Le moral d'Erik Karlsson est excellent, quelques jours après avoir perdu la finale olympique face au Canada.

Erik Karlsson a retrouvé son aplomb

La dernière fois qu'on l'avait vu au petit écran, avec sa médaille d'argent au cou, Erik Karlsson avait la mine déconfite. Heureusement, il n'a pas eu le coeur brisé trop longtemps.
Trois jours après la finale d'olympique, le joueur de concession des Sénateurs d'Ottawa était de retour au travail. C'est lui qui a insisté pour reprendre sa place, son entraîneur Paul MacLean étant prêt à lui accorder une journée de congé de plus.
Son moral est excellent.
«On joue 82 matches par année dans le seul but de se qualifier pour les séries. Tout le monde ici semble d'attaque, moi aussi. Nous allons trouver une façon d'y arriver», a-t-il promis à la veille de la reprise officielle des activités. Il affrontera ses nombreux compatriotes qui évoluent chez les Red Wings de Détroit, ce soir, au Centre Canadian Tire.
«Tout le monde a l'air content de reprendre le collier. Après notre match contre Détroit, nous allons nous diriger vers Vancouver pour notre match en plein air. Après le voyage dans l'ouest, nous allons passer beaucoup de temps à la maison. Ça va coïncider avec le réchauffement de la température. Vraiment, de bien bonnes choses s'en viennent pour nous.»
On vous le répète, on ne reconnaît plus le jeune homme abattu qui a lancé avec désinvolture à un journaliste qu'il allait vendre sa médaille d'argent sur le site d'enchères eBay.
Le Karlsson qu'on a retrouvé hier a retrouvé son aplomb. Il semble très fier d'avoir mérité le titre de défenseur par excellence du tournoi olympique après avoir inscrit huit points en six parties.
Il n'avait que de bonnes choses à dire à propos de Sotchi et de sa première expérience olympique.
«Avant les Jeux, il y avait beaucoup de scepticisme dans l'air. Quand nous sommes arrivés là-bas, nous étions tous un peu surpris de voir à quel point tout était nickel. Les installations sportives et les endroits réservés aux athlètes étaient superbes. La nourriture était bonne et variée, personne n'a fait d'indigestion. J'ai bien aimé me balader à vélo pendant deux semaines. Je ne pouvais pas me plaindre de la météo», dit-il avec bonne humeur.
Servir d'inspiration
Karlsson est maintenant capable d'évaluer froidement la finale.
Il a conclu, tout simplement, que «les Canadiens ont joué mieux que nous. Nous avons connu une bonne première période. Nous avons obtenu quelques bonnes chances au départ. Si nous avions réussi à marquer le premier but, je présume que le résultat aurait pu être différent. Mais bon. En fin de compte, nous n'avons pas gardé notre meilleure performance pour le dernier match du tournoi. Les Canadiens, oui.»
Karlsson espère que les Suédois ne sont pas trop déçus. Les performances de Mats Sundin et de Nicklas Lidstrom à Nagano, Salt Lake City et Turin lui ont donné le goût de jouer au hockey dans la vie. Il espère avoir inspiré à son tour la nouvelle génération de gamins.
Il espère par ailleurs que les propriétaires de la LNH libéreront leurs joueurs à nouveau dans quatre ans. Pyeongchang, c'est loin et c'est tout près à la fois.
«Tous les joueurs qui sont allés à Sotchi ont adoré leur expérience. Ils veulent tous retourner aux Jeux», assure-t-il. Notre équipe nationale est jeune. Je suis convaincu que nous serons aussi dominants en 2018 que nous l'avons été en 2014.»