Bryan Rust retraite au banc après avoir été frappé par Dion Phaneuf, lundi soir.

Épidémie de blessures au «haut du corps»

(Pittsburgh) Voilà qui est particulier. Les trois joueurs des Penguins qui ont visité l'infirmerie dans les dernières heures ont tous reçu le même diagnostic.
Patric Hornqvist est blessé au « haut du corps ». La durée de son absence se calculera en journées.
Même chose pour Bryan Rust. Blessure au « haut du corps », évaluation quotidienne.
Justin Schultz ? « Haut du corps ». Au jour-le-jour.
Les trois ont fait le voyage à Ottawa en prévision des matches numéro trois et quatre de la finale de l'Association Est.
L'absence de Schultz ferait particulièrement mal.
Les Penguins étaient déjà mal pris. Ils devaient se débrouiller sans leurs deux meilleurs défenseurs, Kristopher Letang et Trevor Daley.
Schultz était en quelque sorte devenu le Général par intérim en leur absence.
« Nous avons une très bonne équipe. Nous ne manquons pas de profondeur. Malgré les blessures, notre formation regroupe tous les ingrédients qui sont nécessaires pour connaître du succès », croit l'entraîneur-chef, Mike Sullivan.
« À ce jour, les blessures n'ont pas trop ralenti notre équipe », acquiesce celui qui deviendrait le nouvel homme de confiance de Sullivan, Brian Dumoulin.
Le costaud Américain du Maine a inscrit seulement deux points en 14 matches éliminatoires, jusqu'ici.
Lundi soir, dans le match numéro deux, il a été le joueur le plus utilisé de son camp. Il a passé 26 minutes et huit secondes sur la glace. Un temps de jeu similaire à celui d'Erik Karlsson.
Afin de remplacer Schultz lors des attaques à cinq, Sullivan pourrait faire appel à un autre vétéran.
Le Suisse Mark Streit devrait être reposé. Il n'a pas disputé un seul match, jusqu'ici, en séries éliminatoires !
« Nous sommes chanceux d'avoir autant de profondeur, insiste Sullivan. Toute l'expérience que possède Streit, c'est quelque chose qui ne s'achète pas. C'est un joueur coriace. Bien sûr qu'il peut nous aider lors des attaques massives. Il peut nous aider à nous défendre lorsque nous nous trouvons dans notre territoire, aussi. Il demeure très efficace quand vient le temps de relancer l'attaque. Ses aptitudes avec la rondelle nous ont permis de remporter quelques matches vers la fin de la saison régulière. S'il est le joueur vers qui je me tournerai, il va continuer à nous aider. »
Kristopher Letang a tiré un trait sur les séries du printemps 2017. Il ne reviendra pas au jeu, c'est certain.
Daley pourrait éventuellement rejoindre l'équipe, si les séries s'étirent un brin. « Il devra d'abord recommencer à patiner avec l'équipe. Pour l'instant, il patine surtout en solo », rappelle Sullivan.
Un malentendu
Evgeni Malkin avait soigneusement évité les micros, les caméras et les calepins depuis le début de la demi-finale. Mardi, les reporters ont finalement réussi à le coincer dans le vestiaire.
Il a bien entendu été question de ses nombreuses prises de bec avec son ailier droit Phil Kessel.
« Ce sont des choses qui arrivent, a-t-il dit. Je dis souvent que le hockey est un sport où les émotions sont vives. C'est un rude sport. »
« Nous jouons deux périodes, c'est toujours 0-0. Nous savons tous qu'il faut marquer des buts. Nous ne sommes pas satisfaits. Tout ça est correct. Nous pouvons nous parler. Après le match, tout est oublié », complète celui qui a finalement préparé le but victorieux  de Kessel, en toute fin de soirée.