Finalement, c'est le gardien des Penguins, Marc-Andre Fleury, qui a eu le dernier mot.

Fleury gagne le duel des «oubliés»

C'était un duel de gardiens entre deux des «grands oubliés» des Jeux olympiques de Sotchi.
Craig Anderson s'est sorti de la course chez les Américains parce qu'il n'a pas été capable de répéter ses exploits de la saison dernière.
Marc-André Fleury n'a jamais été considéré par les dirigeants canadiens même s'il est 100 fois meilleur que l'an dernier.
Lundi soir, au CONSOL Energy Center, les deux ont été sublimes.
Le gardien des Sénateurs d'Ottawa a fait plus d'arrêts. Celui des Penguins de Pittsburgh a réussi le plus spectaculaire, aux dépens d'Erik Karlsson, en troisième période.
Finalement, c'est Fleury qui a eu le dernier mot. En prolongation, le toujours très dangereux James Neal a marqué le but qui a fait la différence dans une victoire de 2-1.
«C'est décevant. On l'aurait mérité ce deuxième point. Bon... J'imagine qu'avec un point sur deux dans un building où il est si difficile de gagner, il ne faut pas se plaindre», analyse le gardien perdant.
Les Penguins n'avaient pas subi deux défaites d'affilée depuis presque trois mois. L'occasion de leur faire subir cet affront était presque trop belle.
Ils rentraient à la maison après avoir passé quelques jours sur la côte ouest américaine. Le voyage avait visiblement laissé des traces. En début de soirée, ça sautait aux yeux.
Si les Sénateurs avaient connu un bon départ, ils auraient pu facilement leur faire mal.
Le problème, c'est que plusieurs joueurs du club visiteur n'étaient pas prêts.
Des exemples? Jared Cowen. Première période difficile. Milan Michalek. Même chose. Jason Spezza. Encore pire.
Le centre numéro un fait partie des rares joueurs qui, en forme, peuvent tenir tête aux nombreuses vedettes de Pittsburgh. Lundi, ce n'était clairement pas le cas. Paul MacLean s'en est rapidement rendu compte. Au milieu de la deuxième période, il s'est senti obligé de réduire son temps d'utilisation.
Ça lui a permis d'utiliser ceux qui, en contrepartie, se débrouillaient un peu mieux.
Stéphane Da Costa, au centre du premier trio, connaissait un match surprenant. L'auteur du premier but de la soirée a été, pendant 40 minutes, le meilleur attaquant des visiteurs.
Spezza était de retour sur la glace en surtemps. C'est lui qui a commis le revirement qui a mené au but de Neal.
«En fait, Neal m'a volé la rondelle. Colin Greening rentrait au banc sans savoir que je l'avais perdue. Une petite erreur de communication. Ce sont des choses qui arrivent», croit le capitaine d'Ottawa.
MacLean savait que, pour avoir une chance de l'emporter, il devait éviter le banc des pénalités. Kristopher Letang n'était pas en uniforme, on dit qu'il combat un virulent virus depuis quelques jours.
Avec Matt Niskanen et Olli Määttä, le jeu de puissance des Penguins est quand même bien soutenu.
La preuve a été faite lorsque les Sénateurs ont écopé de leur première pénalité de la soirée, vers la fin de la première période. En faisant dévier un lancer de la pointe de Määttä, Brian Gibbons a réussi à battre Anderson.