Erik Karlsson a freiné une séquence de 10 parties sans point jeudi dernier, à Los Angeles.

Il y a du changement dans l’air

C’est inévitable à moins que le vent ne tourne rapidement, des changements s’en viennent chez les Sénateurs.

Occupant le 28e rang du classement général de la LNH, sept mois après leur participation à une finale de l’Est où ils ont poussé les éventuels champions de la coupe Stanley, les Penguins de Pittsburgh, jusqu’en deuxième prolongation d’un septième match, ils pourraient être obligés de penser à leur avenir à long terme bien avant la date limite des échanges du 26 février prochain.

L’informateur de Sportsnet Elliott Friedman a d’ailleurs déjà avancé samedi soir, après la défaite de 5-0 à San Jose, que le DG Pierre Dorion a demandé à ses vétérans qui détiennent des clauses de non-échange partielles de soumettre leurs listes d’équipes auxquelles il ne pourrait pas les échanger. Même le capitaine Erik Karlsson, qui dispose de cette clause, aurait été invité à dresser une telle liste, à peine quelques jours après qu’il ait laissé entendre qu’il avait l’intention d’obtenir le plein salaire qu’il mérite pour son prochain contrat. Il pourrait commencer à négocier une prolongation de contrat avec Ottawa le 1er juillet prochain, un an avant de potentiellement devenir un joueur autonome sans compensation très convoité.

« Les changements doivent venir des gars dans le vestiaire. Nous devons changer notre façon de se préparer ou changer notre façon de jouer et nous engager envers une stratégie. Présentement, on dirait qu’on joue du hockey de ruelle », a dit un attaquant Mark Stone très émotif quand il s’est présenté devant les journalistes après un deuxième match de suite où il a présenté un différentiel de moins-3.

Le moral des joueurs est évidemment à son plus bas, mais Bobby Ryan pense que le groupe se tient encore très bien.

« Il y a quelque chose qui soude cette équipe, ça remonte à l’an passé. Nous aimons tellement être ensemble. Lors de notre prochaine pratique (lundi à Buffalo), on va avoir flushé ce match (à San Jose) et on va se remettre au travail. Cette équipe aime toujours se retrouver à l’aréna, une attitude qui est parfois oubliée quand il y a autant de frustration. Cette équipe est tissée serré, on veut que ça se poursuive, on ne veut pas qu’il y ait de break-up. On n’est pas rendu là, mais en même temps, on ne contrôle pas ça », a souligné l’attaquant Bobby Ryan, plus haut salarié du club à 7,25 M$ par saison jusqu’en 2021-2022, et détenteur d’une de ces clauses de non-échange limitées de 10 équipes.

Outre Karlsson et Ryan, les autres joueurs de l’équipe qui ont de telles clauses sont Dion Phaneuf (liste de 12 clubs), Johnny Oduya, Derick Brassard, Mike Hoffman, Alexandre Burrows et Nate Thompson. Les gardiens Craig Anderson et Mike Condon n’en détiennent pas, pour leur part.

Karlsson, qui a freiné une séquence de 10 parties sans point jeudi dernier à Los Angeles, aimerait juste voir son club retrouver son erre d’aller pour que les questions d’échanges et de contrats ne prennent pas le dessus sur le hockey.

« J’ai joué sur de bonnes et de mauvaises équipes depuis que je suis ici, certains jeunes dans l’équipe n’ont pas vécu ça. C’est un processus d’apprentissage et peu importe ce qui va arriver, on va en sortir grandis... Il faut juste trouver un moyen de briser ce cycle, ce qui est plus facile à dire qu’à faire », a dit le capitaine Erik Karlsson.

LES SÉNATEURS EN BREF

Les Sénateurs atterrissent dans la tempête à Buffalo

Les Sénateurs sont débarqués à Buffalo sans problème en fin d’après-midi dimanche, même si une tempête de neige s’est abattue sur le New Era Field, le domicile des Bills, de la NFL. 

Ils ont certes eu un choc au système après avoir passé une semaine sous le soleil de la Californie, mais c’est probablement une bonne chose alors qu’ils doivent se préparer à braver les éléments samedi lors de la Classique 100 qui les opposera au Canadien de Montréal, en plein air à la Place TD du parc Lansdowne. 

Les prévisions météorologiques pour ce 16 décembre laissent croire que le match pourrait être disputé dans de bonnes conditions, alors que selon Météomédia, il devrait faire faire -5 degrés Celsius et qu’il y a 40 % de probabilité de précipitations (1 à 3 cm de neige). 

Burrows à l’amende

L’attaquant des Sénateurs Alexandre Burrows s’est vu imposer une amende de 5000 $, le maximum alloué par la convention collective, par le préfet de discipline de la LNH George Parros dimanche pour avoir rudoyé le défenseur des Sharks Dylan Demelo en fin de rencontre samedi, ce dernier quittant le match avec une blessure. 

Burrows a écopé d’une majeure pour s’être battu et d’une inconduite de partie, illustrant bien la frustration ressentie par son club lors de cette partie. 

« Je pense qu’Alex a juste fait un jeu qui arrive 15 fois par match, il ne voulait pas entrer en contact de la façon qu’il l’a fait, il voulait juste le frapper avant de sortir de la patinoire. C’était une punition, tout simplement, et le scrum qui a suivi a laissé paraître que c’était pire que c’était vraiment », a commenté Bobby Ryan à ce sujet.