L'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa, Guy Boucher, a dressé le bilan de la dernière saison, lundi.

Guy Boucher prépare l'avenir

Guy Boucher s’est présenté au lutrin en boîtant lundi matin pour son dernier point de presse de la saison, ayant peine à marcher en raison de maux de dos.

Ça ne l’a cependant pas empêché de défendre vigoureusement son travail et celui de ses adjoints à la fin de la saison pourtant médiocre de ses Sénateurs.

Boucher a parlé comme un entraîneur qui s’attend à être de retour au boulot en septembre prochain, alors que ce n’est probablement que lorsqu’il fera face aux médias jeudi que le DG Pierre Dorion confirmera si l’entraîneur québécois sera appelé à honorer la troisième et dernière année de son contrat à la barre du club.

«Tout le monde est déçu, c’est certain. Nous avons bien commencé l’année avec une fiche de 8-3-5, puis on s’est mis à glisser après ça. On n’a pas fait ce qu’on voulait, faire les séries et être une meilleure équipe (que l’an dernier). On regarde plein de choses qu’on doit améliorer, ce n’est pas une affaire d’aujourd’hui seulement. Le processus commence ce matin, on a déjà commencé à se réunir comme personnel d’entraîneurs, et on évalue tout, mon travail, celui des adjoints, des joueurs, ce qui a bien et mal été. À la base, tout doit être amélioré», a-t-il commencé par dire. 

Boucher ne pense pas que ses joueurs ont mal appliqué son système de jeu, disant qu’il n’y en a pas qu’un seul, et que les problèmes de son équipe ont plutôt été au niveau de la chimie d’équipe, qui n’était pas au même niveau que l’année précédente quand les joueurs se sont ralliés autour des épreuves personnelles de Craig Anderson et Clarke MacArthur, notamment. «Il y a du travail à faire au niveau des éléments intangibles... Il y avait un esprit dans l’équipe l’an passé, et c’était plus difficile à ce niveau cette saison d’être sur la même page. On n’avait pas le même type d’urgence», a-t-il souligné, notant que la dégringolade du club passe par ses difficultés en défensives (30e pour la moyenne de buts alloués, contre 10e l’an dernier). «On a cherché à s’améliorer en attaque et on s’est peut-être perdu (en défensive) à cause de ça», a-t-il ajouté.

Concernant l’an prochain, il ne voulait pas trop en parler à part pour dire que «ça commence maintenant, en faisant les bonnes évaluations et les bonnes décisions... J’ai un contrat pour l’an prochain, j’agis comme je le fais parce que c’est mon travail. Celui-ci n’a pas changé depuis que j’ai été embauché, je fais de mon mieux et je contrôle ce que je peux contrôler. Et je vais prendre le plus de responsabilités pour ce qui est arrivé que je le peux, un point c’est tout», a-t-il dit, ajoutant ensuite que ses adjoints et lui étaient prêts à faire les ajustements nécessaires pour apprendre des erreurs de la dernière campagne.

CE QU'ILS ONT DIT

« On n’a pas gagné assez, on a compté plus de buts que l’an passé, mais en fin de compte, on a accordé trop de buts... Je pense qu’on s’en va dans la bonne direction, il y a de bons morceaux ici, à commencer par le meilleur défenseur sur la planète (Erik Karlsson). On va voir ce qui va arriver avec lui cet été, il est notre meilleur joueur et tu veux l’avoir dans l’alignement chaque soir. Ça ne changera rien pour moi (s’il quitte), je veux être ici, j’ai dit que je veux l’être. Mais tout le monde veut gagner et savoir que le club va dans la bonne direction, et l’équipe semble avoir des joueurs qui vont venir nous aider. » 

— Mark Stone, attaquant qui sera joueur autonome avec compensation le 1er juillet

Mark Stone

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« Nous avons eu des points de ralliement l’an dernier et il avait été facile de se regrouper. Tu ne veux pas que ces choses-là se produisent et cette année, on n’a pas réussi à forger le même esprit d’équipe... Tout joueur qui arrive ici maintenant et dit qu’il a bien joué serait un menteur. Ce serait mentir de dire que j’ai été à mon meilleur, il y a des buts et des matches que j’aimerais ravoir. Il faut apprendre de ça et passer à autre chose. Quand tu gagnes, les erreurs sont oubliées. Quand tu perds, elles se retrouvent sous une loupe. » 

— le gardien Craig Anderson

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« Je suis encouragé par ce qui s’en vient, je pense que cette saison aura été un nid-de-poule en route vers où on va aller. Je crois en cette équipe et cette franchise, je pense qu’on faire des dommages dans cette ligue en allant de l’avant. Tout le monde est sur la même page, ils (le DG Pierre Dorion et son adjoint Randy Lee, qui menaient les rencontres de fin d’année) semblent avoir un bon plan... Je suis certain que Karl (Karlsson) va être motivé pour avoir une excellente année l’an prochain. Si c’est ici, on a besoin de ça de lui. S’il est ici, j’adore l’avoir avec nous. Sinon, je lui souhaite ce qu’il y a de mieux. On va voir ce qui va arriver. Ces deux gars-là (Karlsson et Stone) sont des gros morceaux de l’équipe, c’est certain. » 

— le centre Matt Duchene, admissible à une prolongation de contrat le 1er juillet

Matt Duchene

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« Une année fait toute une différence. Quand tu ne gagnes pas ton dernier match de l’année, des questions ont besoin de réponses. Mais quand tu n’es même pas dans la conversation pour jouer du hockey supplémentaire à la fin de la saison, les questions deviennent plus pointilleuses... Je vais maintenant prendre le temps pour retrouver la santé et recommencer l’entraînement. Il n’y a pas d’incertitude pour moi d’après la conversation que j’ai eue, mais ça peut changer rapidement. C’est tellement hors de mon contrôle que ça ne changera rien à mon entraînement. » 

— l’attaquant Bobby Ryan, qui pensait être échangé aux Golden Knights avec Erik Karlsson à la date limite des transactions