Marcus Högberg a affronté le Canadien, samedi, au Centre Canadian Tire. Même si les Sénateurs ont perdu en prolongation, le gardien des Sénateurs n’a pas à rougir de sa performance.

Grosse semaine pour Högberg

Les Sénateurs d’Ottawa n’ont rien cassé, durant la dernière semaine. Ils ont subi trois revers en trois sorties. Ils ont accumulé seulement deux points, sur une possibilité de six.

Il n’est quand même pas trop difficile de trouver des éléments positifs, a conclu l’entraîneur-chef D.J. Smith, durant sa dernière conférence de presse.

En effet.

Dans le vestiaire de l’équipe, on trouve effectivement une grande échalote de six pieds et cinq pouces, qui a un peu l’air d’un cégépien.

L’échalote se nomme Marcus Högberg. Il est en train de faire sa place à Kanata.

Les Sénateurs ont joué au hockey pendant 189 minutes, au cours des sept derniers jours. Högberg s’est retrouvé devant leur filet pendant 147 de ces minutes. Il n’a pas réussi à mener son équipe à la victoire, mais il n’a pas à rougir de sa performance. Il a concédé seulement cinq buts sur 64 tirs.

Il a fallu qu’un marqueur de 400 buts dans la LNH – Ilya Kovalchuk – s’impose pour le vaincre, samedi soir, au Centre Canadian Tire.

À 25 ans, Högberg – ses amis le surnomment Högie – a l’air enfin prêt pour la LNH.

« Je ne pense pas vraiment à ce genre de choses », a-t-il réagi, quand on lui a demandé s’il commence à se faire un nom.

« Moi, je me contente de sauter sur la patinoire. Je m’amuse. Je joue. »

On a donc sondé les autres membres de l’organisation des Sénateurs qui traînaient dans les environs.

« Il est agressif. Il travaille fort. Il est prêt à se bagarrer pour s’emparer de la rondelle. Il nous donne une chance de gagner, chaque soir », résume, tout simplement, D.J. Smith.

Jean-Gabriel Pageau dit un peu la même chose.

« C’est sa combativité, commence-t-il. Même quand il est hors position, il réussit à faire le premier arrêt. Il réussit à faire le gros arrêt dans les jeux clés. Je pense que tout le monde est content pour lui. Il a travaillé fort. Il a commencé au bas de l’échelle. Il a joué dans la Ligue East Coast. Il a monté dans la Ligue américaine. Il a mérité sa place et, en ce moment, il fait un excellent travail pour nous garder dans les matches. »

Högberg ne se contente pas d’impressionner ses coéquipiers durant les matches.

« Il est pareil dans les pratiques, chaque jour », note Pageau.

Le centre gatinois nous suggère de parler de tout ça avec l’entraîneur des gardiens, Pierre Groulx. Il paraît qu’il pourrait nous en dire long sur celui qui a été un choix de troisième ronde des Sénateurs, il y a bientôt sept ans.

Groulx n’était pas disponible pour une entrevue, après le match de samedi soir.

Drake Batherson, en revanche, est passé dans le vestiaire.

Batherson et Högberg sont coéquipiers depuis bientôt deux ans. Ils ont donc eu l’occasion de s’entraîner, ensemble, à plusieurs dizaines d’occasions.

« C’est mon voisin, à Belleville, spécifie-t-il. Nous avons passé beaucoup de temps, ensemble, là-bas. »

Batherson estime que son voisin a commencé à vraiment faire ses preuves l’hiver dernier, quand les Senators de Belleville ont effectué leur poussée vers les séries. « Je crois que nous avons gagné 18 matches d’affilée. Il était devant le filet, chaque soir. Le lendemain matin, il était le premier à revenir à l’aréna. On le trouvait dans la salle des thérapeutes, deux heures avant l’entraînement. Un vrai pro. »

Högberg serait donc parfaitement heureux, si Smith lui demande de jouer, à nouveau, cette semaine. La dernière semaine ne l’a pas trop fatigué. « Physiquement, dit-il, ça va. »

+

Drake Batherson reçoit un coup de coude, gracieuseté de Jeff Petry.

BATHERSON, CHANCEUX ET MALCHANCEUX DANS LA MÊME SOIRÉE

Le verre, il est à moitié vide ou à moitié plein ?

Drake Batherson a très rapidement gagné la confiance de son entraîneur. Il s’est même retrouvé sur la patinoire, en prolongation, samedi, quand les Sénateurs cherchaient à sortir de leur semaine avec au moins une victoire.

L’envers de la médaille, maintenant.

Quand les pros de la LNH jouent à trois contre trois, à peu près tout peut arriver. Batherson l’a découvert à ses dépens, quand il s’est retrouvé dans une position très inconfortable.

Il a été obligé de jouer le rôle du défenseur, lorsque le Canadien de Montréal a obtenu une descente en surnombre, à deux contre un.

À sa gauche, il y avait Phillip Danault. À sa droite, il y avait le porteur de la rondelle, un certain Ilya Kovalchuk.

Quand le vétéran attaquant de Montréal a marqué le but de la victoire, personne n’a blâmé la recrue d’Ottawa.

Batherson aurait quand même voulu que les choses se passent différemment.

« Je me dis que j’avais 50 % des chances de m’emparer de la rondelle. J’ai hésité, un moment », a-t-il indiqué après la partie.

Batherson était âgé de trois ans, en 2001, quand Kovalchuk a donné ses premiers coups de patin dans la LNH, dans l’uniforme des spectaculaires Thrashers d’Atlanta.

« Affronter des gars comme lui, c’est quand même cool », dit-il.

« Depuis le début de ma carrière professionnelle, je n’avais encore jamais eu besoin d’affronter une descente à deux contre un, dans un rôle défensif. Kovalchuk a décoché un bon lancer. J’espère juste que je ne me retrouverai pas dans une situation similaire trop souvent, dans l’avenir. »

Le but de Kovalchuk n’a quand même pas complètement gâché la soirée de Batherson.

Il a quand même marqué son premier but de la saison.

Il a été un peu chanceux. Il n’a pas vraiment décoché de lancer. En réalité, l’attaquant Matthew Peca a poussé la rondelle dans le filet de Carey Price. « Chaque soir, quand je saute sur la glace, je rêve de marquer un but de cette façon. La chance m’a enfin souri. »