Marty Johnston a quitté la sécurité d’un poste à la barre des Ravens de l’université Carleton il y a deux ans afin de tenter sa chance comme entraîneur adjoint avec le Moose du Manitoba, dans la Ligue américaine.

Johnston dans la jungle avec le Moose

WINNIPEG — L’hiver est aussi dur dans la capitale du Manitoba que dans la capitale nationale, sinon plus alors qu’il y a autant de neige et qu’il y fait un froid sibérien de ce temps-ci.

Marty Johnston ne s’en plaint pas cependant, alors que c’est à Winnipeg qu’il commence à faire son chemin dans la jungle du hockey professionnel.

L’ancien des Olympiques de Hull a quitté la sécurité d’un poste à la barre des Ravens de l’université Carleton il y a deux ans afin de tenter sa chance comme entraîneur adjoint avec le Moose du Manitoba, de la Ligue américaine de hockey. Il adore son expérience en travaillant sous les ordres de l’ancien entraîneur de la LHJMQ Pascal Vincent, qui a été nommé l’entraîneur de l’année dans la LAH la saison dernière.

«J’adore ça ici, a-t-il confié au Droit quelques heures avant le match de son club contre les Wolves de Chicago vendredi soir au Bell MTS Place. Quand je suis arrivé, c’était un peu intimidant de travailler avec Pascal, qui arrivait de la LNH. Mais il est un entraîneur qui délègue beaucoup et te demande ton opinion. Je m’occupe du jeu de puissance et de repérer les tendances de nos adversaires sur vidéo, entre autres. J’ai une bonne relation avec Pascal et Éric Dubois (l’autre assistant-entraîneur), on travaille bien ensemble.»

Le Moose avait un des bons clubs de la LAH à sa première campagne, l’an dernier, finissant au troisième rang dans l’association de l’Ouest. C’est plus difficile cette saison alors que le club avait une fiche de 23-21-3-2 avant son match contre Chicago, ce qui n’était bon que pour le huitième et dernier rang dans la division Centrale, et le 11e dans l’association Ouest alors que seuls les huit premiers participeront aux séries. Ils ne sont qu’à trois points de ce huitième rang, cependant.

«Notre club est pas mal différent de celui de l’an dernier. Nous avions plusieurs espoirs de premiers plans l’an dernier, mais ils ont gradué avec les Jets pour la plupart. Notre premier trio cette saison est l’ancien quatrième trio des Jets, et nous avons d’autres gars qui se sont greffés à eux. Le défi est pas mal différent, mais j’aime ça», note-t-il.

Âgé de 40 ans, l’homme de hockey originaire de Gloucester a déménagé toute sa petite famille à Winnipeg quand il a quitté les Ravens à l’été 2017, après 10 ans derrière leur banc, les trois premières comme adjoint et les sept dernières comme entraîneur-chef.

«Nous avons été très bien accueillis, les gens sont super gentils ici. Mes enfants (son fils Murphy et sa fille Abigail) ont continué à aller à l’école en immersion française, ce qui était important pour nous. Mon épouse (Roxane) s’est trouvé un emploi également», relate-t-il. Son fils joue évidemment au hockey, au niveau atome mineur. «Il a neuf ans, c’est une grosse année pour lui, il ne lui reste que sept ans avant son année de repêchage junior», blague celui qui a gagné une coupe Memorial avec les Olympiques en 1997.

Avec le Moose, un club qui joue dans le même amphithéâtre que les Jets (le Bell MTS Place), il a l’occasion de diriger un ancien joueur des Olympiques, l’attaquant Émile Poirier, ancien choix de première ronde des Flames de Calgary. Celui-ci n’a cependant joué que 22 matches jusqu’à maintenant, récoltant 3 buts et 8 points avant d’être blessé au bas du corps à la mi-décembre.

«Il devrait revenir au jeu dans une semaine ou deux. Il a bien fait pour se tailler un poste au sein de notre club alors qu’il s’était présenté au camp sans contrat, seulement avec un essai professionnel. C’est un gars qui avait besoin d’un nouveau départ après trois ans (avec Stockton, club-école des Flames) et il est encore assez jeune (24 ans) pour mériter une autre chance», a raconté Johnston.

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LES SÉNATEURS EN BREF

Voyage sans Borowiecki

Le d.g. Pierre Dorion s’est adressé brièvement aux médias qui suivent l’équipe vendredi, pas pour donner des nouvelles sur ses négociations de contrat, mais plutôt pour faire une mise à jour concernant la blessure de Mark Borowiecki.

« Borowiecki a une contusion à l’os du pied gauche et il ne reviendra pas pendant ce voyage. On espère qu’il pourra jouer contre Columbus ou Calgary au retour du club à Ottawa (la semaine prochaine) », a-t-il indiqué.

« Perdre “Boro”, ça fait mal. Nous sommes tellement jeunes à la défense, un vétéran comme lui fait une grosse différence. Il a été un gros facteur dans les matches que nous avons gagnés. C’est une grosse perte pour nous, on l’a vu dans le match de jeudi. On est correct pour un bout de temps, puis on ne l’est pas », a dit Guy Boucher.

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Nilsson contre les Jets

Le gardien Anders Nilsson va obtenir un cinquième départ de suite contre Winnipeg alors que Craig Anderson aurait encore la vue un peu embrouillée selon Dorion. Il a cependant participé à toute la pratique des siens vendredi et il pourrait agir comme substitut pour cette rencontre de préférence à la recrue Filip Gustavsson.

« On va voir demain comment il va se sentir, mais on ne prendra pas de chance. S’il n’est pas complètement rétabli, “Gus” va être le substitut », a indiqué Guy Boucher.

Ce dernier jonglait avec la possibilité d’utiliser l’attaquant Darren Archibald comme 12e attaquant plutôt que Cody Goloubef comme 7e défenseur.

« Ils (les Jets) ont un gros club et ils vont être prêts pour nous après notre victoire contre eux (samedi dernier) », a-t-il noté.

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Entre les lignes

L’attaquant recrue Rudolfs Balcers a impressionné Boucher en ne montrant aucun signe de crainte après s’être fait plaquer très solidement par le défenseur des Wings Niklas Kronwall jeudi.

« Il est un tough. J’aime beaucoup de choses de lui, mais une d’entre elles est qu’il n’a pas peur même s’il n’est pas un gros gars. Il est premier sur la rondelle. Il se fait frapper, se relève. Le reste de ses présences, il a joué avec autant d’ardeur qu’avant (le coup de Kronwall). Tu lui demandes s’il est “OK”, il répond “Yep”. Il ne dit pas grand-chose », a dit Boucher.

Les Jets ont vu une séquence de neuf matches sans défaite en temps réglementaire à domicile (8-0-1) prendre fin jeudi quand ils se sont inclinés 4-1 face à l’Avalanche du Colorado. Ils ont quatre revers à leurs six dernières sorties.