À l’instar du « grand club », les Senators de Belleville ont connu une saison difficile à leur première année dans la Ligue américaine de Hockey. ­

Dure saison à Belleville aussi

Comme à Ottawa, la saison qui s’est terminée dimanche n’a pas été facile pour les Senators de Belleville.

La nouvelle formation de la Ligue américaine de hockey a terminé au sixième rang (devançant seulement le Rocket de Laval, club-école du Canadien de Montréal) de la division Nord de ce circuit, et au 28e rang sur 30 clubs avec un dossier de 29-42-5 pour 63 points de classement en 76 matches. Leur pourcentage de victoire de, 414 était tout juste supérieur à celui de, 408 du « grand club ».

L’équipe dirigée pour une deuxième année de suite par Kurt Kleinendorst a tout juste fait mieux qu’à sa dernière saison à Binghamton l’an passé (dossier de 28-44-4, 60 points).

Le directeur général adjoint des Sénateurs Randy Lee, qui est responsable du club de Belleville, n’a pas retourné un message du Droit lundi, mais il a déclaré en entrevue à la radio de CJBQ qui diffuse les parties des « petits Senators » qu’il est quand même satisfait de leur campagne 2017-2018.

« D’un point de vue de développement des joueurs, la saison a été très bonne. Nous avons étudié tous les joueurs et il y en a peut-être deux pour qui j’ai des inquiétudes, qui n’ont pas progressé au point où je pensais qu’ils l’auraient fait, a-t-il déclaré. J’aime le fait que nos jeunes joueurs se sont améliorés, ils ont joué beaucoup de minutes et tous ceux qui ont monté à Ottawa ont fait bonne figure, selon nos entraîneurs à Ottawa. »

Pas moins de 17 joueurs qui ont passé du temps à Belleville ont été rappelés à un moment ou un autre par le club de la capitale nationale, la meilleure histoire à succès étant évidemment le défenseur recrue Thomas Chabot, qui a fait un séjour de 13 matches à Belleville en début de saison avant de s’imposer à la ligne bleue de l’équipe pour le reste de la saison, avec ses 9 buts et 25 points en 63 matches dans la LNH.

Mais il y en a d’autres, a noté Lee. « Max McCormick s’est établi comme un joueur de la LNH à tous les jours. Ben Harpur a été récompensé avec un contrat à sens unique de deux ans. C’est phénoménal qu’un total de 17 joueurs aient été rappelés à Ottawa à un moment ou un autre, ils ont bien fait », dit-il.

Celui-ci explique les difficultés à gagner au niveau de la LAH notamment par des problèmes devant le filet, une lacune que le club pensait avoir réglée en mettant sous contrat l’ancien de la KHL Danny Taylor.

« Il y a eu des problèmes devant le filet alors qu’il a fallu gérer quatre gardiens, ce qui était de la faute de la direction, et non des gardiens », estime-t-il. L’ancien Sénateur Andrew Hammond a passé une bonne partie de la saison à Belleville même après avoir été cédé à l’Avalanche du Colorado dans l’échange de Matt Duchene, alors que l’espoir Marcus Hogberg ainsi que Chris Driedger se sont promené entre Belleville et Brampton, dans la ligue East Coast. Et ça, c’était avant l’arrivée dans le portrait de l’espoir de 19 ans acquis dans la transaction qui a envoyé Derick Brassard à Pittsburgh, Filip Gustavsson, qui a bien fait en fin de saison (fiche de 2-4, moyenne de 3,01 et taux d’efficacité de, 912 en sept matches).

« Nos unités spéciales n’ont pas été assez bonnes non plus, on sait ça. On pensait avoir un club capable d’aspirer à une participation aux séries, on va maintenant décortiquer tout ça pour déterminer pourquoi ça n’est pas arrivé », a ajouté Lee.

À la fin de la campagne, Lee et Kleinendorst ont nommé Jim O’Brien en tant que joueur le plus utile au club, Colin White comme recrue par excellence et Patrick Sieloff à titre de meilleur défenseur de l’équipe. Filip Chlapik a été le meilleur compteur de l’équipe avec 32 points, dont 11 buts, en 52 matches. Meilleur buteur avec 20 buts, l’attaquant Gabriel Gagné « a eu d’excellents moments au cours de la saison, mais il a encore beaucoup de travail à faire sur son jeu », estime Lee.