Le centre Josh Norris a été acquis dans l'échange qui a envoyé Erik Karlsson aux Sharks de San Jose.

Josh Norris n'est pas encore prêt pour les contacts

Les partisans des Sénateurs qui se sont rendus au Complexe récréatif de Kanata jeudi soir avec l’espoir d’épier les faits et gestes d’une pièce maîtresse de l’échange d’Erik Karlsson auront été déçus.

Le centre Josh Norris l’était aussi un peu, il aurait bien aimé participer à ce match, mais il comprend l’organisation de ne pas vouloir prendre de chance alors qu’il se remet d’une opération à une épaule.

« Je devrais être prêt à encaisser des mises en échec dans environ un mois, a-t-il indiqué après l’entraînement matinal précédent le match intra-équipe. C’est arrivé lors de notre troisième match du Championnat mondial junior (à Vancouver), mon épaule est “débarquée”, puis elle est revenue en place. J’ai joué le reste du tournoi, mais elle a “débarqué” à nouveau en finale (revers contre la Finlande) et je savais alors que j’aurais besoin d’une opération. »

Le jeune homme de 20 ans a donc raté le reste de la saison de ses Wolverines de l’Université du Michigan, où il avait récolté 10 buts et 19 points en 17 parties avant de se rapporter à la formation américaine. Au CMJ 2019, il a quand même amassé trois buts et trois passes en sept parties, malgré sa blessure.

Principal espoir obtenu contre Karlsson avec Rudolfs Balcers, Norris confiait qu’il ne ressent pas trop de pression d’avoir été impliqué dans un échange aussi important, qui a rapporté sept actifs aux Sénateurs. « Il y a beaucoup de bruit externe, mais je ne porte pas trop attention à ça. J’essaie de contrôler ce que je peux contrôler et être moi-même, c’est tout ce que je peux faire. Pour l’instant, l’important est de revenir en pleine santé, avoir une épaule qui est à 100 % », a-t-il dit.

Bon ami de Brady Tkachuk, il a laissé entendre que ce dernier n’a pas cherché à le convaincre de faire le saut chez les pros ce printemps, malgré sa blessure. « Je me sentais prêt avant d’être blessé, et j’ai beaucoup de monde qui me dit que mon épaule va être correcte pour la saison prochaine... Brady m’appuyait, il ne m’a pas dit quoi faire. Il m’a juste parlé de son expérience avec Ottawa, qui a été excellente la saison dernière. Il m’a donné tous les conseils dont j’avais besoin », a dit l’Américain qui avait été un choix de première ronde, 19e au total, par les Sharks de San Jose en 2017.