Le gardien des Sénateurs, Marcus Högberg, a dû rentrer en Suède après la victoire des siens face aux Red Wings e Détroit samedi.

Högberg s’absente, Anderson en relève

Juste au moment où il était en voie de s’approprier du titre de gardien numéro un des Sénateurs d’Ottawa, Marcus Högberg devra le laisser vacant jusqu’à nouvel ordre pour des raisons hors de son contrôle.

Le cerbère recrue a dû rentrer en Suède après le gain de 4-3 en tirs de barrage contre Detroit samedi dernier et le club a rappelé son compatriote Filip Gustavsson de Belleville pour agir comme adjoint à Craig Anderson en son absence et alors que la convalescence d’Anders Nilsson d’une commotion cérébrale se poursuit.

« Marcus Högberg est allé à la maison pour des raisons familiales et nous en saurons plus bientôt », a fait savoir l’entraîneur-chef D.J. Smith lundi après l’entraînement de l’équipe et avant son départ pour Pittsburgh.

Smith ne dévoilait pas l’identité de son gardien partant la veille des matches depuis quelques semaines, mais il a fait exception en annonçant que « c’est le filet d’Andy pour l’instant ».

Gardien numéro un de l’équipe depuis son acquisition il y a neuf ans, Anderson a été un bon soldat cette saison, acceptant un rôle réduit sans rechigner, pas publiquement en tout cas. Il a connu de bons et de moins bons matches, compilant une fiche de 9-15-2 avec une moyenne de 3,21 et un taux d’efficacité de ,901.

Le DG Pierre Dorion a laissé entendre qu’Anderson n’avait manifesté aucun intérêt à aller finir la présente saison sous d’autres cieux, et il n’a donc pas cherché à l’échanger avant la date limite du 24 février à un club ayant besoin de renfort devant le filet, comme les Hurricanes de la Caroline.

Anderson a confirmé que c’était effectivement le cas lundi, à la veille d’un départ inattendu contre les Penguins.

« J’ai passé tellement d’années ici... Ma relation avec l’équipe et la communauté font que j’aime ça ici, il y a beaucoup de positif ici. Il n’y avait pas de désir de changer de navire, pour ainsi dire. Si quelque chose s’était matérialisé et qu’ils avaient voulu venir me voir, excellent. Mais je ne demandais rien, l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs, a-t-il indiqué. Je me suis retrouvé à un bon endroit ici et je veux savourer tous les derniers moments lors de nos 16 derniers matches. Quand la saison va prendre fin, on va traverser ce pont... Ça aurait été une journée triste si j’étais parti. Chris Phillips et Chris Neil sont passés par là aussi, et partir pour pourchasser (une coupe Stanley) n’est pas pour tout le monde. »

Le gardien de 38 ans prendra une décision à savoir s’il prendra sa retraite ou tentera d’obtenir un contrat pour agir comme adjoint à quelque part l’été prochain. « Je vais profiter du moment un peu plus vu que l’avenir est incertain. Lors des années passées, quand ça achève ou que ça se termine en séries, tu te dis toujours, “Il y a toujours l’an prochain”. Mais comme on m’a déjà dit il y a longtemps quand j’étais dans les mineures, à un moment donné, il n’y a plus d’an prochain. Je ne sais pas si ça va être cette année, l’année prochaine ou quoi. L’inconnu est parfois effrayant, mais pour moi, c’est juste de rester dans le moment présent », a-t-il souligné.

Anderson, qui écoule la dernière année d’un contrat lui rapportant 4,75 millions $, savait qu’il serait utilisé moins souvent cette saison alors que la transition vers Nilsson comme partant s’amorçait. La commotion de ce dernier a ensuite ouvert la porte à Högberg.

« Il (Anderson) a été un partant pour la majorité de sa carrière, mais il comprend où nous en sommes comme organisation, le processus de préparer les autres gars pour aller de l’avant alors qu’ils devront prendre les rênes pour les années à venir », a souligné Smith.

Anderson et Bobby Ryan, de même que le blessé Mark Borowiecki, sont les derniers liens au club finaliste de l’Est du printemps 2017 s’étant incliné en double prolongation lors d’un septième match à Pittsburgh, ce qu’il trouve « un peu fou, mais ce n’est pas le temps de réfléchir au passé », a-t-il ajouté.