Le repos est une arme, martèle Guy Boucher depuis qu’il est entré en poste à la barre des Sénateurs la saison dernière.

Encore en congé

Le repos est une arme, martèle Guy Boucher depuis qu’il est entré en poste à la barre des Sénateurs la saison dernière.

L’entraîneur-chef québécois n’a pas dérogé à cette philosophie au cours de cette deuxième campagne désastreuse, mais à sa décharge, il a parfois les mains liées.

Alors qu’il aurait peut-être eu le goût de tenir une séance d’entraînement punitive mercredi au retour d’un voyage où son club n’a compté qu’un petit but lors de défaites aux mains du Wild du Minnesota (3-1) et des Blues de St. Louis (3-0), Boucher a plutôt choisi d’accorder une journée de congé à ses joueurs qui sont rentrés dans la capitale le caquet bas tard dans la nuit.

Les joueurs des Sénateurs n’auront donc «travaillé» que trois jours cette semaine une fois qu’ils auront affronté les Bruins jeudi soir. Au lendemain de leur défaite de samedi contre les Maple Leafs, ils n’avaient pas patiné dimanche avant de prendre un vol vers le Minnesota parce que Boucher voulait s’assurer «de garder en santé les joueurs qui le sont». Après la visite de Boston, ils auront une fin de semaine de trois jours et demi pendant que le capitaine Erik Karlsson les représentera au match des Étoiles à Tampa Bay.

Tout ça, alors qu’ils reviennent à peine d’une semaine complète d’inactivité, du 11 au 17 janvier.

Boucher a été critiqué par certains observateurs parce qu’il n’avait pas commandé d’entraînement le mardi 16, comme il aurait pu le faire puisque le congé décrété dans la convention collective liant l’Association des joueurs à la LNH devait être d’un minimum de cinq jours.

Ce qu’il faut savoir cependant, c’est que cette même convention collective oblige les clubs à offrir un minimum de quatre jours de congé par mois aux joueurs, et le mois de janvier n’y fait pas exception malgré toutes les occasions pour ceux-ci d’avoir de petites vacances de leur calendrier exigeant.

Une chose est certaine cependant, Boucher et son personnel d’entraîneurs se sont présentés à leurs bureaux du Centre Canadian Tire mercredi afin de tenter de trouver des solutions aux nombreux problèmes de leur club. «Mon travail n’est pas d’être frustré. Mon travail est de me lever demain et de mettre la main à la pâte à nouveau, ne jamais abandonner. Ce n’est pas seulement mon travail, c’est dans ma nature. C’est ce que j’ai toujours fait et je vais continuer à le faire. Nous allons aller au travail (mercredi) et nous allons mettre des solutions de l’avant. On va savoir où on s’en va pour le prochain match. Le personnel d’entraîneurs travaille chaque jour pour aider les joueurs à grandir, certains le font, d’autres pas tant que ça», a déclaré Boucher lors de son point de presse d’après-match à St. Louis mardi soir.

«Il reste beaucoup de hockey à jouer (36 matches), et certains gars doivent nous montrer des choses alors qu’on doit prendre des décisions de match en match, mais aussi des décisions à long terme. Présentement, on regarde l’attitude, l’éthique de travail et la discipline des joueurs... On voit tous les jours ce qu’on a et ce qui nous manque, on prend des notes et on va trouver des places pour les gars qui méritent de rester avec nous», a aussi mentionné Boucher, qui se disait satisfait du jeu de joueurs rappelés comme Colin White et Chris DiDomenico.