Gabriel Gagné impressionne l'entraîneur-chef des Sénateurs, Guy Boucher, avec son implication physique sur la patinoire.

Gagné obtient sa chance

Gabriel Gagné a compté un but lors des deux parties du camp des recrues, ce qui représentait la moitié de sa production de la saison dernière dans la Ligue américaine.
L'attaquant de puissance qui se veut un projet à long terme pour les Sénateurs d'Ottawa a quand même impressionné suffisamment l'entraîneur-chef Guy Boucher au camp pour disputer le match hors-concours de lundi soir contre Toronto, se retrouvant sur le même trio que le vétéran Alexandre Burrows ainsi que la recrue suisse Pius Suter.
« À tous les matches, que ce soit avec les jeunes la semaine dernière ou au camp dans ce moment, ce que j'ai aimé comparativement à l'année dernière, c'est que c'est un gros bonhomme qui n'a pas eu peur du trafic et qui patine. Individuellement, il a tout ce qu'il faut pour jouer dans la LNH, ce qu'il faut qu'il améliore, c'est ses lectures de jeu. Ce qu'il a fait dans la Ligue américaine l'an passé, c'est améliorer son implication physique, ce qui ne veut pas dire frapper tout le monde. C'est être premier sur la rondelle, prendre des coups pendant qu'il fait des jeux, et être capable de voir à travers le trafic. C'est ce qu'il m'a montré, il a pris une coche par rapport à l'année dernière », a dit Boucher lors de son point de presse d'avant-match.
Celui-ci note qu'il a amélioré son intensité présence après présence sur la patinoire. « Il y a une grosse différence. Moi, j'aime les gars qui arrivent au camp et juste par leurs actions, ils nous démontrent que "Hey, je vais passer en avant d'autres que tu penses être meilleurs que moi". Tu vois tout de suite cette attitude-là et c'est ce qu'il m'a montré. Est-ce qu'il va être capable de gérer ça contre des joueurs de la Ligue nationale ? C'est ce qu'on veut voir », a ajouté. Boucher.
De tels commentaires feront plaisir à l'ancien des Tigres de Victoriaville et des Cataractes de Shawinigan, un choix de deuxième ronde (36e au total) en 2016.
« J'ai une bonne opportunité de prouver ce que je suis capable de faire (lundi soir), c'est mon premier match à Ottawa et je vais être prêt. Ça aide un peu d'avoir joué un match hors-concours l'an passé à Buffalo. Je sais que ça va être vite, ça l'était au camp de cette année et là, ça va être encore plus vite. J'ai une bonne chimie avec Burrows, j'espère que ça va se transporter sur la glace. C'est excitant de jouer avec des joueurs que tu regardais aller quand tu étais plus jeune. J'ai dit à Alex qu'on va brasser, les défenseurs vont savoir quand on va arriver. Il faut être intense, c'est certain », a confié Gagné, qui s'est entraîné avec Burrows et Francis Perron cet été à Blainville.
Avec son physique imposant à 6' 5'' et 195 livres, c'est en se développant en tant qu'attaquant de puissance que Gagné pourra éventuellement aspirer à un poste avec les Sénateurs. Même si un poste est disponible à l'aile sur le quatrième trio avec les départs des Chris Neil, Victor Stalberg et Tommy Wingels, il n'est probablement pas prêt à l'occuper de façon permanente. Il risque donc de se retrouver avec le club-école de Belleville, lui qui a joué la majorité de 2016-2017 à Binghamton, après un séjour de 19 parties à Wichita, dans la ligue East Coast, où il avait 6 buts et 11 points.
« L'an passé, ça a été une année d'ajustement en sortant du junior. Ça a été une année d'adaptation et d'apprentissage. Là, ça dépend de moi où je vais jouer. Si je livre la marchandise, ils n'auront pas le choix de me donner de la glace. Belleville est une nouvelle place, j'ai hâte de voir ça. Mais peu importe où, c'est à moi de faire ma place », souligne Gagné, qui n'a pas de séquelles de la blessure à une cuisse qui lui a fait rater la moitié de sa dernière saison chez les juniors.
Ryan en forme
L'entraîneur-chef Guy Boucher a parlé longuement lundi matin de son vétéran ailier Bobby Ryan, qu'il s'attend à voir continuer sur sa lancée des séries éliminatoires du printemps dernier après une campagne difficile. « Il a eu une année difficile, mais il y a eu beaucoup de choses personnelles qui ont joué là-dedans, ce qui n'est des affaires de personne, incluant moi. Il a travaillé fort pour s'occuper de sa vie personnelle et se libérer l'esprit. À la fin de l'année, il a été excellent. Il nous revient dans la meilleure forme de sa vie et je sais ce qu'il peut faire pour nous... Je ne donnerai pas de chiffre (comme objectif en termes de but) parce que c'est ce qui peut paralyser un joueur. Mais je suis convaincu qu'il va connaître une bonne saison, », a-t-il déclaré.
Nouvelle règle
Nouveauté cette saison dans la LNH, un entraîneur qui demande une révision vidéo d'un hors-jeu à la ligne bleue verra son club écoper d'une punition mineure s'il a tort (la pénalité demeurera la perte du temps d'arrêt dans le cas d'une demande de révision d'un but marqué sur une obstruction envers le gardien). Guy Boucher n'aime pas trop ce changement  « C'était déjà assez stressant l'an passé, tu as tellement peu de temps pour regarder le vidéo et consulter tes adjoints,. Avant, tu avais peur de perdre ton temps d'arrêt, mais là, si ça ne fonctionne pas, tu vas non seulement avoir alloué un but, mais tu vas avoir une punition. Tu peux avoir tort quoi que tu fasses », a-t-il indiqué.
Plastrons inchangés
La LNH a décrété lundi qu'il ne serait pas possible pour elle de forcer les gardiens à porter des plastrons et épaulettes plus petites pour la présente saison, les manufacturiers d'équipement n'ayant pas eu assez de temps pour mettre au point de nouveaux modèles que les gardiens pourraient tester. « Ce n'est pas une bonne comme une mauvaise nouvelle, le timing représente tout dans un tel dossier. On a maintenant le temps pour que les manufacturiers et les gardiens travaillent ensemble pour produire des prototypes qui seront mis à l'épreuve pendant la saison peut-être. Je sais que je vais travailler avec Brian's là-dessus, et possiblement avec Vaughn également », a dit Anderson.