L’ancien capitaine des Olympiques, Hubert Labrie, a signé un contrat d’un an avec le club-école des Sénateurs.

Hubert Labrie chez les Sénateurs

Ancien capitaine des Olympiques de Gatineau, Hubert Labrie reviendra dans la région, en quelque sorte, la saison prochaine après avoir signé un contrat d’un an avec le club-école des Sénateurs d’Ottawa.

Champion de la coupe du Président en 2008 et finaliste en 2011, Labrie aura 28 ans vendredi. Pour la première fois de sa carrière, il a songé à la retraite après sa dernière saison à Syracuse où il avait retrouvé l’entraîneur-chef Benoît Groulx. Un appel téléphonique l’a toutefois convaincu de poursuivre sa carrière professionnelle dans une huitième organisation en neuf saisons.


« Chaque début de saison, les jeunes me tassent, puis je finis par rentrer dans l’alignement pour y rester. Ça devrait être la même chose à Belleville. »
Hubert Labrie

« Ça commence à m’en faire gros, des gilets de hockey ! J’ai pensé à tout arrêter cet été. J’ai regardé du côté de l’Europe, mais les offres n’étaient pas très attirantes. Je n’avais pas le goût de tout recommencer à zéro dans une autre organisation, puis le téléphone a sonné. Les Sénateurs étaient intéressés. C’était Troy Mann qui voulait m’avoir. Il m’a déjà coaché deux ans à Hershey. Les choses se sont bien passées avec lui. Je n’avais pas l’impression d’avoir à tout recommencer. C’est pour ça que je me retrouve dans l’organisation des Sénateurs. C’est aussi mon meilleur contrat de la Ligue américaine en carrière », a raconté le défenseur au Droit.

Hubert Labrie sera donc invité au camp principal des Sénateurs en septembre prochain. Jamais repêché dans la LNH, il avait toutefois signé un contrat de la LNH avec les Stars de Dallas à l’époque où il était encore avec les Olympiques. Dans la Ligue américaine, il a roulé sa bosse au Texas (où il a gagné la coupe Calder), puis à Springfield, San Antonio, Chicago, Hershey, Hartford et Syracuse. L’an prochain, il reviendra au Canada pour jouer à Belleville. Partout, il a dû vivre un éternel recommencement avec des contrats à sens unique d’une durée d’une seule saison.

« C’est dur de signer un contrat de deux ans quand tu n’as pas été repêché et que tu n’es pas un joueur avec de grosses statistiques. J’occupe quand même un rôle essentiel dans un club de hockey. »

Dans l’organisation des Sénateurs, ses attentes sont réalistes. « Je ne suis jamais passé près d’être rappelé dans la LNH. J’ai toujours eu des contrats à sens unique de la Ligue américaine. Les jeunes espoirs des organisations passent toujours devant moi. C’est normal. Chaque début de saison, les jeunes me tassent, puis je finis par rentrer dans l’alignement pour y rester. Ça devrait être la même chose à Belleville. Troy m’a déjà dit que les jeunes joueraient beaucoup au début, mais il me connaît. Il pense que je vais arriver à faire ma place dans l’alignement régulier. »

Le statut de vétéran d’Hubert Labrie vient aussi ajouter à ses difficultés de signer des contrats de la Ligue américaine. Chaque match, une équipe peut « habiller » un maximum de six vétérans avec 320 matches ou plus d’expérience. Labrie est rendu à 411 matches en carrière. Il occupe donc un poste important généralement attribué à un joueur offensif ou à un gros nom.

« Je suis fier du chemin que j’ai parcouru. Il y a peu de joueurs non repêchés qui jouent autant de matches dans la Ligue américaine. J’arrive dans une nouvelle organisation, mais je ne m’en vais pas vers l’inconnu avec Troy Mann. Il s’attend à ce que je guide les jeunes et c’est ce que je vais faire. »

Capitaine des Olympiques un jour, capitaine toujours. Avant de terminer la conversation avec Le Droit, il a mentionné le nom de Vitalii Abramov, l’ex-Olympique devenu un espoir des Sénateurs. Les deux joueurs pourront ainsi partager leurs meilleures histoires de Benoît Groulx. Ça devrait les tenir occupés pendant un bout.