanceux d'être un des rares qui y parvient », a raconté Vrbata quelques heures avant ce match, lui qui est devenu le 12e joueur portant les couleurs de la franchise des Coyotes/Jets à l'atteindre (et 310e dans l'histoire de la LNH).
« Je suis content que ça arrive ici. J'ai joué la moitié de ma carrière (pour les Coyotes) et c'est probablement ici que j'ai eu le plus de succès. Je suis content de jouer ce match devant les partisans des Coyotes », a ajouté celui qui a fait venir son frère David, sa famille et son agent pour l'occasion.
Choix de septième ronde de l'Avalanche du Colorado en 1999, Vrbata totalisait 602 points en carrière lors de ses 999 premiers matches, incluant 274 buts. De son repêchage lorsqu'il était avec les Olympiques sous Julien, seulement trois joueurs totalisent plus de points, soit les jumeaux Daniel et Henrik Sedin, ses anciens compagnons de trio des Canucks (978 et 1009 points, respectivement), et Henrik Zetterberg, des Red Wings de Detroit (889).
Il a disputé 493 de ces parties avec les Coyotes, pour qui il a récolté 152 buts, ce qui le laisse à égalité au huitième rang avec un autre ex-Olympique, Jeremy Roenick, et l'ancien Sénateur Laurie Boschman. L'ancien de l'Avalanche, des Hurricanes, des Blackhawks et du Lightning avait récolté deux passes lors de son tout premier match, en 2001 avec le Colorado au Madison Square Garden. « C'est incroyable à quel point le temps file vite », a-t-il souligné.
Cette saison, il mène les Coyotes avec 15 buts et 48 points en 65 parties, ayant obtenu le 600e point de sa carrière avec style, un but gagnant à 18 secondes de la fin le 26 février dernier contre Buffalo.