Ryan est en à sa neuvième absence depuis le mois de novembre 2014 pour des blessures aux mains.

Jour de la marmotte pour Ryan

C’était le Jour de la marmotte à travers l’Amérique du Nord vendredi, et ce l’était aussi dans la capitale nationale pour Bobby Ryan.

L’attaquant des Sénateurs d’Ottawa a vu son ombre et il y aura six autres semaines d’hiver. Non, en fait, il a subi une autre blessure à son index de la main droite qui lui a causé toutes sortes de problèmes cette saison et il n’a pas accompagné son équipe à Philadelphie pour un programme double qui l’amènera ensuite à Montréal dimanche.

On ne devrait pas faire de blagues avec son infortune, mais à ce point-ci, même Ryan va préférer en rire tellement sa malchance est ridicule.

Quoiqu’il n’était pas de bonne humeur quand les caméras de télévision l’ont montré en douleur après avoir tenté une longue passe, tentant de fracasser son bâton de la main gauche alors qu’il rentrait au vestiaire des siens en troisième période de la victoire de 2-1 contre les Ducks d’Anaheim à laquelle il a contribué en comptant le premier but des siens.

« Il ne jouera pas en fin de semaine. Il voit un spécialiste présentement et on va avoir une meilleure idée ensuite. Ce n’est pas la même chose, c’est le même doigt, mais c’est différent. Ce n’est pas sur l’os même, donc c’est un peu plus compliqué. On va voir où ça va nous mener, mais on ne l’attend pas pour le week-end et il est un cas très douteux pour la semaine suivante », a indiqué l’entraîneur-chef Guy Boucher en annonçant la dernière mauvaise nouvelle concernant son vétéran.

Ryan est en à sa neuvième absence depuis le mois de novembre 2014 pour des blessures aux mains. Il a fracturé ce même index droit en février 2017, puis au début de la présente saison, le 21 octobre quand il a bloqué un tir contre les Maple Leafs de Toronto. Il a alors raté huit matches avant de revenir au jeu, puis il en a manqué un en décembre, et un autre au début de janvier, parce qu’il avait eu des rechutes sans que son doigt soit cassé. En 39 parties, Ryan a récolté 20 points, dont 7 buts, lui qui est le plus haut salarié du club à 7,25 millions $ par an. 

« C’est de la malchance, tout simplement. Ce n’est pas comme si c’était toujours la même chose qui revenait. Il est dur sur lui-même au point de vue physique, il joue malgré les blessures. Mais il ne pouvait plus tenir son bâton (jeudi), il est revenu deux fois (avant de déclarer forfait). C’est ce genre d’année, pas juste avec lui, mais avec d’autres joueurs également... Il faut vivre avec ça, c’est une année difficile et à travers une telle saison, il y a quand même moyen de bâtir des choses et c’est ce qu’on veut faire », a indiqué Boucher.

Alors qu’il l’avait relégué aux gradins jeudi contre les Ducks, le pilote québécois fera maintenant appel à la recrue Colin White pour remplacer Ryan sur un de ses deux premiers trios, aux côtés de Matt Duchene et Mike Hoffman. « Il allait avoir du temps de glace en fin de semaine, que ce soit à Belleville ou ici, et là, il va avoir du temps de glace de qualité avec de bons joueurs », a ajouté Boucher.

White, qui est toujours en quête de son premier point dans la LNH, avait été appelé à remplacer Ryan sur ce même trio le 10 janvier dernier, lors du dernier match des siens avant leur pause d’une semaine.

« C’est excitant quand ça arrive (jouer sur un trio offensif), ça fait partie du processus d’apprentissage pour moi. Je prends ce qui m’est donné », a dit White.

DES POINTS (DE SUTURE) POUR BOROWIECKI

Le défenseur Mark Borowiecki affichait une nouvelle cicatrice au menton vendredi matin, courtoisie d’une rondelle égarée lors d’un exercice à un contre un avec Matt Duchene lors de l’entraînement matinal qui a précédé le match contre les Ducks jeudi. 

Il a disputé ce match après avoir eu besoin de deux points de suture à l’intérieur, et six autres à l’extérieur, pour refermer la plaie. 

« C’était assez profond, mais j’étais plus inquiet pour mes dents. Elles étaient toutes engourdies et je pensais en avoir perdu une. Finalement, la sensation est revenue, même s’il y en a une couple qui me dérangent encore. On va voir si ça va retomber en place, sinon ça va prendre des traitements de canal de routine », a raconté le robuste défenseur, qui a distribué six mises en échec quand même contre les Ducks. 

« C’est une victoire qui a fait du bien au moral. Tu sais que ça (une série de défaites) va s’arrêter à un moment donné, mais parfois, tu ne vois pas la lumière au fond du tunnel. Il fallait continuer à travailler et on a offert un effort pas mal solide, plusieurs gars ont contribué de différentes façons », a-t-il ajouté.