Il est pas mal acquis que Craig Anderson ne reviendra pas saluer les partisans des Sénateurs au Centre Canadian Tire en portant leur uniforme.
Il est pas mal acquis que Craig Anderson ne reviendra pas saluer les partisans des Sénateurs au Centre Canadian Tire en portant leur uniforme.

Groulx s’attend à ce qu’Anderson revienne

Il est pas mal acquis que Craig Anderson ne reviendra pas saluer les partisans des Sénateurs au Centre Canadian Tire en portant leur uniforme.

Les chances sont minces que la LNH complète sa saison régulière, et si elle le fait, ce serait dans des sites «neutres» et devant des gradins vides, de toute façon.

Pierre Groulx connaît bien le vétéran gardien qui aura 39 ans la semaine prochaine, ayant non seulement travaillé avec lui lors des quatre dernières saisons à Ottawa, mais également au début de sa carrière, en Floride (2007 à 2009). Il ne serait vraiment pas surpris de le voir revenir faire ses adieux dans un autre uniforme, au cours de la saison 2020-2021.

«Craig a joué presque 10 ans à Ottawa, il a donné beaucoup à l’organisation. C’est un vétéran que les joueurs respectent beaucoup. Quand il joue sa partie, il est encore un des bons gardiens de la ligue. Je pense qu’il a le désir de jouer une autre année. Quand tout va se régler (avec la situation causée par le coronavirus), Pierre (Dorion) va prendre une décision. Moi, je n’ai rien de mauvais à dire sur Craig. Sa lecture de jeu demeure exceptionnelle, ça lui permet de jouer comme il le fait, de la ‘vieille façon’. Je pense qu’il serait prêt à aider un jeune gardien, comme le fait un Ryan Miller (Anaheim) ou un Mike Smith (Edmonton)... Il a beaucoup aidé Marcus Högberg la saison dernière», affirme l’entraîneur des gardiens des Sénateurs.

Les Sénateurs avaient commencé à préparer l’ère «après Anderson», qui a freiné leur réputation de cimetière de gardiens, quand ils ont fait l’acquisition d’Anders Nilsson de Vancouver en janvier 2018, et en repêchant plusieurs jeunes gardiens au repêchage. 

L'entraîneur des gardiens de but chez les Sénateurs, Pierre Groulx, en compagnie du gardien Anders Nilsson.

La réussite de ce plan dépend en partie de la capacité de Nilsson d’être un gardien numéro un pour la première fois de sa carrière, ce qu’il était en voie de faire cette saison jusqu’à ce qu’une sévère commotion cérébrale n’interrompe sa saison le 16 décembre. Lors d’un match contre les Panthers en Floride, il avait reçu un tir «entre les deux yeux», a révélé Groulx.

Le cerbère suédois de 6’ 6’’ avait tenté ensuite de revenir trop vite et il a aggravé sa situation. Il recommençait à peine à recevoir des tirs à nouveau quand la saison a été interrompue. Il s’entraîne maintenant chez lui, en Suède, et il a récemment affiché une photo sur son compte Instagram où il faisait de la motoneige.

«Il est pas mal rétabli. La difficulté maintenant pour lui, c’est que dans son coin (Lufea), au nord de la Suède, il n’y a pas de patinoire. Mais il se sent normal. La prochaine étape pour lui, c’est d’aller sur la glace et voir où il en est», relate Groulx, qui parle à tous les gardiens de l’organisation chaque semaine pendant la pause due à la pandémie.

Côté personnel, Pierre Groulx a passé les deux derniers mois à aider son épouse Wendy avec les devoirs de leurs deux jumeaux, Leo et Eli, qui ont eu 11 ans le 10 mars dernier (alors qu’il était en Californie avec les Sénateurs, fameux voyage où six membres de l’organisation ont contracté la COVID-19).

«Les enfants ont hâte de jouer avec leurs amis, mais c’est ça qui est ça, on fait le mieux qu’on peut. Avec Leo qui est autiste, il y a des journées un peu plus difficiles. Pour lui, l’important, c’est la routine. Parfois, quand il se branche trop sur les électroniques, il perd le sens de la famille. On essaie de s’assurer que l’avant-midi est consacré à l’école et à des activités en famille, puis ils ont l’après-midi pour eux-mêmes, en plus de leurs tâches comme faire marcher le chien. C’est correct, on s’ajuste tous», raconte Groulx, lui dont le frère Luc, qui habite à Toronto, a contracté le fameux virus il y a quelques semaines, au retour d’un voyage d’affaires.

Conséquence de la pandémie, Pierre Groulx ne sait pas s’il pourra tenir son école de gardiens à l’Université d’Ottawa en juillet.