Ryan Dzingel tente de se faire un peu de place devant le filet de Carey Price.

Harpur ne s’assoit pas sur ses lauriers

MONTRÉAL — Thomas Chabot n’a pas eu l’occasion de disputer un premier match de saison régulière contre le Canadien de Montréal mercredi soir, son entraîneur Guy Boucher préférant continuer à utiliser une autre recrue, Ben Harpur, dans un alignement conventionnel à six défenseurs.

Ce n’est certes que partie remise pour l’espoir québécois des Sénateurs qui a été laissé de côté pour un deuxième match consécutif, étant cédé à Belleville pour aller jouer un match à Toronto entre les deux, dimanche dernier.

Harpur disputait pour sa part une quatrième rencontre d’affilée alors que Boucher lui fait confiance pour remplacer Mark Borowiecki sur la troisième paire de défenseurs.

« C’est bon pour ma confiance, mais en même temps, je n’ai encore rien accompli. Il y a une forte compétition à la ligne bleue, à commencer par Chabot qui est ici et il y a aussi plusieurs bons jeunes défenseurs à Belleville. Je ne peux certainement pas m’asseoir là-dessus, je dois être à mon meilleur chaque jour », a commenté mercredi matin l’arrière-garde de 6’ 6’’ et 222 livres, qui est âgé de 22 ans.

« Les blessures m’ont donné une chance de percer l’alignement et évidemment, je prends confiance plus je joue régulièrement. Je pense que je m’améliore jour après jour », a-t-il ajouté.

Le choix de quatrième ronde des Sénateurs en 2013 avait commencé à faire sa place dans la brigade défensive quand il a été rappelé en fin de saison, disputant six parties à la fin d’une saison où il s’était imposé par son jeu physique avec le club-école de Binghamton, dans la Ligue américaine de hockey. Il avait aussi été solide lorsqu’appelé à jouer neuf parties en séries éliminatoires quand les Sénateurs ont atteint la finale de l’Est.

L’ancien du Storm de Guelph et des Colts de Barrie avait cependant fait moins bonne impression pendant le camp d’entraînement et il avait été cédé à Belleville pour amorcer la saison, même en l’absence d’Erik Karlsson pour cinq parties.

« J’étais là en séries en raison de blessures, ce n’est que la réalité. Même si j’ai un certain nombre de matches, j’ai dû faire un pas en arrière et réaliser que je n’en suis qu’à ma troisième saison chez les professionnels. Les gars à la défense ici ont joué beaucoup de matches. Je savais en arrivant au camp qu’avec sept contrats à sens unique, ce serait difficile de passer devant quelqu’un. Ce n’est pas arrivé et j’ai dû aller à Belleville, et je devais y aller avec une bonne attitude. Les blessures qui sont arrivées (à Borowiecki et Chris Wideman) m’ont permis de revenir jouer ici », a-t-il noté.

Boucher a dit récemment que la présence de Harpur dans l’alignement lui permet de réduire un peu les responsabilités défensives d’Erik Karlsson, qui en a arraché récemment comme en témoigne son différentiel de moins-9 lors de la séquence de six revers de suite que les Sénateurs ont tenté de freiner mercredi soir à Montréal.

« Harps est un gros bonhomme qui apporte un élément physique, mais vraiment, ce qu’il amène le plus, c’est qu’il est très intelligent avec la rondelle. Pour un grand gars comme lui, il n’y en a pas beaucoup comme ça dans la ligue. Ça nous donne la chance d’avoir une grande portée, une grande taille combinée à de la mobilité. Son calme avec la rondelle nous aide beaucoup et je pense que le plafond pour ce gars-là est très élevé. Il va devenir un défenseur pour contrer les meilleurs attaquants adverses, on tente de le former lentement pour ce rôle. On ne veut pas le suffoquer avec celui-ci, mais il méritait d’être avec nous au début de l’année sauf qu’il n’a pas eu un bon camp, il jouait un peu nerveusement. Depuis qu’on l’a rappelé, il a été excellent, c’est difficile de le retirer de l’alignement », a commenté Boucher.

Harpur n’avait pas de point à sa fiche en sept matches avant d’affronter le Tricolore, et il présentait un différentiel de moins-2.

« Je n’ai même pas encore joué 20 parties dans ma carrière (18 en fait), je ne peux certainement pas prendre mes aises », a ajouté Harpur.

LES SÉNATEURS EN BREF

Un cadeau pour Pageau

Le centre des Sénateurs Jean-Gabriel Pageau sait ce qu’il va mettre sur sa liste de cadeaux de Noël : le livre lancé mardi par son mentor Daniel Brière, intitulé Mister Playoffs, avec la collaboration du journaliste Martin Leclerc. « C’est certainement un livre que je vais m’acheter, ou que je vais demander pour Noël. C’est quelqu’un pour qui j’ai tellement de respect, qui m’a tellement aidé. C’est tellement un bon mentor, c’est certain que je vais aller voir ce qu’il y a dans son petit jardin secret, ou ce qu’il a dit dans son livre », a-t-il confié mercredi. Le bouquin a attiré l’attention à Montréal alors que le Gatinois ne s’est pas gêné pour parler de sa relation houleuse avec son ancien entraîneur Michel Therrien. « Ça ne me surprend pas, il a toujours été honnête dans ses propos, c’est un gars comme ça », a ajouté Pageau.

À la défense de Duchene

Alors que les médias montréalais ont profité du passage des Sénateurs pour discuter de leurs déboires depuis la transaction qui a amené Matt Duchene du Colorado, l’entraîneur-chef Guy Boucher s’est porté à sa défense. « Une vedette comme lui a beaucoup plus de pression qu’un joueur de troisième ou quatrième trio, a rappelé Guy Boucher. L’an passé, on a obtenu Burrows, [Viktor] Stalberg et [Tommy] Wingels. Ils se sont adaptés tout de suite. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas la même pression de produire. Duchene, par moments, c’était une clinique sur la glace. C’était incroyable. Mais il tire sur le poteau, manque le filet. Pour n’importe quel joueur, ça crée une pression de performer, d’avoir des résultats. Mais maintenant qu’il a marqué, ça enlève de la pression à lui et à l’équipe », a-t-il dit.

Entre les lignes

Pour faire suite à ce commentaire de Boucher, rappelons que Kyle Turris, passé aux Predators dans la transaction Duchene, a deux buts et cinq passes à sa fiche alors que son équipe a une fiche de 5-1-1 depuis son arrivée à Nashville... La campagne Movembre tire à sa fin et il est donc toujours temps de contribuer à la campagne du seul Sénateur qui y prend part, Dion Phaneuf. Celui-ci a amassé 1470 $ jusqu’à maintenant (avec une contribution majeure de sa conjointe Elisha Cuthbert). Pour encourager Phaneuf, qui porte fièrement une « fu manchu », il faut aller sur le site ca.movember.com et faire une recherche à son nom... Le président des Sénateurs Tom Anselmi a fait savoir par l’entremise de son compte Twitter que la programmation entourant la Classique hivernale sera dévoilée jeudi.