Le Gatinois Derick Brassard a révélé qu’il n’a pas été contacté par son directeur général Pierre Dorion concernant sa clause de non-échange. Zack Smith, lui, a été approché il y a longtemps.

Faire fi des distractions

BUFFALO — Le thème du jour utilisé par Guy Boucher lundi était d’essayer de « libérer l’esprit » de ses joueurs.

Pas évident à faire pour l’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa alors qu’un tourbillon de rumeurs a été engendré par la demande de son patron, le DG Pierre Dorion, pour que tous ses joueurs ayant une clause de non-échange limitée soumettent leurs listes de 10 équipes auxquelles ils refuseraient une transaction, incluant le capitaine Erik Karlsson.

Ce dernier a refusé les demandes d’entrevues lundi alors que dans une entrevue avec Sportsnet en fin de semaine, il a reculé sur les propos qu’il avait tenus à Brooklyn il y a 10 jours à l’effet qu’il tenait à être payé « à la valeur du marché » lorsqu’il signera son prochain contrat (l’actuel arrive à échéance en 2019), et que « si ça ne marche pas côté affaires, je vais devoir regarder ailleurs parce que c’est ce qu’ils (les Sénateurs) vont faire également ». Au collègue Arash Madani, il a dit que quitter Ottawa « n’est pas quelque chose que j’ai considéré. Tout a à voir avec gagner, je veux jouer avec un club gagnant... Je suis ici depuis neuf saisons, j’ai investi toute ma carrière dans cette organisation... Je pense que nous allons dans la bonne direction. C’est l’endroit où je veux gagner, à Ottawa, qui est mon domicile », a-t-il déclaré.

N’empêche que Dorion fait à tout le moins ses devoirs dans l’espoir de conclure une transaction qui pourrait secouer son club, ou encore pour amorcer un ménage après les Fêtes, similaire à celui de 2011 effectué par son prédécesseur Bryan Murray, qui avait échangé les Mike Fisher, Chris Kelly, Alex Kovalev et Brian Elliott.

Dans cette optique, le centre gatinois Derick Brassard a révélé que contrairement à ce qui a été rapporté, Dorion ne lui a pas demandé de dresser sa liste de huit équipes, demande à laquelle il devrait acquiescer en l’espace de 48 heures, selon la convention collective du circuit Bettman.

« Je n’ai rien rempli encore, je n’ai pas parlé à mon agent. Je n’ai pas été contacté pour ça. Je ne sais pas qui a sorti ça, mais nous, les gars, on ne s’en parle pas dans la chambre », a confié au Droit le centre de 30 ans, à qui il reste une autre saison à un contrat qui lui rapporte 5 millions $ par an (il pourrait négocier une prolongation avec Ottawa après le 1er juillet 2018, comme Karlsson).

Son coéquipier Zack Smith, un des huit autres joueurs à détenir une telle clause, a acquiescé à cette demande il y a longtemps, lui. « Oui, j’ai fait ça au lendemain du dernier jour du camp d’entraînement, la plupart des gars l’ont fait. Il y a une rumeur qui circule comme quoi ça vient d’être fait, mais c’était au camp », a-t-il indiqué.

Désastreux périple

À travers toutes ces tractations, les Sénateurs ont un match à jouer mardi soir à Buffalo pour conclure un désastreux périple de deux semaines où ils n’ont remporté qu’une victoire et subi cinq revers, dont un en prolongation. Et ils n’ont que cette petite victoire en 12 matches depuis leur retour de Suède.

Blanchis lors de trois de leurs quatre derniers matches, ils ont pris part à un entraînement axé sur des exercices de compétitions entre les Blancs et les Rouges où il s’est compté beaucoup de buts.

« Lors du dernier match (à San Jose samedi), les gars étaient très tendus, ce qui est le signe de joueurs qui veulent trop (gagner) », a-t-il ajouté.

BOUCHER PRÉFÈRE EN RIRE

Deux jours plus tard, Guy Boucher n’en revenait toujours pas du but qui a été refusé à Bobby Ryan samedi à San Jose alors que certains angles des reprises vidéo montraient une rondelle bien au-delà de la ligne des buts.

« Je pensais que le pire que j’ai jamais vu de ma vie est quand (Tom) Pyatt a pris un lancer et que la rondelle a spinné sur la ligne des buts pour partir dans l’autre direction. Mais là, on voit un but clairement sur la caméra, et ce n’est pas un but. Quand les choses sont aussi ridicules, tu ne peux que sourire et passer à autre chose », a-t-il dit.

Le pilote des Sénateurs préférait aussi rire de l’amende de 5000 $ imposée à Alexandre Burrows pour avoir rudoyé Dylan DeMelo lors de ce même match.

« Moi, tant que le joueur n’est pas suspendu... Le reste, c’est à lui de gérer ça. Peut-être que son épouse n’aura pas un cadeau de Noël de 5000 $ ? Ça, ce serait son problème à elle », a-t-il blagué.