Scott Sabourin a engagé le combat avec le dur à cuire Ryan Reaves, jeudi soir dernier, alors que les Sénateurs rendaient visite aux Golden Knights à Las Vegas.

Gros chèque et gros combat pour Scott Sabourin

GLENDALE — En partant à la découverte de l’Ouest, Scott Sabourin a franchi deux autres étapes dans sa nouvelle carrière dans la LNH.

Jeudi contre les Golden Knights, le robuste attaquant des Sénateurs originaire d’Orléans s’en est pris à celui qui est considéré comme le champion des poids lourds de la LNH, Ryan Reaves, faisant preuve de beaucoup de courage même si ce dernier a eu le meilleur sur lui.

Plus tôt dans la semaine, le 15 pour être exact, le joueur qui s’est taillé un poste comme simple joueur invité au camp d’entraînement, contre toutes attentes, a encaissé son premier chèque comme joueur de la LNH. Habitué de faire entre 70 000 et 100 000 $ dans les mineures où il a passé sept saisons, Sabourin a signé un contrat lui rapportant 700 000 $ pour la présente campagne, s’il la passe au complet à Ottawa, évidemment.

À un salaire quotidien de 3763 $ selon capfriendly.com, ça voudrait dire que sa première paie pour les 14 premiers jours de la saison a dû tourner autour des 52 000 $, avant déductions.

Sabourin a souri quand Le Droit lui a demandé quelle sensation ça lui avait fait de voir une telle somme être déposée dans son compte de banque.

« Oui, j’ai finalement obtenu mon premier chèque de paie de la LNH. C’était pas mal bien, je dois l’avouer. Je vais espérer en obtenir plusieurs autres », a-t-il blagué.

Vendredi après la pratique des siens à Glendale, Sabourin a relaté pourquoi il a défié Reaves à une mise au jeu en zone neutre, peu après que ce dernier lui ait donné une mise en échec à la limite de la légalité.

« Je voulais donner une étincelle aux gars et il a été assez gentil d’accepter mon invitation. C’est ça qui est ça. Je pense qu’on a joué un assez bon match après ça, même si on n’a pas gagné, a-t-il indiqué. Je voulais imposer le tempo, lui laisser savoir qu’on ne le laisserait pas faire ce qu’il voulait toute la soirée. J’ai vu une chance et je l’ai saisie... C’est un gros gars, très fort. Il se bat très bien. Je me suis battu contre plusieurs gros gars, mais il est probablement un des plus toughs que j’ai affronté. »

Son coéquipier Mark Borowiecki a louangé l’effort de Sabourin, qui a vu sa première gauche être bloquée par un Reaves ayant fait ses devoirs à son sujet. « Je ne peux en dire assez sur ce qu’il apporte à l’équipe. On savait qu’il voulait le faire (défier Reaves), et il l’a fait, que ce soit une bonne ou mauvaise décision. C’est plus facile de garder les gants et dire à quel point vous êtes tough que d’y aller contre un gars comme ça », a-t-il dit.

Sabourin a suscité l’admiration de son ancien coéquipier à Manchester dans la Ligue américaine, Paul Bissonnette, qui est maintenant un analyste des parties des Coyotes. Ce même « Biznasty » qui l’avait défendu sur Twitter quand Auston Matthews, des Maple Leafs, avait cherché à voir son nom dans son dos en match pré-saison, séquence vidéo qui est devenue virale.

« Il commençait quand j’ai joué avec lui et il était un poids mi-lourd, je dirais, mais je n’ai jamais vu quelqu’un frapper aussi fort de la gauche. Il a trouvé sa façon de jouer dans les mineures et je suis content de voir qu’il s’est taillé un poste avec Ottawa, son patelin. Et il a compté un beau premier but (à son premier match à Toronto), bien plus beau que le mien, qui a dévié sur mon patin », a blagué Bissonnette.

« J’ai entendu à travers les branches qu’il a dit aux gars sur le banc qu’il allait se battre avec “Reavo”. Il lui a donné un coup de bâton parce que parfois, il faut réveiller l’ours. “Saby” a bien fait dans les circonstances. Je comprends que les batailles se meurent, mais vous avez vu la réaction de la foule. C’était comme un combat de poids lourds à la boxe », a-t-il ajouté.

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LES SÉNATEURS EN BREF

Nilsson occupé

Le gardien Anders Nilsson a été fort occupé lors du revers de 3-2 en prolongation des Sénateurs, effectuant 52 arrêts lors des 65 minutes de jeu en plus de stopper deux des cinq tirs des Knights en fusillade. Le Suédois qui rebondissait après une première sortie difficile dans un revers de 6-4 contre Saint-Louis est passé à un arrêt près du record d’équipe de 53, établi par Robin Lehner le 1er novembre 2013 dans un match contre les Islanders de New York perdu 5-4 en tirs de barrage. Lors de leur visite de l’an dernier au T-Mobile Arena, Craig Anderson avait fait face à 53 lancers dans un revers de 4-3 en prolongation. C’est Anderson qui affrontera les Coyotes samedi, a fait savoir D.J. Smith vendredi.

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Tkachuk impressionne Tocchet

L’entraîneur des Coyotes Rick Tocchet a joué à Phoenix avec le père de Brady Tkachuk, Keith, à la fin des années 1990, et l’attaquant de deuxième année des Sénateurs lui rappelle celui dont le chandail a été accroché dans les hauteurs du Gila River Arena. «“Big Walt” (le surnom de Keith) était de mes joueurs favoris, il était toujours bien placé devant le filet. Je regarde le kid (Brady) et c’est la même chose, il faut bloquer son bâton et c’est difficile de jouer contre lui. C’est comme l’autre kid (Matthew, des Flames). Walt a fait du bon travail. Ces gars-là sont difficiles à trouver, ils sont habiles et n’ont peur de rien. Ce sont des gars pour jouer des séries de sept matches, ils sont des gars qui gagnent des séries quatre de sept pour vous», a-t-il souligné.

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Entre les lignes

  • Thomas Chabot espérait bien que D.J. Smith lui taperait sur l’épaule alors que la fusillade s’est rendue jusqu’à cinq rondes, lui qui a une bonne feinte à la Peter Forsberg dans son arsenal. «C’est certain que j’aurais aimé ça y aller, mais les gars utilisés ont bien fait, il y en a une couple qui ont passé proche», a confié Chabot, qui a raté ses deux premières chances en carrière au concours d’habiletés.
  • D.J. Smith commence à penser à la possibilité de séparer Tkachuk de Colin White, eux qui n’ont que cinq points au total entre eux. «On va les laisser “figurer” ça pour encore un bout de temps, je trouve qu’ils travaillent bien ensemble», a-t-il dit.