Les Sénateurs ont amorcé le mois de janvier avec un revers de 2-1 en prolongation à Detroit mercredi. Ils attendent maintenant la visite des Sharks de San Jose.

Hoffman ne marque plus

À défaut de compter des buts à son rythme habituel, Mike Hoffman a réussi à se rendre utile d’une autre façon dans la défaite de 2-1 des Sénateurs d’Ottawa contre les Red Wings de Detroit mercredi.

Alors que son club cherchait à écouler sa 10e punition pour avoir eu trop de joueurs sur la glace de la saison, un sommet dans la LNH, les Wings ont écopé d’une punition à retardement et lorsqu’il a sauté sur la glace pour remplacer Tom Pyatt, un spécialiste du désavantage numérique, Hoffman a été un de ceux qui a particulièrement contrôlé la rondelle, au point où environ 100 secondes de la punition de deux minutes ont été écoulées, les deux clubs n’ayant qu’à jouer à quatre contre quatre pendant neuf secondes avant qu’Ottawa ne profite de son seul jeu de puissance du match.

Dans une saison de misère, c’est un rare fait saillant digne de mention pour la troupe de Guy Boucher, qui a joué de façon très intelligente sur cette séquence. « Je vais vous avouer bien franchement que je n’ai jamais vu ça de ma carrière, un club écouler autant de temps sur une punition à retardement pour obtenir un jeu de puissance presque complet. Les gars ont été brillants là-dessus », a dit l’entraîneur-chef jeudi, après la pratique des siens à son retour au Centre Canadian Tire.

Pour Hoffman, c’était une façon comme une autre de détourner l’attention de sa plus longue disette en carrière, lui qui n’a pas secoué les cordages lors de ses 14 derniers matches. Sa plus longue léthargie remontait auparavant à sa saison recrue en 2013-2014, elle qui s’était étendue sur 10 matches.

« C’était une situation un peu différente, un peu comme lorsque je jouais au hockey en patins à roulettes en grandissant. En contrôlant la rondelle comme on l’a fait sur la grandeur de la glace, ça nous a donné la chance d’écouler notre punition, c’est ce qu’on cherchait à faire. Je pense que la foule (au Little Caesars Arena) n’a pas trop apprécié », a confié Hoffman au Droit jeudi. « Je n’avais jamais fait quelque chose du genre au hockey sur glace, pas que je me souvienne en tout cas. Peut-être chez les juniors », a-t-il ajouté.

Lors de l’attaque à cinq subséquente, Hoffman a eu une bonne chance de mettre un terme à sa disette en faisant dévier un tir/passe, mais le gardien Jimmy Howard l’a frustré, comme il l’a été souvent depuis son dernier but qui remonte au 1er décembre dernier à Brooklyn.

Hoffman a obtenu 41 tirs au filet adverse depuis, sans parvenir à déjouer un seul gardien. Il n’a que 4 passes à sa fiche dans ces 14 matches, lui qui a besoin de deux points pour atteindre le plateau des 200 en carrière. « C’est certain que c’est frustrant quand tu es censé mettre la rondelle dans le filet et que ça n’arrive pas pour toi. Mais certaines choses arrivent au fil d’une saison qui ne sont pas toujours positives et il faut juste faire tout en son possible pour faire tourner le vent en ta faveur le plus vite possible », a noté le marqueur de plus de 25 buts lors des trois dernières campagnes, qui en a 9 à sa fiche jusqu’à maintenant (avec 15 passes).

Boucher a laissé entendre jeudi qu’il aimerait voir son franc tireur lancer plus souvent qu’il ne l’a fait récemment. « Les meilleurs compteurs dans la ligue marquent environ à chaque huit lancers, et si tu n’en obtiens que deux par match, ça va prendre plusieurs matches pour en compter un », a dit Boucher.

Pas d’appartement pour Chabot

Les Sénateurs ont rappelé le défenseur Thomas Chabot le 27 novembre dernier et selon les termes de la convention collective, ils avaient 28 jours après cette date pour lui indiquer s’il pouvait se trouver un appartement dans la capitale nationale. Ils avaient cependant l’option d’obtenir un sursis de 28 autres jours avant de prendre cette décision, option dont ils se sont prévalus, a confié Chabot jeudi. Celui qui a disputé 13 des 14 parties depuis son rappel ne peut donc pas encore trop prendre ses aises alors que Mark Borowiecki se rapproche d’un retour au jeu. Il n’est quand même pas pris pour rester à l’hôtel jusqu’à nouvel ordre, son coéquipier Derick Brassard l’ayant pris comme pensionnaire. «J’étais resté chez lui au début de l’année passée avant de retourner chez les juniors. Il habite seul et je pense qu’il aime ça avoir quelqu’un avec lui. Nous sommes pas mal pareils à part ça alors qu’on aime beaucoup regarder du hockey à la télévision», a raconté le jeune homme de 20 ans, soit 10 ans plus jeune que le centre gatinois.