Anders Nilsson a été solide devant la cage des Sénateurs en bloquant 33 tirs pour permettre à son équipe de remporter un premier match au PNC Arena depuis 2007.

Enfin une victoire pour les Sénateurs en Caroline

RALEIGH — Guy Boucher a très rapidement donné le ton à la journée. « Nous sommes aujourd’hui. Aujourd’hui, ça n’a rien à voir avec le passé », a-t-il déclaré durant sa conférence de presse d’avant-match.

Il n’avait pas envie de parler, encore une fois, de la longue série d’insuccès des Sénateurs d’Ottawa en Caroline.

« Aujourd’hui, on se concentre sur le moment présent », a complété l’entraîneur-chef.

Les jeunes Sénateurs ont accompli quelque chose de gros, quelques heures plus tard. Ils ont vaincu les Hurricanes, 4-1.

Le voyage annuel des pères est bien parti.

N’ayons pas peur des mots, cette victoire représente ni plus ni moins qu’un exploit. Les Sénateurs n’avaient pas remporté un seul match en temps réglementaire, au PNC Arena, depuis le 12 décembre 2007.

Depuis ce soir mémorable, où Dany Heatley avait réussi un doublé, c’était la débandade. Les Sénateurs avaient remporté deux matches en prolongation et subi 15 défaites.

Au lieu de parler des échecs du passé, Boucher voulait nous parler des signes encourageants du moment présent. « Nous jouons du meilleur hockey sur la route », a-t-il noté.

On peut dire que ses protégés ont livré un autre effort complet. Anders Nilsson n’a eu qu’à stopper 33 rondelles pour signer sa quatrième victoire en cinq parties.

Cette victoire leur permet de quitter, temporairement, le sous-sol du classement. Ils ont devancé, d’un coup, les Flyers de Philadelphie, les Kings de Los Angeles et les Red Wings de Detroit.

Quelques pénalités auraient pu coûter cher aux Sénateurs en début de partie. Les spécialistes de l’infériorité numérique n’ont rien donné à leurs adversaires.

« Le résultat du match aurait pu être fort différent si nous avions alloué des buts lors de ces infériorités numériques, croit Nilsson. Les gars ont été solides. Ils ont été bons d’un bout à l’autre de la patinoire. »

Un but, une célébration

Une autre longue séquence un peu gênante a pris fin avant la fin du premier engagement. Quand Magnus Pääjarvi a ouvert la marque, il a mis un terme à une séquence de 18 parties consécutives sans participer au pointage.

Surexcité, il a perdu pied en célébrant son quatrième but de la saison. Il s’est écrasé de façon spectaculaire sur la patinoire. Les rires et les moqueries des bruyants partisans des Canes ne l’ont pas trop dérangé.

« Si j’évalue mon but, je m’accorde la note de sept sur 10. La célébration, par contre, mérite un neuf sur 10 », a-t-il commenté.

« J’étais un peu trop excité de marquer ce but. J’imagine que c’est toujours une bonne chose, quand on réussit à faire rire quelqu’un, dans une journée. »

Dans leur longue série de futilité en Caroline, les Sénateurs ont connu plusieurs soirées où ils ne pouvaient rien créer de bon en zone d’attaque. Dans 12 de leurs 17 parties, ils avaient marqué deux buts ou moins.

L’attaque n’a certainement pas fait défaut, vendredi.

Bobby Ryan, Mark Stone et Christian Wolanin ont imité Pääjarvi. Ils ont, tour à tour, déjoué l’ancien gardien des 67’s d’Ottawa, Petr Mrazek.

Ce but a permis à Stone d’atteindre le plateau des 50 points dans une quatrième saison consécutive.

Son prochain point sera le 300e de sa carrière. Il lui faudra inscrire 305 points pour percer le top-10 des meilleurs marqueurs de l’histoire des Sénateurs.

Le vieux copain de Stone, Cody Ceci, a connu un match de deux points. Il a surtout été solide en défensive.

Zack Smith a lui aussi joué un bon match dans son territoire. Il a préparé le but de Pääjarvi. Ça lui fait quatre points en quatre parties.

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BOROWIECKI ENCORE BLESSÉ

RALEIGH — Il y a un avantage évident à utiliser une formation à sept défenseurs. 

Quand un joueur se blesse, on peut facilement continuer.

Vendredi, Mark Borowiecki n’a pas été capable de terminer le match. Il a subi une blessure au « bas du corps » durant la deuxième période.

Il s’agira de son deuxième séjour à l’infirmerie, cette saison. Il a raté une douzaine de matches, vers la fin de l’automne, parce qu’il a subi une fracture à une main.

Guy Boucher n’a pas l’air trop optimiste de le voir dans la formation débutante, samedi, quand les Sénateurs compléteront leur court voyage en rendant visite aux Blues de Saint-Louis.

« On verra. Cette nouvelle blessure n’a pas l’air trop sérieuse, mais il fallait quand même lui donner un peu de répit. »

Les Sénateurs n’ont pas eu l’air de trop s’ennuyer de leur défenseur d’expérience.

« Défensivement, nous avons livré une grande performance. C’était probablement notre meilleur match d’équipe, depuis mon arrivée. Nous n’avions pas encore joué un match aussi complet », croit Anders Nilsson.

Guy Boucher est d’accord.

« Nous ne voulons surtout pas sacrifier notre attaque, dit Guy Boucher. Cela dit, dans les jeux serrés, nous penchons toujours sur le côté de la défensive. Notre gardien fait du bon travail dernièrement. Nous allouons moins de tirs au but qu’auparavant. Nous allouons un but de moins par match et nous marquons un but de plus par match. Ça explique les victoires qui s’accumulent, récemment. »

Les Sénateurs n’auront pas besoin de rappeler un joueur de Belleville pour compléter le voyage. Ben Harpur est en santé. Il a passé une soirée de plus dans la galerie de la presse, vendredi, mais il est prêt à reprendre son poste.


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