Erik Karlsson pourrait écouler la dernière année du contrat de sept ans pour 45 millions $, à un salaire moyen de 6,5 M $, qu’il avait paraphé le 12 juin 2012.

Jour J pour Karlsson

L’heure de vérité arrive enfin dans le dossier Erik Karlsson.

Après des mois de spéculations et de tractations en coulisses, incluant des rumeurs de transactions à la dernière période des échanges, c’est dimanche que le directeur général des Sénateurs d’Ottawa Pierre Dorion pourra tenir ou non sa promesse aux partisans de l’équipe lors de réunions de fin de saison, à l’effet qu’il avait l’intention d’offrir une prolongation de contrat à son défenseur étoile à compter du 1er juillet.

Karlsson, faut-il le rappeler, pourrait écouler la dernière année du contrat de sept ans pour 45 millions $, à un salaire moyen de 6,5 M $, qu’il avait paraphé le 12 juin 2012, le jour avant qu’il mette la main sur le premier de ses deux trophées Norris.

Selon la convention collective, les Sénateurs ont le droit de lui offrir un contrat de huit ans, alors que s’il devenait joueur autonome l’été prochain, une autre équipe devrait limiter son offre à une durée de sept ans.

Lors de son point de presse de veille de repêchage la semaine dernière à Dallas, Dorion n’avait pas voulu parler de ses intentions avec aucun de ses joueurs autonomes potentiels, autant Karlsson que les Mark Stone, Cody Ceci et Matt Duchene. Il a parlé de «ne pas donner d’indices de nos intentions aux autres équipes», lui qui pourrait également regarder sur le marché pour un peu de renfort.

Karlsson, pour sa part, est en vacances en Suède, laissant une capitale secouée par les allégations de harcèlement à l’endroit de son épouse Melinda logées contre la fiancée de son coéquipier Mike Hoffman, qui a ensuite été échangé (aux Panthers de la Floride via San Jose). Il n’a toujours pas commenté cette affaire, ni ses futures négociations de contrat.

On connaît une partie de sa pensée sur le sujet cependant alors que lors d’une journée d’entraînement à Brooklyn à la fin novembre, il avait réagi à un commentaire d’un autre défenseur étoile, Drew Doughty, des Kings de Los Angeles, qui avait déclaré vouloir consulter Karlsson dans le cadre de ses propres négociations pour une prolongation de pacte (le bruit courait vendredi qu’il devrait signer une prolongation de huit ans à près de 11 millions $ par an).

« J’imagine qu’on va se comparer à P.K. Subban (salaire moyen de 9 millions $ par an) et je pense qu’on mérite tous les deux beaucoup plus », a dit Doughty, qui a le même agent (Don Meehan, de Newport Sports) que Karlsson.

Ce dernier avait alors laissé entendre que peu importe qu’il reste à Ottawa ou qu’il aille voir ailleurs si l’herbe était plus verte, il serait payé à sa juste valeur. Ça avait été interprété comme son désir de ne pas offrir de «rabais du patelin adopté» aux Sénateurs, même si son épouse est originaire d’Ottawa.

« Nous sommes dans une business, nous sommes traités comme dans une business et nous allons faire la même chose avec tout le monde. Je ne sais pas ce que je vais avoir comme salaire.. Si je vais sur le marché, je vais faire ce que je vaux, et ce ne sera rien de moins, peu importe où je vais aller. C’est l’aspect business du jeu », a-t-il déclaré.

« J’aime ça ici, je suis à l’aise ici, j’ai été ici toute ma carrière. J’ai investi beaucoup de temps et j’aimerais me rendre jusqu’au bout. Mais comme j’ai dit, si ça ne marche pas côté affaires, je vais devoir regarder ailleurs parce que c’est ce qu’ils vont faire également », avait-il ajouté.

Dans la foulée de son commentaire, Dorion avait plus tard laissé entendre que «même Wayne Gretzky a été échangé», ce qui lui avait valu des appels de plusieurs de ses homologues pour voir le prix à payer pour obtenir Karlsson.

Un échange ne s’était pas matérialisé en février à la date limite pour les transactions, mais l’attaquant Bobby Ryan avait ensuite indiqué que lui et Karlsson pensaient bien à un moment donné qu’ils étaient passés aux Golden Knights de Vegas. Ceux-ci seraient encore intéressés cet été à revisiter la transaction, le moulin à rumeurs ayant été alimenté quand Dorion a tenu une conversation sur le plancher du repêchage avec leur d.g. George McPhee.

Si les Sénateurs déposent bel et bien une offre pour garder Karlsson à Ottawa pendant leur reconstruction, il sera donc intéressant de voir quelle sera sa réponse. S’il rejette leur meilleure offre, le club n’aura probablement pas le choix d’accepter la meilleure offre pour les services d’un joueur qui n’arrive qu’une fois par génération.

LES SÉNATEURS EN BREF

Pas de rachat pour Gaborik

Le d.g. Pierre Dorion n’a pas voulu parler aux médias avant un week-end important pour son équipe, mais dans le cadre d’une entrevue dans le cadre de la présentation du match intra-équipe du camp de développement sur la page Facebook du club vendredi soir, il a confirmé au moins que le seul contrat qui sera racheté par le club sera celui de l’attaquant quèbécois Alexandre Burrows. L’attaquant Marian Gaborik n’est pas éligible à une telle mesure étant donné qu’il se remet d’une opération au dos subie à la fin de la saison, lui à qui il reste trois ans de contrat à un salaire moyen de 4,785 M $. Il n’aurait pas le feu vert pour revenir au jeu. La fenêtre pour les rachats de contrat se referme samedi, mais les Sénateurs pourraient en avoir une autre si jamais ils vont en arbitrage salarial avec Mark Stone ou Cody Ceci.

Boucher et le jeu de puissance

Quand son retour derrière le banc a été annoncé, il a été bien spécifié que Guy Boucher aurait la responsabilité du jeu de puissance la saison prochaine, après une saison où ses adjoints Marc Crawford et Martin Raymond ont fait ce travail une moitié de saison chacun. Il s’était amené dans la capitale avec la réputation d’être un expert de cette phase du jeu. «On a cherché à rafraîchir les choses et allouer les rôles différemment (dans le personnel d’entraîneurs). J’adore m’occuper du jeu de puissance, je l’ai fait toute ma vie et j’ai eu du succès pas mal partout. Je n’y ai pas consacré beaucoup de temps lors des deux dernières années et je me suis dit, là, c’est le temps. Je vais être très excité de le faire et ça va donner de la place pour que ‘Crsow’ (Marc Crawford) travaille avec nos jeunes défenseurs,», a-t-il dit.

Entre les lignes

Le camp de développement se poursuit en fin de semaine avec des entraînements au Sensplex samedi et dimanche, alors que les espoirs assisteront au match des Champions dimanche après-midi. Il prendra fin lundi matin avec la tenue du tournoi annuel à trois contre trois... Le centre Colin White a été blessé en fin de match en bloquant un tir de la pointe, il faudra voir s’il pourra finir le camp... Le Finlandais Markus Nurmi, un choix de 6e ronde en 2016 qui est imposant à 6’ 4’’ ,. a montré de belles habiletés lors du match de vendredi soir, comptant deux buts... Le cinquième choix de samedi dernier, Angus Crookshank, dont il était question dans nos pages jeudi, y est allé d’un but et deux passes pour sa part pour impressionner les dirigeants du club.