Pierre Dorion a vanté les mérites du jeune Christian Jaros samedi dernier.

Honneur mérité pour Dorion

La nomination de Pierre Dorion comme finaliste au titre de directeur général de l'année dans la LNH a évidemment fait l'unanimité dans le vestiaire des Sénateurs.
Le Franco-Ontarien d'Orléans luttera avec David Poile, des Predators de Nashville, et Peter Chiarelli, des Oilers d'Edmonton, pour le trophée qui sera décerné lors de la remise des prix de la LNH, le 21 juin à Las Vegas.
Il mérite certes d'être en lice pour le titre après avoir succédé à Bryan Murray il y a un an et hérité d'un club qui avait raté les séries éliminatoires. Les Sénateurs se retrouvent maintenant en finale de l'Est après qu'il ait pesé sur plusieurs bons boutons avec l'embauche de Guy Boucher comme entraîneur-chef, et les échanges qui ont amené Derick Brassard, Mike Condon, Alexandre Burrows, Viktor Stalberg et Tommy Wingels, en plus d'avoir dû naviguer à travers la situation difficile des absences prolongées de Craig Anderson et Clarke MacArthur.
« Pierre, depuis qu'on travaille ensemble, ça a été génial. C'est un tandem très spécial parce qu'on est sur la même longueur d'onde, depuis le début. Il est exceptionnel pour repérer le talent et le répertorier... Comme entraîneur, on a tout le temps notre liste d'épicerie, on les veut tous, on veut les meilleurs. Mais c'est difficile à faire, sur 100 choses que tu voudrais avoir, il y a en une ou deux que tu vas obtenir, car c'est très dur de faire des échanges ou de signer des joueurs autonomes. Moi, ma liste d'épicerie, j'ai eu tout ce que je voulais, c'est rare que ça arrive. Ça a commencé cet été alors qu'on avait besoin d'un centre gaucher... Et comme d.g. sa première qualité est qu'il me laisse coacher », a relaté Boucher mercredi matin.
Ce centre gaucher était le Gatinois Derick Brassard, obtenu en retour notamment de Mika Zibanejad.
« C'est ma première saison ici et il est tout le temps pas mal dans l'entourage de l'équipe. La première chose avec lui est qu'il est une bonne personne, nous sommes tous contents pour lui, on va espérer qu'il remporte le trophée... Il connaît tous les joueurs à travers la ligue et il est un gars passionné. Il a vu le succès qu'on avait au début de l'année et il est allé chercher les Burrows, Stalberg et Condon, ce qui a fait la grosse différence avec Anderson absent pendant un bon bout. Le crédit revient tout à lui », estimait Brassard.
« Pierre a fait du travail fantastique pour s'assurer que tout le monde achète ce que les entraîneurs vendaient et soit sur la même page. Il est un homme intelligent qui est dans le hockey depuis longtemps, il est très bon avec les joueurs, comment composer avec chaque individu. C'est bien mérité, il est ici depuis plus longtemps que moi, il est une des raisons pour lesquelles je suis debout ici aujourd'hui », a dit le capitaine Erik Karlsson, un choix au repêchage de Dorion du temps où il était le dépisteur chef de l'équipe.
L'attaquant Bobby Ryan était d'accord avec son capitaine : « Je pense que c'est mérité. Il a été très actif, en commençant par aller chercher Derick (Brassard) dès le départ. Puis, tous les autres gars qu'il a importés, tous des gars de caractère qui connaissent le tabac et qui ont ajouté des éléments à notre vestiaire. Il n'a pas fait de fausses notes cette année, c'est certain », a-t-il indiqué.
MacArthur a parlé de son côté des relations humaines établies par Dorion, dans la même lignée que son prédécesseur Bryan Murray.
« C'est un gars qui est dans le vestiaire, il a des relations personnelles avec tous les joueurs. Ça peut mener loin. Les gars veulent encore plus être des compétiteurs quand ils sentent qu'ils sont appuyés par toute l'organisation comme ça. Il a fait de l'excellent travail », estime-t-il.
Condon, le gardien acquis des Penguins contre un choix de cinquième ronde quand Anderson a dû s'absenter et qu'Andrew Hammond s'est blessé, abondait dans le même sens.
« Pas seulement moi, mais Stallie, Burr et Tommy Wingels ont été de grosses additions pour nous. Il mérite certes d'être dans la conversation. Ce n'est pas juste une question d'ajouter les bons joueurs, mais aussi qu'ils soient prêts à rentrer dans le moule. Ça en dit beaucoup sur l'idéologie de l'organisation, qui est très forte ici », a-t-il noté.
Les Sénateurs en bref
Plates, les Sénateurs ?
La façon de jouer des Sénateurs fait l'objet de critiques non seulement à Pittsburgh, mais également à travers la planète LNH, alors qu'un chroniqueur pour le site internet Vice.com a notamment comparé leur système à « regarder de la peinture sécher ».
Des critiques dont les joueurs se balancent.
« On gagne présentement. Tant qu'on a du succès, ça ne nous dérange pas vraiment ce que le monde dit. On est une des quatre équipes qui essaient de remporter la coupe Stanley, donc peu importe leur opinion, on a une bonne équipe et on va essayer de donner un meilleur show ce soir, a lancé le Gatinois Derick Brassard. Une partie de notre succès cette année est que les gars ont mis leur ego de côté. Moi, je n'échangerais jamais être dans le top-4 de la ligue contre de meilleures statistiques. »
Entre les lignes
L'attaquant Viktor Stalberg est revenu au jeu pour le troisième match après avoir raté les deux premiers de la série contre les Penguins après avoir quitté le sixième match contre les Rangers au premier tiers. Il a remplacé Tommy Wingels dans l'alignement. « On va voir comment je vais me sentir en revenant à l'aréna... J'aurais bien aimé jouer malgré cette blessure, mais c'était impossible », a-t-il dit quelques heures avant le match...
Drôle de nouvelle en provenance de Pittsburgh : un couple de l'endroit, Nicole et Adam Hillman, a nommé leur poupon né dimanche Kessel en l'honneur de Phil Kessel. La mère a eu le lit numéro 81 et le nouveau-né est arrivé dans le monde à 6 h 53 lors de la fête des Mères, alors que Kessel a compté le but gagnant lundi à 6:55 de la fin du match.