Les Sénateurs ont comblé un retard d'un but pour battre les Rangers, jeudi soir à Ottawa.

Karlsson bat le «King»

L'adversaire était différent, mais c'était le même genre de match, serré au possible.
Pour un septième match de suite en séries, les Sénateurs d'Ottawa ont été impliqués dans un match qui s'est soldé par un écart d'un seul but, et pour une cinquième fois sur sept, ils ont trouvé un moyen de l'emporter, contre les Rangers de New York dans un Centre Canadian Tire où on ne retrouvait que 16 744 spectateurs, bien loin de la capacité.
Erik Karlsson a réussi le but gagnant à 4:11 de la fin, avec un tir dans la lucarne alors qu'il était dans un coin de patinoire à la hauteur de la ligne des buts ou presque, surprenant le gardien Henrik Lundqvist alors que Jean-Gabriel Pageau le voilait. C'était le 43e et dernier tir auquel le « King » des Rangers était confronté.
Les hommes de Guy Boucher prennent les devants 1-0 dans cette série quatre de sept qui se poursuivra au même endroit samedi après-midi.
« Je cherchais juste à envoyer la rondelle au filet en espérant qu'il y aurait un bon rebond, et j'en ai obtenu un excellent. C'était une bonne affaire après tous ces lancers que nous avons obtenus pendant le match. Hank (Lundqvist) a été excellent, on s'attendait à ça. Tous ces matches serrés en première ronde (contre Boston) nous ont bien préparés pour ça », a déclaré Karlsson après coup, lui qui avait compté un but similaire contre Detroit en fin de saison.
Les Sénateurs avaient auparavant eu besoin de 33 tirs pour finalement venir à bout du « King », Lundqvist, qui a poursuivi son bon travail de la série dernière contre Montréal en début de rencontre. En toute fin de deuxième tiers, Ryan Dzingel a sauté sur un retour d'un tir pas commode de Kyle Turris et a atteint la lucarne pour créer l'égalité 1-1, lors d'une attaque à cinq.
C'était la réplique au premier but de la série, qui est allé au défenseur Ryan McDonagh, son lancer de la pointe lors d'un avantage numérique déjouant un Craig Anderson voilé par Chris Kreider.
Record d'équipe
Les locaux auraient très bien pu prendre les devants au cours du premier engagement sauf que Lundqvist a été fumant, en particulier sur un tir de Mike Hoffman, puis lorsque Mark Stone a été incapable de capitaliser sur un retour de tir alors qu'il a effectué deux arrêts plutôt qu'un alors qu'il était étendu de tout son long.
Ottawa a obtenu 21 tirs au cours de ce premier engagement, ce qui représentait une nouvelle marque d'équipe pour un match des séries.
« On a parlé toute l'année de gagner des matches serrés, pas juste gagner des parties. Je pense que nos joueurs ne voulaient pas se faire balayer en quatre parties. On entendait juste dire qu'ils allaient nous écraser. C'est effectivement une équipe effrayante avec quatre lignes et un bon gardien. La peur nous a aidés ce soir », a souligné l'entraîneur-chef Guy Boucher, continuant à essayer de mettre toute la pression sur la troupe d'Alain Vigneault.
Craig Anderson a été moins occupé, mais il a quand même trouvé le moyen de s'illustrer lui aussi, contre Mats Zuccarello sur une redirection, et McDonagh quand il est passé entre deux défenseurs. Le rapide Michael Grabner l'a aussi testé en s'amenant seul devant lui, en plus de frapper un poteau. Il a fait face à 35 tirs en tout.
« Ils ont bien joué, Lundqvist a été excellent, mais on s'en est sorti avec la victoire. On a eu le meilleur sur eux en troisième période, mais il fallait être prêt à tout, il ne s'en serait fallu que d'un revirement qui donne un deux contre un pour qu'il marque le but qui aurait fait la différence », a commenté Anderson.
« Andy a fait les gros arrêts pour nous. Eux, ils nous ont montré qu'ils ont tout un club de hockey. Quand on n'était pas là, ils ont eu des deux contre un et des échappées en exploitant leur vitesse. On a été chanceux un peu à la fin, mais on va prendre la victoire », soulignait de son côté l'attaquant Alexandre Burrows, qui a aidé à préparer le but de Dzingel.
« C'était un soulagement » - Méthot
Ne demandez pas à Marc Méthot comment son partenaire Erik Karlsson a fait pour compter le but gagnant du coin de la patinoire. Il sait comment il se sentait cependant.
« C'était un soulagement, surtout parce que nous avons joué plusieurs périodes de prolongation en première ronde, C'est taxant, difficile sur le corps. Je ne sais pas comment il s'y est pris pour compter de là, c'est juste une prise de conscience incroyable de la part d'un très bon joueur. Je ne sais pas si c'était intentionnel, je n'ai pas vu la reprise », a raconté Méthot, qui a obtenu une passe sur le jeu, sa première depuis le 18 mars dernier à Montréal (huit parties vu qu'il a raté quelques semaines avec son doigt blessé).
« Ça ne fait pas partie de mon jeu, c'est habituellement Erik qui ramasse tous les points et moi, je défends pour lui. Même une passe pour moi dans les séries, c'est spécial », a ajouté Méthot, lui qui a maintenant six points en carrière en séries, dont un but.
Dans un autre coin du vestiaire, Ryan Dzingel savourait son premier but en séries, qui s'est avéré très important.
« C'était un jeu brisé, j'ai juste cherché à rester calme et attendre pour le battre (Lundqvist) en visant la lucarne. Turrey (Kyle Turris) a pris un bon tir et Burrows est toujours bien posté autour du filet », a noté Dzingel.
Celui-ci a été frustré par Lundqvist sur une échappée en troisième où il a pris un tir frappé. « J'ai voulu imiter Brassard, mais j'ai lancé directement dans son gant... On sait qu'il est un bon gardien. On cherchait à demeurer positifs. C'est difficile quand tu prends 21 lancers sans compter, mais on a trouvé un moyen de faire le travail », a-t-il ajouté.