Les Sénateurs ont conclu une saison désastreuse avec un revers de 5 à 2 face aux Bruins à Boston.

Fin d’une saison misérable

BOSTON —L’heure des bilans est arrivée pour les Sénateurs d’Ottawa, alors que leur saison de misère a enfin pris fin samedi soir à Boston.

Après leur revers de 5-2 aux mains des Bruins au TD Garden, les joueurs pouvaient commencer leur réflexion sur ce qui s’est passé au cours des 11 derniers mois, alors que le club est passé d’un revers crève-cœur en double prolongation lors du septième match de la finale de l’Est à une 30e place au classement général d’une ligue qui compte maintenant 31 équipes.

Celle-ci se poursuivra lundi alors que les dirigeants rencontreront les joueurs de façon individuelle et qu’ils récupéreront leurs effets personnels au Centre Canadian Tire, où un groupe probablement assez différent se rapportera au camp d’entraînement en septembre prochain.

Des changements sont inévitables après avoir présenté un dossier de 28-43-11 pour 67 points, tout le monde dans le vestiaire en est conscient.

«C’est le “fun” de maintenant pouvoir regarder vers l’avant, vers l’an prochain, a commenté le centre Matt Duchene. En même temps, il y a beaucoup de leçons à apprendre de cette saison, on ne peut pas juste l’oublier... Évidemment, on verra ce qui va arriver cet été avec notre personnel dans ce vestiaire, mais c’est à nous comme individus d’aller à la maison cet été et de revenir meilleurs. On ne devrait pas manquer de motivation parce qu’on sait que ce club est capable d’être des séries après avoir été proche de la coupe Stanley l’an passé, nous sommes capables de retourner à ce niveau.»

Acquis de l’Avalanche du Colorado au début novembre dans l’échange à trois clubs qui a envoyé Kyle Turris à Nashville, Duchene a vu sa nouvelle équipe piquer du nez peu après son arrivée, alors qu’il a pris un certain temps à s’adapter à sa nouvelle situation. Il a terminé la saison en force, amassant finalement 23 buts et 49 points en 68 parties avec Ottawa. Il était cependant trop tard pour ramener l’équipe sur le droit chemin, surtout qu’elle a liquidé quelques vétérans (Dion Phaneuf, Derick Brassard) en plus de devoir se débrouiller sans ses deux meilleurs joueurs en fin de saison, Mark Stone (entorse à une cheville) et Erik Karlsson (raisons familiales).

«Il y a deux choses qu’on peut faire : on peut monter ou on peut descendre. Comme groupe, on veut aller vers le Nord. J’ai confiance qu’on peut le faire, ceci est un des meilleurs groupes de gars auquel j’ai été associé depuis le début de ma carrière. Il y a tellement de caractère dans cette chambre, il y a tellement de talent, de passion et de “drive”, je sais que cette saison est une aberration, ce n’est rien qui va être à long terme et va s’éterniser... C’est encourageant et frustrant en même temps, j’ai déjà été dans cette position, et je n’avais alors aucune idée dans quelle direction on s’en allait, ce qui n’est pas le cas ici», a commenté celui qui pourra négocier une prolongation de contrat après le 1er juillet.

Pour le vétéran défenseur Mark Borowiecki, tourner la page sur cette pire campagne du club depuis 1996 ne sera pas facile.

«Ça a été une année difficile, éprouvante, autant individuellement comme joueurs, comme équipe et comme organisation. Nous avions des attentes élevées après nos performances de l’an dernier et nous n’avons pas été à la hauteur, loin de là. C’est une opportunité pour nous d’apprendre de tout ça, de ces difficultés, et d’en ressortir grandis de l’autre côté... On sait qu’on a le talent dans cette chambre, qu’on aurait pu faire mieux. Le jour où on retourne au gymnase ou qu’on met le pied sur la glace pendant l’été, il faut utiliser ça comme outil pour se pousser soi-même, ça devrait être un bon coup de pied au derrière», a-t-il souligné.

DZINGEL VA RESTER AU CHEVET DE SA COPINE AU LIEU D'ALLER À COPENHAGUE

Ryan Dzingel a bien terminé la mauvaise saison des Sénateurs en comptant leurs deux seuls buts contre les Bruins.

Après avoir établi un sommet personnel avec ses 23 buts à sa deuxième saison complète dans la LNH, l’attaquant américain de 26 ans a reçu une invitation à prolonger sa saison au Championnat mondial de hockey du mois prochain au Danemark, mais il va décliner celle-ci, a-t-il révélé samedi soir.

Il a une bonne raison, alors qu’il a révélé que sa copine, l’ancienne golfeuse professionnelle Elise Lobb, est malade.

« Je ne crois pas pouvoir y aller alors que ma blonde doit composer avec des problèmes de santé qui pourraient être très sérieux, possiblement la sclérose en plaques. Nous essayons de déterminer ça présentement et la famille passe en premier tout comme elle. Je vais être avec elle et ma famille, le hockey passe toujours en deuxième après eux », a-t-il expliqué.

Dzingel s’était absenté à deux occasions cette saison pour des raisons familiales qui n’avaient pas été divulguées, ratant notamment deux parties à la mi-février. 

Il a quand même terminé la saison en force, avec son doublé à Boston ainsi que le but gagnant et une passe lors de la dernière victoire de la saison, mercredi dernier à Buffalo.

« La saison a été longue, c’est difficile de trouver les mots pour parler de tout ce qui s’est passé. On doit quand même être fiers des gars qui sont ici, ils ont donné tout ce qu’ils avaient chaque jour, ce qui est difficile à faire quand tu joues pour une équipe perdante et que tu sais que tu ne seras pas des séries... Nous avons des jeunes qui s’en viennent et qui vont pousser pour des postes, il faudra utiliser l’été plus long qui nous attend pour s’améliorer », a-t-il souligné.

Jouant devant parents et amis au TD Garden pour la première fois en tant que professionnel, Colin White a obtenu deux passes sur les buts de Dzingel. David Pastrnak, Tommy Wingels et Danton Heinen ont cependant compté en deuxième période pour les Bruins, alors que Noel Acciari et David Backes, dans un filet désert, ont ajouté des buts d’assurance en fin de rencontre.