Marian Hossa

Hossa content pour Alfie

CHICAGO - Marian Hossa se dirige probablement vers le Temple de la renommée à la fin de sa carrière, mais comme il a changé d'équipe trop souvent, il ne verra probablement pas son numéro 18 être retiré de la circulation et placé dans les hauteurs d'un amphithéâtre de la LNH.
L'attaquant de 37 ans des Blackhawks, champion de la coupe Stanley trois fois avec eux, n'envie quand même pas trop son ancien capitaine avec les Sénateurs, Daniel Alfredsson, qui sera honoré de cette façon par les Sénateurs la semaine prochaine. Il est juste content pour celui qui a été son premier mentor quand il s'est amené avec l'équipe en 1997.
« Quand je suis arrivé, il était un de ces coéquipiers qui était toujours prêt à t'aider si tu en avais besoin. J'ai appris beaucoup de lui juste à regarder l'éthique de travail qu'il avait sur la glace. Quand j'étais jeune, je l'admirais parce qu'il travaillait toujours fort, il marquait des buts et il faisait des jeux partout sur la patinoire, il était le fun à regarder aller. Il a eu une bonne influence sur moi, en plus d'être un excellent ami », a raconté le Slovaque qui avait été échangé aux Thrashers d'Atlanta contre Dany Heatley en 2005, et qui a aussi joué une saison chacun avec Detroit et Pittsburgh avant de se joindre aux Hawks en 2009 comme agent libre.
Hossa, qui a marqué son 500e but en carrière au début de la présente saison et qui n'avait besoin que de trois passes pour atteindre le plateau des 600 avant d'affronter les Sénateurs, est devenu un joueur très complet tout comme Alfredsson, même s'il n'a jamais gagné un trophée Selke de meilleur attaquant défensif dans la LNH au fil de sa carrière. Les deux sont des ailiers droits, en plus.
« Si on me compare à Daniel, c'est un compliment, dit Hossa. Il était un des meilleurs joueurs de la ligue à l'époque où j'ai joué avec lui. Il demeurera un ami pour toujours. Il mérite cet honneur. C'est incroyable. Personne d'autre que lui ne pouvait avoir son numéro retiré en premier. Il a été là si longtemps. Le fait qu'il ait joué une saison à Detroit à la fin ne change rien, quand tu penses à Ottawa, tu penses à "Alfie", c'est pas mal simple. »
Hossa se souvient d'abord et avant tout d'un leader hors pair. « Quand les choses allaient mal, il n'hésitait pas à lever le ton. Quand il commençait à parler, il ne faisait pas juste crier, ses discours avaient toujours du sens et tout le monde l'écoutait », a-t-il indiqué.
Hossa joue avec un autre leader hors pair maintenant en Jonathan Toews. Le capitaine des Blackhawks est impressionné, lui, de voir Hossa connaître un excellent début de saison avec ses 16 buts, avant le match de mardi soir.
« Il demeure un joueur incroyable et un coéquipier encore plus spécial, c'est le fun de le voir jouer comme il le fait cette année. Il travaillait tout aussi fort l'an passé, mais la rondelle ne rentrait pas aussi souvent pour lui », notait le Franco-Manitobain.
Hossa, qui joue avec des jeunes moins connus en Vince Hinostrova et Ryan Hartman sur le deuxième trio, ne sait pas trop à quoi attribuer ses succès de ce début de saison. 
« Il n'y a pas de secret. Je pense que ça a aidé d'avoir un long été pour relaxer et me préparer pour la saison suivante, au lieu de compresser l'entraînement après de longues séries. Je pense que je bénéficie de ça... Les jeunes avec qui je joue présentement ont beaucoup de potentiel, ils sont à leur meilleur chaque soir et c'est excellent avec eux », explique-t-il.
Hoffman avec Pageau
Mike Hoffman
Après avoir purgé sa suspension de deux parties pour avoir assené un double-échec à Logan Couture, des Sharks, Mike Hoffman a pu revenir au jeu mardi à Chicago, mais il n'a pas repris sa place à gauche de Derick Brassard et Mark Stone.
Guy Boucher l'a greffé au troisième trio, aux côtés de Jean-Gabriel Pageau et Tom Pyatt, laissant Zack Smith avec Brassard et Stone.
« Les gars ont bien joué lors des derniers matches et c'est bien de pouvoir revenir sur une bonne note... Je ne contrôle pas avec qui je joue, peu importe la ligne, je vais faire de mon mieux. Je ne peux que jouer à ma façon. Ce n'est pas un problème, les trios changent souvent. Ils (Smith, Brassard et Stone) ont eu un bon match à New York et je ne m'attendais pas à revenir sur cette ligne, pour être bien honnête. C'est comme ça pour l'instant. »
Dzingel devant les siens
Ryan Dzingel
Originaire de Wheaton, une banlieue de Chicago, Ryan Dzingel a grandi en étant un partisan des Blackhawks.
Disputer un premier match au United Center était donc un événement spécial pour lui.
« Je pense avoir entre 100 et 150 membres de ma famille et amis dans les gradins. C'est un match spécial pour mes grands-parents et plusieurs autres qui ne m'ont pas encore vu jouer. C'est un autre beau cadeau de Noël, j'avais eu mon premier rappel dans la LNH l'an passé avant Noël », a-t-il dit avant la rencontre. L'attaquant recrue s'est fait tirer la pipe par Bobby Ryan sur Twitter parce qu'il n'a pas invité toute l'équipe à souper lundi soir.
« J'habite à 45 minutes donc je ne pense pas que les gars auraient voulu venir chez moi. Mais la prochaine fois, je vais m'assurer d'inviter Bobby », a-t-il blagué.
Campbell heureux à Chicago
L'ancien défenseur des 67's Brian Campbell a signé un contrat d'un an pour 1 M$ l'été dernier pour revenir avec les Blackhawks de Chicago et il est content de sa décision, surtout avec ce qui s'est passé avec son ancien club, les Panthers, qui ont notamment congédié leur entraîneur Gerard Gallant.
« J'en ai arraché un peu lors des cinq premiers matches de la saison, mais je me sens à l'aise maintenant.... Je me sens un peu mal pour les gars en Floride, il y a eu tellement de changements là-bas, avec un club qui avait bien fait l'an passé. C'est frustrant un peu de voir de bonnes personnes quitter, incluant tout le personnel de soutien. Je suis content d'avoir pu prendre ma décision sans égard aux considérations financières », a-t-il confié.