Le Suédois de 20 ans, Filip Gustavsson, a été rappelé d’urgence de Belleville.

Gustavsson profite de son séjour avec les Sénateurs

Une autre blessure bête pour Craig Anderson. Selon la version « officielle » des Sénateurs, le vétéran gardien de but numéro un a reçu une balle de tennis dans un œil, durant son échauffement hors glace, lundi matin. Une simple « égratignure » lui a valu une journée de congé complète, mardi.

« Nous ne pourrions pas inventer cette histoire », a ironisé Guy Boucher durant sa conférence de presse d’avant-match.

Son absence a permis au jeune Filip Gustavsson de « réaliser le rêve d’une vie ».

Le Suédois de 20 ans, acquis dans une transaction avec les Penguins de Pittsburgh, l’an dernier, a été rappelé d’urgence de Belleville.

Il a secondé son compatriote Anders Nilsson, durant le match contre les Hurricanes.

Son rappel a causé une petite surprise, puisqu’il n’est même pas le gardien titulaire avec le club-école de Belleville.

Ses statistiques sont inférieures à celles de son partenaire Marcus Högberg.

« J’ai quand même l’impression d’avoir fait du bon travail jusqu’ici », d’affirmer celui qui donne ses premiers coups de patin en Amérique du Nord.

Sa moyenne de buts alloués de 3,42 serait notamment imputable aux difficultés d’adaptation.

« J’ai été obligé de modifier ma position de base. J’ai appris à mes dépens que je devrai être plus patient durant les prochaines années de ma carrière. Il m’a fallu un certain temps pour m’acclimater. »

Le premier mois de la saison régulière fut particulièrement éprouvant, selon les statistiques. La recrue a encaissé 35 buts à ses neuf premiers départs.

« Les choses se déroulent beaucoup plus rapidement, ici. Modifier ma position de base m’a permis de gagner une fraction de seconde dans mes déplacements latéraux. Les lancers des meilleurs joueurs nord-américains sont plus précis. Je m’en rends compte durant les séances d’entraînement. Lorsque Matt Duchene se présente devant moi. La patience devient donc très importante. Si je me jette sur mes genoux trop rapidement, je laisse de grandes ouvertures un peu partout dans mon filet. »

« Ceux qui ont suivi le camp de perfectionnement des espoirs, l’été dernier, on peut-être remarqué que j’allouais plusieurs buts lors des exercices à deux contre un. Je manquais de vitesse. Je n’étais pas assez rapide pour les petits jeux latéraux. »

Gustavsson n’est pas le premier gardien européen à traverser une pareille période d’adaptation.

Anders Nilsson connaît assez bien son jeune compatriote. Ils ont été coéquipiers au Championnat mondial, le printemps dernier.

« En plus, Filip a joué dans ma ville natale, Lulea, dans la Ligue d’élite de Suède. »

« J’ai vite compris qu’il est calme. Sa technique est bonne. Son positionnement est bon. Il se retrouve très rarement en fâcheuse posture. Il connaîtra du succès dans la LNH », croit le jeune vétéran.

Gustavsson sait que son premier séjour dans la LNH ne sera pas de longue durée. Puisque Anderson doit partir en voyage avec l’équipe, mercredi, il devrait logiquement s’en retourner à Belleville.

Il ne sera pas trop déçu.

« Nous jouons du bon hockey. Nous avons récolté au moins un point dans chacun de nos neuf derniers matches. Notre brigade défensive a vraiment progressé. Ça rend la vie des gardiens bien plus facile et agréable. »