Mike Hoffman affirme que peu importe sur quelle ligne il est appelé à jouer, il est satisfait.

Hoffman devra appeler Stéphane Quintal

Mike Hoffman risque d'avoir un peu moins d'argent à dépenser pour ses cadeaux de Noël.
L'attaquant des Sénateurs d'Ottawa aura une audience téléphonique avec le vice-président responsable de la discipline dans la LNH, Stéphane Quintal, vendredi matin afin de s'expliquer pour le double-échec assené à la tête de Logan Couture en troisième période du revers de 4-3 en fusillade contre les Sharks de San Jose mercredi soir. L'attaquant des Sharks n'est pas revenu au jeu par la suite.
Selon les termes de la convention collective, la suspension maximale qui peut être imposée lorsqu'un joueur comparaît par l'entremise d'un téléphone est cinq parties, alors qu'il doit se présenter en personne aux bureaux de la ligue à New York dans l'éventualité où le circuit Bettman considère imposer une sentence plus sévère.
Un joueur suspendu doit aussi payer une amende proportionnelle à son salaire, qui est de 3,8 millions $ cette saison dans le cas de Hoffman.
Ce dernier a accompagné ses coéquipiers lors de la visite annuelle de l'équipe au CHEO, mais il ne pouvait commenter son cas avant de parler à Quintal.
Il semble acquis que les Sénateurs devront se passer de ses services pour quelques parties à tout le moins, à commencer par le programme double du week-end contre les formations de la région new-yorkaise, les Devils du New Jersey s'amenant au Centre Canadian Tire samedi soir tandis qu'ils seront à Brooklyn dimanche pour affronter les Islanders de New York.
Hoffman est le troisième meilleur compteur de l'équipe avec ses 9 buts et 12 passes pour 21 points, et il a été particulièrement productif depuis qu'il est revenu d'une blessure à l'aine à la mi-novembre, ayant récolté 14 de ses points (dont 6 buts) à ses 12 dernières sorties.
« Je ne sais pas ce qui va arriver avec ça, mais les suspensions et les blessures, ça donne l'opportunité à d'autres joueurs de rentrer dans l'alignement et de faire le travail. Peu importe ce qui arrive avec Mike, il va falloir réagir en conséquence », a souligné son centre attitré des dernières semaines, le Gatinois Derick Brassard.
En l'absence de Hoffman et de Kyle Turris pour une bonne partie de la troisième période parce qu'il avait écopé de 17 minutes de punition pour avoir tenté de venger un coup de bâton de Marc-Édouard Vlasic à l'endroit d'Erik Karlsson, Brassard a été appelé à jouer sur la première unité de jeu de puissance qui a produit le but de Karlsson portant la marque à 3-2.
« Si mon nom est appelé, c'est certain que je vais essayer de saisir l'opportunité... C'est certain que j'aimerais aider l'équipe plus offensivement, mais c'est comme ça que ça va en ce moment », souligne Brassard, qui a 4 buts et 12 points à sa fiche après 30 parties.
« Si ça arrive (une suspension à Hoffman), il va falloir vivre avec. Ce sont des choses qui arrivent, des blessures et des circonstances du genre », a commenté Karlsson.
Ce dernier espère que la LNH révisera également le coup de Vlasic à son endroit. « Ce n'était pas un jeu acceptable au hockey, c'était intentionnel et j'ai été chanceux qu'il ne me frappe pas à un pire endroit. Je suis content d'être 'OK', mais c'est une situation qui ne devrait pas arriver », estime Karlsson.
« Mon opinion ne compte pas, la Ligue va s'en occuper. Mais il (Vlasic) savait ce qu'il faisait avec son bâton, c'était un jeu violent et il faut espérer que la ligue sévisse », soulignait pour sa part le défenseur Dion Phaneuf.
Vlasic s'est défendu après le match d'avoir intentionnellement cherché à darder Karlsson, disant qu'il ne savait pas que c'était lui. « J'essayais juste de récupérer mon bâton, qu'il tenait au lieu de chercher à reprendre le sien », a dit Vlasic à NHL.com.
Un but qui ne soulage pas trop Ryan
Avec l'absence probable de Mike Hoffman, les Sénateurs auraient grand besoin d'une hausse de production de leur plus haut salarié, Bobby Ryan.
Ça tombe bien, l'homme de 7 M $ a secoué une longue léthargie mercredi soir, marquant le premier but des siens contre les Sharks pour freiner à 16 sa série de parties sans but. Auteur de seulement quatre buts et six passes en 25 matches cette saison, il avait secoué les cordages pour la dernière fois le 30 octobre à Edmonton, et encore là, c'était dans un filet désert. Il faut remonter au quatrième match de la saison pour son dernier but contre un gardien, le 18 octobre contre les Coyotes de l'Arizona dans un gain de 7-4.
« Pour dire vrai, je n'y pensais pas trop. On gagnait et on jouait bien, j'ai joué blessé et je me suis promené dans l'alignement. Ces choses s'accumulent à la longue. Lors du match à Anaheim, j'ai commencé à mieux me sentir, à trouver les endroits où je peux obtenir de meilleures chances de marquer dans notre système. Je trouvais que le jeu allait à une vitesse plus lente, alors que lorsque tu en arraches, tu es un peu perdu. Je me suis senti encore plus à l'aise (contre les Sharks) et j'espère que ça va se poursuivre », a confié Ryan entre deux rencontres avec de jeunes patients au Centre hospitalier pour enfants de l'Est de l'Ontario.
L'ancien compteur de 30 buts quand il était avec les Ducks n'en est pas à sa première léthargie avec les Sénateurs. Quand il s'est fait demander la dernière fois où il a passé tout un mois sans marquer comme en novembre dernier, il a rétorqué : « Ça m'est arrivé chaque année depuis que je suis ici. J'ai une telle traversée du désert chaque année ici, on dirait. J'espère que c'est derrière moi parce que tu ne dors pas et tu ne manges pas quand ça arrive. Mais je n'étais pas déprimé cette année, je pensais que je contribuais d'autres façons et le coach (Guy Boucher) me disait qu'il était satisfait de mon jeu, même lors des 8 ou 10 parties où je ne pouvais pas lancer. »
Ryan a raté cinq matches en raison d'une sévère ecchymose à un doigt, une blessure qui n'est toujours pas guérie à 100 %, a-t-il laissé entendre.