Fleury n'a pas été chanceux, selon Anderson

Quand les journalistes sont arrivés dans le vestiaire, Erik Karlsson discutait avec Bobby Ryan et Stéphane Da Costa dans un coin.
«Il a été chanceux», a lancé Ryan à l'attention du défenseur avant de déguerpir.
Il faisait sans doute référence à l'arrêt de Marc-André Fleury. Un arrêt exceptionnel dont on parlera longtemps.
Craig Anderson ne croit pas qu'il s'agit d'un arrêt chanceux. Pas du tout. «J'ai fait mes débuts dans le hockey professionnel en même temps que Fleury. J'ai toujours admiré la vitesse avec laquelle il se déplace d'un côté à l'autre de son demi-cercle. Je l'ai vu réussir plus d'un arrêt de la sorte dans les ligues mineures. Il est capable d'en faire autant dans les majeures, ça ne me surprend pas du tout.»
Karlsson, dans toute cette histoire? Sa réaction à chaud disait tout. Il a levé les yeux au ciel, complètement subjugué.
«C'était un arrêt d'exception. Quand j'ai décoché le lancer, je m'attendais à tout, sauf peut-être à ça», a-t-il indiqué.
Le défenseur des Sénateurs n'a même pas essayé de parler avec Fleury sur la patinoire. «Je l'ai regardé après le coup de sifflet de l'arbitre. Il avait un large sourire accroché au visage.»
Des fleurs de Karlsson
«Moi, je ne peux que lui lever mon chapeau. C'était une belle chance de marquer. J'ai laissé partir un excellent lancer. Il a fait un arrêt encore plus beau.»
«Malheureusement, j'ai bien peur que j'aurai souvent la chance de revoir ce bout de ma carrière à la télévision, dans les émissions spéciales où on montre les jeux les plus spectaculaires.»
Karlsson était de retour à Pittsburgh un an, presque jour pour jour, après avoir subi la plus grave blessure de sa carrière. «Je crois que nous avons joué un vrai bon match sur la route. Un peu plus et on réussissait à se sauver avec la victoire», croit-il.