Depuis bientôt trois mois, Craig Anderson joue quand on lui demande. Les opportunités ne se présentent pas trop souvent, mais il ne se plaint pas.
Depuis bientôt trois mois, Craig Anderson joue quand on lui demande. Les opportunités ne se présentent pas trop souvent, mais il ne se plaint pas.

Fin prêt, Anderson veut jouer

D.J. Smith n’a toujours pas identifié le gardien de but qui affrontera les Sabres de Buffalo, lundi. Il doit y réfléchir un peu.

On ne sait pas trop si ça pourrait influencer sa décision, mais Craig Anderson s’attend à jouer.

Il est prêt. Il a bien pris le temps de soigner ses petits bobos.

Il a passé deux semaines loin de son filet. Dans le contexte, jouer un petit match avant la pause des Fêtes constituerait pour lui le plus beau des cadeaux.

«J’ai travaillé très fort pour reprendre ma place. Mon souhait serait, définitivement, de pouvoir donner à mon équipe une chance de gagner un match», dit-il.

«Je veux avoir l’impression que j’ai un rôle à jouer dans l’histoire. S’entraîner, s’entraîner, s’entraîner... C’est bien beau, mais ce n’est pas la même chose.»

Il ne faut pas s’imaginer qu’Anderson se plaint.

Au contraire.

Anderson mérite, au contraire, d’être félicité pour la façon dont il a fait face à la musique, durant la première moitié de la saison.

Tout a commencé vers la fin du camp d’entraînement, lorsque Smith a refusé de l’identifier dans le rôle de gardien de but numéro un.

Depuis bientôt trois mois, le vétéran joue quand on lui demande. Et les opportunités ne se présentent pas trop souvent.

«J’essaie juste de profiter du moment présent», commente l’athlète de – presque – 39 ans.

«Cette année, le mot d’ordre, c’est de vivre sans stress. Je ne veux surtout pas me laisser gagner par le stress. Je veux être détendu quand je m’installe devant mon filet. Je veux être détendu quand je suis à l’aréna. Je ne veux rien apporter chez moi. Je veux laisser le bon, comme le mauvais, dans le vestiaire.»

«Je veux juste montrer à mes jeunes coéquipiers que c’est amusant, faire carrière dans le monde du hockey. Je me compte très chanceux d’avoir pu jouer aussi longtemps. Pour toutes ces raisons, à l’approche des Fêtes, je ne veux pas être le vieux Grinch de notre équipe.»

Anderson n’est pas le premier joueur à dire qu’il faut profiter du moment. Parfois, éviter le stress, sur papier, c’est simple.

Dans la réalité, ça peut être plus difficile.

«Pour moi, depuis quelques années, il est plus facile de vivre sans stress. Nous avons vécu des événements qui ont bouleversé nos vies. Ces événements ont remis les choses en perspective. Désormais, je comprends que certaines choses sont plus importantes que le hockey. Une carrière, ça ne dure pas éternellement. Il faut trouver un moyen d’en profiter.»

Puisqu’il est question des «événements» qui ont bouleversé la vie du gardien et de ses proches.

Anderson vit seul, cette saison. Son épouse Nicholle et leurs deux fils sont restés en Floride.

Le père de famille quittera Ottawa à la première heure, mardi matin, pour aller les rejoindre. Il doit avoir drôlement hâte. Les Fêtes au soleil, ça se prend toujours bien.

«J’y penserai mardi. On a du travail à faire, en attendant.»

Gare à Jack

D.J. Smith hésite peut-être à faire appel à Craig Anderson parce que les Sabres ne sont pas des adversaires commodes.

Lors de son dernier match contre les Sénateurs, à la mi-novembre, Jack Eichel a quand même marqué quatre buts.

«Je ne sais pas trop qui gagnerait une course entre Eichel et Connor McDavid, commente Smith. Cela dit, quand j’ai vu Eichel passer à toute vitesse devant notre banc, lors de ce match, j’étais impressionné. Il faut faire attention aux joueurs d’élite, comme lui.»

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Sabourin a hâte d’affronter les Sabres

Contrairement à Craig Anderson, Scott Sabourin est déjà branché. L’homme fort de 27 ans effectuera un retour au jeu, contre les Sabres.

Il s’agira de son premier match depuis le 2 novembre.

« Quand t’es hockeyeur et que tu rates sept semaines de hockey, ce n’est pas très plaisant. C’est dur mentalement, comme physiquement. Je suis prêt à reprendre le collier à tous les niveaux », a-t-il dit, au terme de la séance d’entraînement de dimanche midi.

Sabourin a quitté le TD Garden en ambulance, lors de sa dernière partie. Ce triste épisode ne devrait pas laisser de traces.

« J’ai foncé dans la rampe à quelques reprises, durant nos séances d’entraînement. Je suis confiant. Je crois que je pourrai m’en tirer. J’ai même très hâte de reprendre le collier. »

D.J. Smith a toujours été un fan de Sabourin. Il ne compte pas nécessairement lui donner beaucoup de temps de jeu, contre les Sabres. « Mais il devrait quand même nous donner un peu plus d’espace, sur la patinoire. Il saura se rendre utile. »