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Josh Norris a récolté trois buts et cinq passes à ses cinq derniers matches.
Josh Norris a récolté trois buts et cinq passes à ses cinq derniers matches.

Josh Norris s’invite dans la course au Calder

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
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Lorsque la saison 2021 de la LNH s’est mise en branle, plusieurs observateurs s’attendaient à ce que Tim Stützle soit dans la course pour le trophée Calder de recrue de l’année.

Après tout, le troisième choix au total du dernier repêchage s’est amené avec les Sénateurs après avoir été une des vedettes du Championnat mondial junior tenu à Edmonton pendant les Fêtes.

Les preneurs aux livres de Vegas et d’ailleurs le considèrent encore comme le deuxième favori, à égalité avec Ty Smith, défenseur des Devils du New Jersey, derrière l’ailier gauche Kirill Kaprisov, du Wild du Minnesota.

Pourtant, l’attaquant allemand de 19 ans semble avoir frappé un mur récemment et c’est maintenant son coéquipier Josh Norris qui orchestre une campagne tardive pour supplanter Kaprisov, le Russe de 23 ans qui est le premier compteur parmi les recrues du circuit Bettman avec ses 18 buts et 37 points en 44 parties, suivi de Jason Robertson, des Stars de Dallas (13 buts, 33 points en 39 parties).

Norris a récolté trois buts et cinq passes pour huit points à ses cinq derniers matches pour se hisser en troisième place du classement des compteurs de première année avec son total de 29 points (dont 13 buts), cinq de plus que Stützle, qui a sept buts. Il produit à un rythme de plus qu’un point par match (11 points en 10 matches) en avril.


« Il a le meilleur lancer que j’ai jamais vu de ma vie, honnêtement. Il va compter beaucoup de buts, il s’agit juste de lui donner la rondelle alors que présentement, il est ‘en feu’, il lance des fusées. »
Brady Tkachuk

Alors que la division canadienne est dans un monde séparé du reste de la LNH, ses chances de battre Kaprisov au fil en raison de ses autres atouts – lui qui est appelé à affronter les meilleurs centres adverses et qui parvient à gagner une majorité de ses mises au jeu (53,2 %) – sont probablement minces, une majorité des membres de la Professionnal Hockey Writers Association qui vont voter pour ce trophée étant basés aux États-Unis. Ils connaissent probablement mieux les nombreux gardiens qui devraient aussi être considérés également pour le titre, les Ilya Sorokin (Islanders de New York), Kevin Lankinen (Blackhawks de Chicago), Vitek Vanecek, (Capitals de Washington), et Kaapo Kahkonen (également du Wild).

Josh Norris célèbre avec ses coéquipiers Tim Stützle, Erik Brännström et Brady Tkachuk après avoir marqué en troisième période face aux Flames de Calgary, lundi soir.

Il reste que l’ancien choix de première ronde (19e au total en 2017) des Sharks de San Jose, obtenu dans l’échange qui a envoyé Erik Karlsson dans le nord de la Californie, s’impose comme le Sénateur qui pourrait passer le plus proche de ce titre depuis que Daniel Alfredsson l’a remporté en 1995-1996.

«Il a fait tout un travail cette saison, a réitéré son entraîneur-chef D.J. Smith lundi soir après l’avoir vu compter le but gagnant en plus d’obtenir une passe dans un gain de 4-2 à Calgary. Il est capable de jouer contre les meilleurs trios adverses et d’apporter de l’offensive comme il le fait, en plus d’être très bon sur le jeu de puissance. Il connaît une année phénoménale et il est un très bon joueur qui va être bon pour cette franchise pendant longtemps.»

Son ailier gauche Brady Tkachuk, qui forme un trio U-22 avec lui et Drake Batherson, ne tarit pas d’éloges envers son ami de longue date, qu’il a connu au sein du programme de développement américain (U-17 et U-18) avant qu’ils aillent chacun à l’université brièvement (Tkachuk à Boston, Norris au Michigan).

«Il a le meilleur lancer que j’ai jamais vu de ma vie, honnêtement. Il va compter beaucoup de buts, il s’agit juste de lui donner la rondelle alors que présentement, il est ‘en feu’, il lance des fusées. C’est plaisant de le voir aller, son lancer est pesant et surprenant en même temps», a-t-il mentionné lundi soir. Il a ajouté, en parlant de Norris et de Shane Pinto, qui vient d’arriver de l’Université du North Dakota, «ils sont des joueurs incroyables et ce qui est fantastique avec eux, c’est qu’ils sont bons sur les 200 pieds (de la patinoire), pas juste en offensive. En regardant vers l’avenir, ça va être beaucoup de plaisir en perspective de faire partie de ça.»

Sortir de la cave
Avec leurs deux dernières victoires contre Montréal et Calgary, les Sénateurs se sont approchés à un point des Canucks de Vancouver (avant leur match de mardi contre Toronto) et à cinq des Flames, ce qui fait qu’une bonne fin de campagne pourrait leur permettre de sortir de la cave de la division canadienne.

«Ce serait bien de sortir de là, mais on ne regarde pas le classement, a commenté Josh Norris à ce sujet tard lundi. On prend ça match par match et je pense qu’au cours des deux derniers matches, on a vraiment vu notre équipe grandir et être capable de sortir en troisième période pour offrir des efforts solides, contre des équipes luttant pour une place en séries. Ce ne sont pas des matches faciles et c’est vraiment bon pour nous, les jeunes, et pour toute l’équipe en général de grandir ensemble, de passer à travers ces épreuves ensemble. C’est vraiment plaisant présentement.»

Entre les lignes
Les Sénateurs ont profité d’une journée de congé d’entraînement à leur arrivée à Vancouver, où ils affronteront les Canucks jeudi et samedi, avant que ces derniers ne s’amènent à Ottawa la semaine prochaine (lundi et mercredi)... Le club-école de Belleville est de retour à Ottawa et il recevra la visite du Rocket de Laval mercredi tel qu’il était prévu à son horaire, qui a été modifié par la Ligue américaine mardi pour ajouter deux autres duels contre le club de Joël Bouchard vendredi et samedi. Les matches prévus contre les Marlies de Toronto à ces dates ont été reportés en raison de la crainte d’une éclosion de COVID-19 de leur côté... L’entraîneur des petits Senators Troy Mann a indiqué en entrevue avec TSN 1200 mardi que le centre Logan Brown n’a pas vu ses problèmes de dos revenir après avoir joué un premier match en six semaines samedi dernier à Calgary. «Il nous reste 12 matches à jouer et je lui ai dit de les utiliser pour retrouver son jeu et recommencer à avoir du plaisir. Il n’avait joué que cinq parties lors des 15 ou 16 mois précédents, ce qui est très peu. Il y a eu un niveau de frustration pour Logan, mais il ne peut contrôler que son jeu et son éthique de travail», a-t-il indiqué