Bobby Ryan s’est cassé l’index de la main droite en bloquant un tir de Ron Hainsey samedi contre Toronto.

Jour de la marmotte pour Ryan

Bobby Ryan a dit mercredi que c’était «la journée de la marmotte chaque jour» pour lui maintenant qu’il doit patienter en attendant que son index fracturé soit rétabli.

Ce l’était aussi pour son club alors que les Sénateurs d’Ottawa ont appris qu’une autre tuile, moins grave cependant, leur tombait sur la tête, l’entraîneur-chef Guy Boucher annonçant que le centre Kyle Turris devrait rater le match de jeudi soir contre les Flyers de Philadelphie en raison d’un virus de gastroentérite qui l’a affaibli mardi contre Los Angeles et lui a fait rater l’entraînement de mercredi.

«Il ne va pas bien, la grippe se promène dans le vestiaire, il n’est pas le seul à l’avoir, mais il a été le plus affaibli. Il ne jouera probablement pas demain, il va falloir rappeler quelqu’un... Nous sommes mis à l’épreuve, il va nous manquer trois gars du ‘top 6’ (jeudi), d’autres gars vont devoir compenser encore, comme (mardi contre les Kings)», a indiqué Boucher, en parlant de Turris, Ryan et de Zack Smith, qui a patiné mercredi, mais ne sera pas prêt à envisager un retour avant vendredi au New Jersey, au mieux.

Pour en revenir à Ryan, qui a rencontré les médias pour la première fois depuis qu’il s’est cassé l’index de la main droite en bloquant un tir de Ron Hainsey samedi contre Toronto, il a pris quelques jours afin de laisser moins paraître son découragement face à la malchance qui s’acharne sur lui. C’est la sixième fois en quatre ans qu’il subit des blessures aux mains, trois sur des tirs bloqués et trois autres lorsqu’il a été cinglé avec un bâton.

«Ce n’est pas le même doigt que le printemps dernier, mais c’est le même genre de circonstances. Vous avez eu le même diagnostic que moi, on va voir dans un mois où j’en suis. C’est dégonflant, c’est certain. Notre ligne (avec Derick Brassard et Mark Stone) connaissait un bon départ, tout comme l’équipe, et ça arrive. Tu travailles tout l’été, tu veux connaître un bon départ, et quelque chose comme ça arrive. C’est un peu décourageant, c’est pourquoi j’ai pris une couple de jours avant de vous parler, pour être plus positif en regardant vers l’avant», a raconté l’attaquant américain de 30 ans.

Ryan avait son doigt dans un sac de glace lorsqu’il s’est présenté devant son casier. Son index n’est pas dans un plâtre, il doit juste porter une éclisse et la blessure ne l’empêche pas de patiner, ce qu’il a déjà recommencé à faire avec le responsable du développement des joueurs Shean Donovan. «C’est le jour de la marmotte, faire des exercices de patinage avec ‘Dono’ tous les jours, a-t-il dit. Au moins, il n’y a pas trop de douleur. Juste quand quelqu’un y touche. J’ai attrapé ma fille alors qu’elle tombait hier et je voulais m’agenouiller après. Mais en général, ça va.»

Après autant de blessures aux doigts, le joueur habile qu’il est peut oublier une carrière de mannequin des mains. «Mes doigts ne sont vraiment pas beaux», a-t-il blagué.

Plus haut salarié du club alors qu’il empoche en moyenne 7,25 millions $ par saison, Ryan avait récolté six passes à ses huit premiers matches cette saison et présentait un différentiel de plus-8.

Smith prend du mieux

L’ailier gauche Zack Smith s’est entraîné avec ses coéquipiers mercredi, portant un chandail bleu pâle indiquant qu’il ne pouvait pas accepter de contact. 

Il n’est pas question qu’il affronte les Flyers jeudi soir, mais il pourrait être disponible pour le match de vendredi au New Jersey, a-t-il laissé entendre. «Je vais beaucoup mieux, ça a bien progressé entre hier et aujourd’hui. Je dirais que c’est 23 % mieux, a-t-il estimé en riant à son retour au vestiaire. J’espère jouer vendredi, mais sinon, ça  ira une couple de jours plus tard (lundi contre Montréal). Il me reste à voir comment ça va réagir avec du contact.» 

Smith s’est blessé à une épaule jeudi dernier contre les Devils lorsque Damon Severson a commis de l’obstruction à son endroit.