Alex Galchenyuk a porté l'uniforme du Canadien, des Penguins et du Wild avant d'aboutir à Ottawa.
Alex Galchenyuk a porté l'uniforme du Canadien, des Penguins et du Wild avant d'aboutir à Ottawa.

Galchenyuk se joint aux Sénateurs

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Quand Pierre Dorion a mis Alex Galchenyuk sous contrat, mercredi, il savait exactement ce qu’il faisait.

Le directeur général des Sénateurs d’Ottawa était à la recherche d’un attaquant d’expérience, qui sera capable d’évoluer dans un de ses deux premiers trios, quand la prochaine saison démarrera.

Galchenyuk n’était peut-être pas son premier choix. Il a cependant l’avantage de ne pas coûter très cher. Avec un contrat d’un an, d’une valeur de 1,05 million $US, il représente même un beau pari.

Il a marqué 30 buts dans l’uniforme du Canadien de Montréal, durant la saison 2015-16. On peut donc dire qu’il a fait ses preuves dans la Ligue nationale de hockey.

Il se retrouve dans une position aussi peu enviable, quatre ans plus tard, parce que beaucoup de gens doutent qu’il soit capable de répéter ces exploits.

En 2019-20, il a été limité à huit buts et 24 points en 59 parties.

Galchenyuk est l’unique responsable de ses malheurs. Sa production a chuté de façon dramatique, au cours de ses deux saisons suivantes à Montréal.

Depuis, il a obtenu des essais plus ou moins fructueux en Arizona, à Pittsburgh ainsi qu’au Minnesota.

Plus d’une fois, il a été question de son attitude. Les gens de son entourage n’ont pas toujours été en mesure de l’aider.

On nous dit qu’il a travaillé très fort, au cours de la dernière année, afin de relancer sa carrière.


« Vraiment, c’est un bon travailleur. Il ne ménage pas les efforts. »
Jim Rutherford

Des gens qui l’ont côtoyé à Pittsburgh ainsi qu’au Minnesota, l’hiver dernier, ont vanté ses bonnes habitudes de travail.

«Vraiment, c’est un bon travailleur. Il ne ménage pas les efforts. Il reste presque toujours sur la glace pour faire des exercices supplémentaires, après nos séances d’entraînement. Il nous donne tout ce qu’il peut nous donner», a déclaré le directeur général des Penguins, Jim Rutherford, dans une entrevue avec l’Athlétique, en décembre.

Il disait cela, tout en préparant une transaction.

Il y avait tout simplement trop de joueurs de talent avec les Penguins. Galchenyuk n’avait pas sa place parmi les 12 meilleurs attaquants de l’équipe, disait-il, quand tout le monde était en santé.

Au Minnesota, des gens qui l’ont côtoyé nous ont dit qu’il a continué à travailler fort.

Avec une formation qui l’utilisait dans un deuxième trio, il a réussi à inscrire sept points à ses 14 dernières parties de la saison.

Ça ne l’a pas protégé.

Le nouveau directeur général du Wild, Bill Guerin, n’a pas cru bon l’inclure dans son projet de reconstruction.

«Notre équipe, en ce moment, est supérieure à l’équipe que nous avions à pareille date, l’an dernier», a indiqué le nouveau directeur général Bill Guerin, au Star-Tribune de Minneapolis.

Galchenyuk aura la chance de parler de ses motivations, lorsqu’il rencontrera les journalistes d’Ottawa par visioconférence, d’ici la fin de la semaine.

Profondeur

Galchenyuk, c’est un centre ou un ailier?

On a lancé la question à la blague dans les réseaux sociaux, mercredi, sur l’heure du midi. C’était un clin d’oeil à cet interminable débat qui a marqué son séjour à Montréal.

Depuis son départ de la métropole, en réalité, Galchenyuk a très peu joué au centre.

À Ottawa, il y a fort à parier qu’il sera utilisé sur le flanc gauche, où quelques postes sont disponibles.

S’il produit offensivement, suffisamment pour jouer dans un des deux premiers trios, il pourra protéger les nombreuses recrues qui se retrouveront dans l’alignement, soir après soir.

+

PAS LA DERNIÈRE ACQUISITION?

Pierre Dorion n’a peut-être pas terminé son magasinage automnal.

Sur le plateau de l’émission That’s Hockey de TSN, mercredi soir, l’informateur Frank Seravalli a dit que le directeur général pourrait mettre un autre attaquant sous contrat, d’ici l’ouverture du prochain camp d’entraînement.

Seravalli dit que le joueur ciblé pourrait être le vétéran Corey Perry.

L’intérêt serait mutuel.

À 35 ans, Perry a passablement ralenti. Il n’est plus l’ombre du joueur qui a remporté le trophée Hart, à titre de joueur le plus utile à son équipe, au terme de la saison 2010-11.

Il a quand même donné un coup de pouce aux Stars de Dallas, la saison dernière. Son leadership a été particulièrement utile durant les séries de la coupe Stanley, durant lesquelles il a inscrit neuf points en 27 parties.

Il avait signé un contrat d’une valeur maximale de 3,25 millions $US – 1,5 million en salaire de base et 1,75 million en bonis liés aux performances – pour disputer cette campagne.