Maxime Lajoie bloque le tir de Matt Duchene lors du match des Sénateurs contre les Blue Jackets de Columbus.

Exténué, Maxime Lajoie ira se reposer à Belleville

Maxime Lajoie a besoin de se reposer. C’est pourquoi la direction des Sénateurs lui a offert un voyage... à Belleville.

Le défenseur franco-albertain a été renvoyé dans la Ligue américaine, samedi. «C’est une décision qu’a prise Pierre Dorion», a d’abord lancé Guy Boucher, lors de son dernier contact avec la presse.

Il n’avait pas l’air de trop vouloir s’étendre sur le sujet.

Il a fallu insister, juste un peu, pour que l’entraîneur-chef déballe son sac.

«Maxime est, de loin, celui à qui nous en avons le plus demandé depuis le début de la saison», a-t-il commencé.

À 20 ans, avec une seule saison de hockey professionnel derrière la cravate, on l’a inséré dans le deuxième duo défensif de l’équipe. Il a donc appris son métier à la dure, en se frottant chaque soir aux meilleurs attaquants des clubs adverses.

«Nous lui avons confié cette mission parce qu’il semblait prêt, mentalement. D’autres joueurs avaient besoin de grandir, un peu. Après un mauvais match, après une mauvaise période, Maxime était capable de se relever rapidement», explique Boucher.

Les rigueurs du calendrier de la LNH auront eu raison de lui. Lajoie a marqué son dernier but le 17 décembre. Dans les 24 matches qui ont suivi, il a conservé un différentiel de moins 11.

«Nous avons tous pu constaté qu’il était exténué, continue Boucher. La semaine de relâche lui a fait du bien, mais il avait quand même besoin d’une pause.»

Lajoie a rejoint les Senators de Belleville à temps pour leur match de samedi.

Il a peut-être croisé Christian Wolanin sur l’autoroute. Ce dernier obtiendra une nouvelle opportunité de prouver sa valeur dans la LNH.

«Les choses vont bien à Belleville. Même si plusieurs joueurs ont été rappelés, récemment, l’équipe là-bas continue de gagner», note celui qui a obtenu trois mentions d’aide à son dernier match dans la Ligue américaine.

«Les Sénateurs d’Ottawa ne peuvent plus vraiment penser aux séries, mais je veux jouer avec fierté durant les prochaines semaines. Je veux donner un peu d’espoir aux partisans.» 

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LES SÉNATEURS EN BREF

Pacte de non-agression

Il ne fallait pas s’attendre à ce que Brady et Matthew Tkachuk en viennent aux coups, dimanche, durant leur premier affrontement dans la Ligue nationale de hockey. Les deux coriaces ailiers avaient promis à leurs parents qu’il n’y aurait pas de bagarres. «C’est l’idée de notre père. Il a insisté pour qu’on jure et qu’on se serre la main», confiait Brady, dimanche matin. «Il a fait ça parce que ma mère s’inquiétait. Quand ma mère prend une décision, dans la maison, tout le monde l’écoute», a précisé Matthew. S’il avait fallu qu’un combat éclate, le cadet du clan Tkachuk croit qu’il aurait pu tenir tête à son frangin. «Il a longtemps eu le dessus sur moi dans presque toutes nos confrontations, mais je suis plus grand que lui, maintenant.»

Borowiecki presque prêt

Mark Borowiecki se rapproche d’un retour au jeu. Il n’a pas été capable de récupérer son poste, dimanche, mais ça ne devrait plus tarder. «Nous pourrions le voir dans la mêlée, ce mardi, à Washington», croit Guy Boucher. Le vétéran défenseur a raté les six dernières parties.

Lazar patient

Curtis Lazar est toujours aussi souriant. Les deux journalistes qui l’ont attendu pendant de longues minutes dans le vestiaire des Flames, dimanche matin, ont pu le constater. L’ancien choix de première ronde des Sénateurs a effectué des exercices supplémentaires, à la conclusion de l’entraînement matinal. Il a été rappelé du club école de Stockton le 15 février, mais il n’a toujours pas été utilisé dans un match. «C’est dur, reconnaît-il. Je peux comprendre, dans un certain sens. Les Flames fonctionnent à plein régime. Quand les choses vont aussi bien, les entraîneurs ne veulent pas apporter de changements. Je dois me montrer patient. Je dois être prêt à faire face à toutes les éventualités.» Lazar n’était pas trop heureux de s’en retourner dans les mineures, à l’automne. Il a quand même trouvé un moyen d’en tirer profit. Il a inscrit 36 points en 46 parties, cette saison. «Ç’aurait été bien de pouvoir profiter du momentum. Je ne sais pas trop ce qui s’en vient, pour moi. La date limite des transactions approche», dit-il.