Rappelé samedi, Drake Batherson ignore combien de temps il passera avec les Sénateurs.

Duclair blessé, Batherson rappelé par les Sénateurs

Drake Batherson n’a pas vraiment eu le temps de bien préparer son voyage à Ottawa.

La rencontre d’équipe des Senators de Belleville venait de se terminer, samedi matin. On lui a demandé de quitter l’aréna en vitesse parce que le grand club avait besoin de lui.

« J’ai ramassé quelques effets personnels dans un sac de voyage. J’ai enfilé un complet. Je me suis mis en route. »

Les Sénateurs ne veulent pas jouer au yo-yo avec leur espoir numéro un. Pierre Dorion s’est exprimé clairement.

Quand on le rappellera, ce sera pour de bon, a-t-il mentionné à quelques reprises.

La donne a possiblement changé, ce week-end.

Le meilleur marqueur des Sénateurs, Anthony Duclair, est soudainement tombé au combat. Une blessure au bas du corps, dont on ne connaît pas l’origine.

On nous dit qu’il ne devrait pas s’absenter trop longtemps.

Qui de mieux placer, pour remplacer le meilleur marqueur de l’équipe, que le meilleur marqueur de toute la Ligue américaine ?

Avec 41 points en 33 parties, Batherson a pas mal prouvé tout ce qu’il pouvait prouver à Belleville.

Personne ne sait, pour l’instant, si Duclair sera en mesure d’affronter les Capitals à Washington.

L’ailier québécois brillait par son absence, dimanche, lors du concours annuel d’habiletés.

Batherson ne sait pas grand-chose. « Je vais me présenter ici, chaque jour, tant qu’on aura besoin de moi », annonce-t-il.

Batherson peut quand même tendre l’oreille pour écouter ce qu’on dit à son sujet.

Samedi, au terme d’un match où il a récolté une mention d’aide, D.J. Smith a sorti l’encensoir.

La recrue patine beaucoup mieux qu’en septembre, semble-t-il.

« C’est normal, réagit Batherson. J’ai une bonne trentaine de parties derrière la cravate, maintenant. À l’approche de la mi-saison, tous les joueurs devraient se sentir bien, physiquement. Moi, en tout cas, je me sens très bien. »

Smith a également apprécié le travail de sa recrue lors des unités spéciales.

« Je ne crois pas qu’un autre joueur de notre équipe a réussi autant de bons jeux, durant les attaques massives, en travaillant le long de la rampe. »

« J’ai été très impressionné par son travail. »

Face à ce nouveau compliment, Batherson joue à nouveau la carte de la modestie.

« On me demande de travailler le long des rampes, en supériorité numérique, à Belleville, depuis le début de l’année », dit-il.

« Quand j’étais au Championnat du monde de hockey junior, on me demandait de travailler devant le filet adverse. Sinon, toute ma vie, j’ai travaillé sur les flancs lors des attaques massives. Je suis donc très à l’aise. »

D.J. Smith rappelle que la décision de garder Batherson à Ottawa appartient à Dorion. « Il prendra la meilleure décision en pensant aux meilleurs intérêts du jeune homme. »

Voyages

Batherson était toujours à Ottawa, dimanche. Si rien ne change, il enfilera son seul complet pour se rendre au Centre Canadian Tire, lundi matin. Les Sénateurs vont s’entraîner avant de partir pour passer une grosse semaine sur la route.

Un bien petit voyage, si on le compare à celui que les Senators de Belleville s’apprêtent à faire.

Ces derniers passeront deux semaines à voyager, entre le 10 et le 24 janvier. Rochester, Utica, Winnipeg, le Michigan, Rockford et Milwaukee.

Pas exactement le Club Med !

« Chaque équipe de la Ligue américaine a un voyage comme celui-là durant sa saison », constate le jeune homme.

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LES SENS EN BREF

Des jeunes et des moins jeunes

Un dernier mot sur le concours d’habiletés. Sans être directement impliqué dans l’activité, D.J. Smith était un spectateur attentif. 

Chaque année, on invite de jeunes hockeyeurs de la région à prendre part aux différentes épreuves. Cette année, son fils adolescent en faisait partie. 

« Il doit certainement s’imaginer qu’il est à sa place, parmi les joueurs de la LNH. Moi, je sais qu’il lui reste encore beaucoup de travail à faire », commente-t-il. Smith voit d’un bon œil cette journée, durant laquelle on retrouve toujours de nombreux enfants dans les gradins. 

« Quand j’étais petit, j’avais la chance de voir Steve Yzerman jouer dans la région de Détroit. Dans des journées comme celle-ci, de jeunes partisans découvrent des joueurs qu’ils vont encourager et qu’ils vont aimer durant les 20 prochaines années. »


Coups de tête interdits !

Ça fait partie des choses qu’on ne peut pas vraiment savoir, parce que ça ne se produit à peu près jamais. 

Colin White a marqué un but de façon inusitée, en fin de match, samedi. Il a frappé une rondelle libre avec sa tête, à la manière d’un joueur de soccer. Sur un terrain gazonné, on peut marquer avec sa tête. 

Sur une patinoire, ça ne passe pas. Les officiels ont refusé le but. « Moi, je savais qu’il était interdit de frapper la rondelle avec sa tête. Je gardais les doigts croisés. 

Je me disais que les officiels allaient peut-être s’imaginer qu’il s’agissait d’un coup de tête accidentel. En fin de compte, je crois qu’ils ont pris la bonne décision », a indiqué Smith après la rencontre. 

Au début du temps des Fêtes, l’entraîneur-chef a prédit une « grosse année 2020 » pour son attaquant américain.


Sept minutes pour Boedker

Petit détail qui est presque passé inaperçu. Samedi, les Sénateurs ont finalement utilisé Mikkel Boedker. L’attaquant danois de 30 ans n’avait pas enfilé l’uniforme une seule fois depuis le 25 novembre. 

« Boedz a été un très bon pro, jusqu’à maintenant. Il a connu une belle carrière. Même s’il ne joue pas souvent, cette année, il ne se plaint jamais », dit Smith. 

Face au Lightning, Boedker a joué sept minutes.