Jason Spezza tente de se défaire de Martin St. Louis, lors du plus récent match entre les Sénateurs et le Lightning de Tampa Bay.

Jason Spezza admet connaître son lot de frustrations

La semaine qui vient de débuter sera la semaine la plus importante de la saison 2013-14 des Sénateurs d'Ottawa. C'est le nouveau capitaine Jason Spezza qui le dit.
L'équipe a trois matches au programme. Elle affrontera d'abord les Blue Jackets à Columbus ce soir. Elle reviendra très brièvement à la maison pour accueillir le Lightning de Tampa Bay jeudi. Elle se rendra ensuite à Toronto pour un autre face à face avec les Maple Leafs, samedi.
«Le match de mardi sera le plus important de la saison. Ensuite, le match de jeudi sera le plus important. Puis, le match de samedi sera le plus important», affirme-t-il.
Il est parfaitement sérieux.
«Il ne nous reste plus beaucoup de hockey à jouer d'ici la pause olympique. Il faut à tout prix terminer cette portion de notre saison sur une note positive.»
L'idée, c'est surtout de ne pas passer la pause à se ronger les sangs, à se poser les mêmes questions sur les choses qui ne vont pas très bien.
Finir en beauté
On peut donc déduire que ce qui est bon pour les Sénateurs en général est bon pour Spezza en particulier.
Avec 35 points en 47 rencontres, il occupe le cinquième rang du classement des meilleurs marqueurs de son équipe.
Il a récupéré son poste dans la formation débutante il y a environ trois semaines après avoir soigné une légère blessure. Il a participé à huit parties, depuis. Il présente un différentiel de moins sept.
«Je connais une saison frustrante... Mais il n'est pas question pour moi de lancer la serviette», tranche-t-il.
«Je vais vous dire pourquoi j'ai réussi à me maintenir dans l'élite de la LNH pendant toutes ces années. Je suis très dur envers moi-même. Il serait facile pour moi de mettre une croix sur cette saison en me disant que je ferai mieux l'an prochain. Ce n'est pas mon genre. La saison est loin d'être terminée. J'ai l'intention de finir en beauté. J'ai confiance en mes habiletés naturelles et je joue au hockey depuis très longtemps. Je sais que si on me place dans une bonne situation, je pourrai connaître du succès.»
Spezza avec Ryan?
La bonne situation dont parle Spezza passe peut-être par de meilleurs partenaires de trio.
Hier matin, le centre numéro un des Sénateurs patinait entre Colin Greening et Erik Condra. Paul MacLean a renvoyé Mika Zibanejad à sa position naturelle, au centre du trio numéro trois. Têtu, l'entraîneur-chef refuse de toucher au trio de Kyle Turris, Clarke MacArthur et Bobby Ryan.
MacLean ignore complètement le fait qu'un des trois membres de son trio le plus productif traverse une très mauvaise séquence.
Ryan, le marqueur naturel, a fait mouche une seule fois à ses 11 dernières rencontres.
«Mes deux partenaires de jeu ont connu tellement de succès dernièrement... Certains soirs, je suis couvert par deux joueurs adverses. Ça leur donne un peu plus d'espace sur la glace. C'est tant mieux», dit l'ailier américain qui a marqué deux buts dans les quatre parties où il a évolué avec Spezza au tout début de la saison.
Il ne veut surtout pas se plaindre de son sort. «Ça ne me dérange pas de terminer une soirée avec zéro point si mon équipe récolte deux points au classement.»