Andreas Englund essaie de profiter de l’opportunité qui lui est offerte.

Englund, très patient

Les défenseurs d’expérience des Sénateurs devaient profiter de la pause des Fêtes pour soigner leurs bobos.

Ça n’a pas suffi.

Lorsque l’équipe a sauté sur la patinoire du Centre Canadian Tire, vendredi midi, Dylan DeMelo et Nikita Zaitsev brillaient toujours par leur absence.

Ron Hainsey était sur la glace, mais il était le seul joueur à porter un chandail jaune serin.

Il a été le premier à rentrer au vestiaire, après quelques minutes.

«Il a fait ce qu’on attendait de lui. Il a participé aux premiers exercices», commente D.J. Smith.

«On pourrait le voir dans la mêlée, dimanche. Tout est possible. Tout dépendra de la réponse de son corps. Nous ne voulons surtout pas le pousser à effectuer un retour hâtif, pour le perdre à long terme. Nous serons heureux de le revoir sur la patinoire, mais s’il doit rater nos deux prochaines parties, ce ne sera pas la fin du monde.»

DeMelo et Zaitsev doivent aussi patiner, samedi.

Zaitsev devrait revenir au jeu d’ici 10 jours, annonce l’entraîneur. Dans le cas de DeMelo, c’est moins clair.

«Personne ne devrait s’absenter trop longtemps.»

Une opportunité

En attendant, Andreas Englund essaie de profiter de l’opportunité qui lui est offerte.

La direction des Sénateurs a renvoyé Jean-Christophe Beaudin et Maxime Lajoie à Belleville, à la conclusion du dernier match.

Le jeune géant suédois a réussi à survivre à cette petite vague de coupes. Il a donc continué à encaisser son plein salaire de la LNH pendant la pause. Il était toujours là, vendredi, lorsque l’équipe a repris l’entraînement.

«Je suis quand même retourné à Belleville, étant donné que j’ai élu résidence là-bas au début de la saison. Ma copine était là-bas. Mes parents aussi. Ils ont passé Noël avec nous. C’était bien agréable. Et j’ai pu passer un peu de temps avec Marcus Högberg et Rudolfs Balcers, tant qu’à être dans le coin.»

Englund n’est pas pressé de repartir, maintenant.

Sa patience est récompensée.

En juillet dernier, son premier contrat professionnel est arrivé à échéance. Il avait consacré trois des meilleures années de sa carrière à l’organisation des Sénateurs. On lui avait surtout permis de découvrir Belleville et Binghamton. En tout, il avait joué seulement neuf matches dans la LNH.

Englund aurait pu imiter d’autres espoirs européens. Il aurait pu choisir de retourner chez lui, en Suède, afin de poursuivre sa carrière dans la ligue d’élite de son pays natal.

Il a plutôt choisi de s’accorder une autre chance d’atteindre la meilleure ligue au monde, en paraphant un autre contrat à deux volets.

«Je me sentais bien. Je sais que certains gars préfèrent rentrer à la maison. Moi, j’ai l’impression que je continue à m’améliorer, chaque année. Mon développement se poursuit. Et je demeure convaincu que mon style de jeu est fait sur mesure pour le hockey qu’on pratique en Amérique du Nord», de dire celui qui mesure six pieds et quatre pouces.

Englund pourrait choisir de rentrer en Europe l’an prochain. «J’aurai de nouveau besoin d’un contrat à la fin de l’année. Je veux juste penser à court terme. Ce qui doit arriver, arrivera.»