Erik Brännström a participé à son premier entraînement, mercredi, à Belleville.

Erik Brännström: une transaction inattendue

BELLEVILLE — Le choc initial n’est même pas encore complètement encaissé. Erik Brännström a rejoint sa nouvelle équipe, tard mardi soir. Il a participé à son premier entraînement, mercredi. Il est encore un peu confus.

Il ne s’attendait jamais à quitter l’organisation des Golden Knights de Vegas, lors de la date limite des transactions.

« Je suis tout ça un peu distraitement, sur Twitter. Je ne m’attendais à rien. Il était assez tard, dans la journée, quand on m’a pris à l’écart pour me dire que je pouvais changer d’organisation. Quelques minutes plus tard, mon téléphone a sonné. C’était mon agent. Tout était réglé », raconte-t-il.

Trente-six heures plus tard, on pouvait encore sentir l’étonnement dans sa voix.

Il était, selon presque tous les palmarès qu’on peut trouver sur le web, le plus bel espoir des Knights.

À 19 ans, il aurait pu disputer une troisième saison dans la Ligue nationale de Suède. Quand il a choisi de quitter son pays natal, il avait clairement l’intention de plonger tête première dans l’ambiance folle du hockey professionnel au Nevada.

« Bien sûr que je me voyais là-bas. C’était le but d’à peu près tous les joueurs qui se sont pointés au camp d’entraînement. Je crois que je me suis plutôt bien comporté dans les matches préparatoires. J’ai ramassé quelques points. Quand ils ont choisi de me renvoyer dans la Ligue américaine... Je pense que j’ai bien joué, encore. J’essayais de faire de mon mieux, soir après soir. Il y a eu des mauvais matches. Chaque joueur connaît des mauvais matches. Je pense que j’ai connu une bonne saison », dit-il, comme s’il cherchait encore des réponses.

On lui a demandé, directement, s’il était déçu.

« Je veux dire... C’est l’organisation qui m’a repêché. C’est clair que ç’aurait été agréable... »

Il se ressaisit alors rapidement, comme presque tous les joueurs qui ont été impliqués dans une transaction avant lui.

« Je veux dire que je suis heureux d’aboutir à Ottawa. Les dirigeants des Sénateurs croient en moi. Ils me l’ont fait savoir. Je vais prendre tout ça comme une belle opportunité », conclut-il.

Belle ambiance

Son nouvel entraîneur, Troy Mann, l’a également placé dans un fauteuil très confortable. À l’entraînement, mercredi, Brännström dirigeait la première unité de l’attaque massive des Senators.

« C’était le rôle de Christian Wolanin, souligne le coach. Tandis qu’il joue à Ottawa, cette responsabilité doit revenir à quelqu’un d’autre. »

En mettant le pied dans l’enceinte du CAA Arena, on sent que l’ambiance est fort positive.

Les sombres perspectives à Ottawa n’ont pas trop l’air d’affecter leurs espoirs. Ces derniers présentent une fiche de 11-0-4 à leurs 15 derniers matches.

« Notre équipe s’est améliorée à la date limite des transactions », souligne Mann, un homme très populaire auprès de ses joueurs.

« La vibe était déjà excellente, depuis quelques semaines. Les résultats sont là pour en témoigner. L’ajout de quelques jeunes joueurs de très grand talent nous donne la confiance nécessaire pour continuer. »

Quand il sautera sur la patinoire pour disputer son prochain match, vendredi, Brännström devra composer avec une forte pression. « Ça ne m’inquiète pas trop. Selon mon expérience, les Suédois sont des gens très terre-à-terre. Erik fait déjà des blagues sur le fait qu’il s’ennuie de la grande ville. »

Le club-école des Golden Knights est à Chicago.

« J’ai hâte de découvrir les attraits touristiques de Belleville », a répété le gamin durant son entretien avec Le Droit.

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Débuts difficiles pour Maxime Lajoie dans la Ligue américaine

Trois journalistes sportifs d’Ottawa se trouvaient à Belleville, mercredi matin. Les trois voulaient parler avec le petit nouveau, Erik Brännström. Un seul a pris le temps de prendre des nouvelles de
Maxime Lajoie.

A-t-on déjà oublié celui qui faisait partie du deuxième duo défensif, à Ottawa, la semaine dernière?

Lajoie se trouve à Belleville pour rétablir sa confiance.

«Ils m’ont expliqué tout ça, vendredi dernier, après le dernier match que j’ai joué, à la maison, contre les Blue Jackets de Columbus. Pierre Dorion, Peter MacTavish et Marc Crawford m’ont dit que je devais retrouver mon swagger, un peu. C’est bien correct», révèle-t-il.

Lajoie ne rechigne pas. Il accepte la décision. Il n’a toutefois pas l’impression que sa confiance faisait défaut. «Pas vraiment. Pas beaucoup, en fait. Peut-être un peu, offensivement. À part ça, je jouais assez bien.»

Lajoie a récolté la moitié de sa production offensive dans les six premières parties de la saison. Dans le dernier mois, il a conservé un différentiel de moins sept.
«J’ai quand même beaucoup amélioré mon jeu défensif. Je suis capable de faire des jeux plus vite, maintenant. Je suis meilleur dans les duels à un contre un face à des gars qui sont plus gros que moi. Dans le positionnement en zone défensive, je me suis amélioré beaucoup. Depuis septembre, je suis content de mon progrès», de résumer celui qui a fêté ses 21 ans en novembre.

Lajoie a joué son premier match de la saison dans la Ligue américaine, samedi soir. «Ça n’a pas été un match facile pour lui, constate l’entraîneur-chef des Senators, Troy Mann. Ce n’était pas un contexte facile, pour lui. Il disputait un troisième match en autant de soirs. De plus, un retour dans les mineures, c’est difficile pour n’importe qui.»

Après avoir passé la dernière semaine à se familiariser avec le système de jeu de Mann, Lajoie est prêt pour un nouveau week-end de hockey. 

«Son attitude est bonne. Je l’ai côtoyé au tournoi des recrues. Il est facile à diriger. C’est l’essentiel.»