Ryan Dzingel n’est qu’à deux points de son sommet de 41 points établi la saison dernière.

Dzingel ne s’inquiète pas

À trois semaines de la date limite pour les échanges, Ryan Dzingel est très serein.

L’attaquant des Sénateurs d’Ottawa reçoit moins d’attention que ses coéquipiers Mark Stone et Matt Duchene alors que les dossiers de négociations de prolongations de contrat avec eux semblent prioritaires pour le directeur général Pierre Dorion, et ça lui va de cette façon.

L’auteur de 20 buts pour une deuxième saison consécutive est heureux dans sa vie privée, alors qu’il a profité de la récente pause dans le calendrier pour se fiancer avec sa copine Elise Lobb, une golfeuse professionnelle. Il ne s’inquiète pas trop pour le reste, alors qu’il se doute bien qu’il sera payé à sa juste valeur, que ce soit par les Sénateurs ou un autre club.

« C’est évident que nous sommes des êtres humains et ça [les questions de contrats] nous trotte dans le derrière de la tête. Mais en même temps, j’ai de bonnes choses qui se passent dans ma vie avec mes fiançailles. Il y a bien des choses qui me permettent de me changer les idées », confiait Dzingel récemment au Droit.


«  C’est un jeu d’attente maintenant où tu dois contrôler ce que tu peux contrôler. [...] On va voir, je suis certain que quelque chose va arriver d’ici une couple de semaines.  »
Ryan Dzingel

L’Américain de 26 ans originaire de la région de Chicago écoule la deuxième et dernière année d’un contrat de deux ans qui lui rapporte 1,8 million $ et on peut présumer que son agent Edward Ward, de Newport Sports, voudra doubler, sinon tripler, ce salaire dans le cadre d’une entente à long terme pour demeurer à Ottawa.

Reste à voir si Dorion est prêt à s’engager de cette façon avec ce choix de septième ronde en 2011 qui a des carences défensives (différentiel de moins-13 cette saison, moins-17 l’an dernier). Il semble y avoir eu peu de pourparlers pendant que toute l’attention est tournée vers Stone et Duchene, les deux piliers qui pourraient eux aussi être des joueurs autonomes sans compensation le 1er juillet prochain.

« C’est évident qu’il y a deux gros gars [à mettre sous contrat] ici. Quand tu joues au hockey, tu es conscient des gars qui t’entourent. Ce sont des gros noms. On va les laisser régler leurs affaires et on va voir après ce qu’on va faire. Les gens me demandent si je suis nerveux ou si je trouve ça bizarre, mais j’essaie de me concentrer sur le hockey et le reste va se régler de soi-même. Je n’y pense pas trop et je ne suis pas nerveux », mentionne-t-il.

En comptant son 20e but de la saison contre les Coyotes lors du dernier match avant la pause, puis en ajoutant une 19e passe à sa fiche (un sommet en carrière) vendredi à Pittsburgh, Dzingel n’est qu’à deux points de son sommet de 41 points établi la saison dernière, avec encore 29 matches à jouer en saison régulière.

« Si je connaissais une saison difficile, ça me traverserait l’esprit plus souvent probablement. Mais je joue bien et il se passe de bonnes choses au point de vue familial et avec ma fiancée maintenant. Mon agent est dans la même agence que celui de Stoney, donc il a participé à différentes réunions. C’est un jeu d’attente maintenant où tu dois contrôler ce que tu peux contrôler. Ce qui doit arriver va arriver, c’est comme ça que je mène ma vie. On va voir, je suis certain que quelque chose va arriver d’ici une couple de semaines », a ajouté Dzingel, qui entend se marier à l’été 2020.

Chaque jour qui passe fait augmenter la probabilité que les trois meilleurs attaquants des Sénateurs soient échangés d’ici au 25 février, date limite des transactions.