L'acquisition de Ron Hainsey (65) à la date limite des transactions a donné un fier coup de main à la brigade défensive des Penguins en l'absence de leur vedette Kristopher Letang.

Jacques Martin, l'architecte discret

Jacques Martin a quitté les Sénateurs en avril 2004. Ça fait 13 ans. Le temps a fait son oeuvre. L'entraîneur franco-ontarien n'est pas si fébrile à quelques heures du début de la finale de l'Est.
«Je suis originaire de la région d'Ottawa. Mes racines seront toujours là. Sinon... Le seul joueur qui reste de mes années avec les Sénateurs, c'est Chris Neil», s'exclame-t-il, au bout du fil.
«J'ai d'autres amis dans l'organisation. Je pense notamment à Randy Lee ainsi qu'à Daniel Alfredsson. Je connais Guy Boucher parce que nous avons travaillé ensemble au sein de l'organisation du Canadien. Craig Anderson était un de nos gardiens chez les Panthers de la Floride. Pierre Groulx [entraîneur des gardiens] est un ami», énumère Martin. «Sinon, tout ce que je sais, c'est que les Sénateurs forment une bonne équipe. Notre prochaine série ne sera pas facile.»
Letang est irremplaçable
Martin est un homme occupé. Dans un rôle d'adjoint, il demeure un architecte discret, mais prépondérant des succès des Penguins. Son premier rôle consiste à s'occuper de la brigade défensive. Il doit donc composer sans une pièce très importante du casse-tête. Le quart-arrière Kristopher Letang n'a pas joué en séries. Comme si ce n'était pas suffisant, un autre pilier, Trevor Daley, vient d'être envoyé à l'infirmerie.
Ça n'a pas empêché les Penguins d'éliminer, coup sur coup, deux des puissances de la section Métropolitaine. «D'abord, il faut comprendre que personne ne peut remplacer Kristopher Letang», explique Martin. «On parle quand même d'un joueur qui passait entre 29 et 30 minutes par match sur la patinoire, à pareille date l'an dernier.»
Alors, on s'y prend comment? «On fonctionne par comité. À peu près tous nos défenseurs ont obtenu un temps de glace similaire, depuis le début des séries. Ils passent tous une vingtaine de minutes par partie sur la glace. On compte beaucoup sur nos attaquants pour nous appuyer. Surtout, on essaie de passer le plus temps possible en zone adverse.»
Certains joueurs ont, bien entendu, réussi à se distinguer. À Pittsburgh, la révélation de l'année se nomme Justin Schultz. Cet ancien espoir de premier plan a été largué par les Oilers d'Edmonton, au terme de quatre saisons un peu décevantes en Alberta. À Pittsburgh, il a trouvé son élan. Il a inscrit 51 points en 78 parties.
«Il a compris bien des choses dans la dernière année. Il est devenu bien plus efficace et agressif dans son territoire. Je parle de Schultz, qui est devenu notre quart-arrière, mais notre directeur général Jim Rutherford a conclu une très bonne transaction à la date limite. Il est allé nous chercher un très bon vétéran en Ron Hainsey. Lui aussi, il nous aide beaucoup.»
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Burrows lance une petite pointe à Fleury
Alexandre Burrows s'est permis de dire, vendredi, que Marc-André Fleury jouait au-dessus de sa tête présentement.
Alexandre Burrows pense que les Sénateurs sont les négligés des parieurs en finale de l'Est, mais en le concédant, il a lancé une petite pointe au gardien Marc-André Fleury, vendredi
«C'est sûr que oui, nous sommes négligés pour une troisième fois [après Boston et New York]. Là, ce sont les champions en titre de la Coupe Stanley. Ils ont le meilleur joueur de la Ligue nationale des 10 dernières années [Sidney Crosby], le meilleur Russe de l'histoire avec Malkin et Marc-André Fleury, qui a gagné une Coupe Stanley et qui joue au-dessus de sa tête présentement. Ils ont plusieurs éléments clés, c'est normal qu'on soit les négligés à ce temps-ci de l'année», a lancé l'attaquant québécois, vendredi.
Fleury a repris son poste de gardien partant quand Matt Murray s'est blessé au bas du corps pendant la période de réchauffement du premier match de la série de première ronde contre Columbus. Et il semble bien qu'il conservera le poste même si ce dernier a agi comme adjoint lors du septième match contre les Capitals. «Je le connais personnellement, je sais que c'est un excellent gardien de but et je n'ai jamais eu de doute en ses habiletés. Je suis un peu content pour lui qu'il ait pu reprendre le filet et avoir du succès», a ajouté Burrows pour tempérer un peu ses propos.  Marc Brassard