Anthony Duclair a participé à une vidéoconférence en français organisée de la LNH, jeudi, en compagnie des Québécois David Perron, Kristopher Letang et Pierre-Luc Dubois.
Anthony Duclair a participé à une vidéoconférence en français organisée de la LNH, jeudi, en compagnie des Québécois David Perron, Kristopher Letang et Pierre-Luc Dubois.

Duclair a hâte de savoir si Lafrenière sera un Sénateur

Il n’a pas dit s’il tente sa chance sur des simulateurs de loterie comme son patron Pierre Dorion, mais Anthony Duclair est fort intéressé par le prochain repêchage amateur de la LNH, a-t-il révélé jeudi lors d’une vidéoconférence en français de la LNH à laquelle il a participé avec Kristopher Letang, David Perron et Pierre-Luc Dubois.

L’attaquant des Sénateurs d’Ottawa est évidemment curieux de voir où l’espoir québécois Alexis Lafrenière va aboutir, lui qui est l’espoir numéro un en vue de l’encan que le circuit Bettman espère tenir en juin, probablement en ligne comme le repêchage de la NFL de jeudi plutôt qu’au Centre Bell de Montréal comme prévu, pandémie de la COVID-19 oblige.

«J’ai vraiment hâte de voir. Ce n’est pas à chaque année qu’une équipe a potentiellement deux choix dans le top-5. C’est sur que c’est excitant pour nous en tant qu’organisation. On voit tous les prospects qui s’en viennent, avec évidemment un gars comme Alexis Lafrenière, on parle beaucoup de lui, un Québécois de chez nous qui pourrait potentiellement être un Sénateur d’Ottawa. Ce serait le fun, mais en même temps, comme joueur, tu écoutes ça sans savoir ce qui va arriver. On va suivre ça de très proche», a-t-il commenté en réponse à une question du Droit.

En détenant leur choix et celui des Sharks de San Jose, les Sénateurs auront 25 % des chances (13,5 et 11,5 pour chaque choix) de remporter la «loto Lafrenière», en présumant que les règles de celle-ci ne seront pas modifiées en fonction des décisions qui seront prises concernant le reste de la saison et la tenue de potentielles séries éliminatoires.

Alexis Lafrenière

Ancien coéquipier de Duclair à Columbus, Pierre-Luc Dubois, qui avait été le troisième choix au total de son repêchage en 2016, a offert quelques conseils à Lafrenière, qu’il connaît un peu puisqu’il jouait avec un de ses amis à Rimouski. «Je l’ai vu un peu l’été passé. Il fait beaucoup de bonnes choses en ce moment, et c’est juste pour lui de continuer à travailler fort et rester soi-même. Il y a une raison pourquoi il est rendu là aujourd’hui et pourquoi c’est peut-être le meilleur joueur de son âge au monde. Il n’a qu’à continuer comme ça et écouter ses vétérans quand il va rentrer dans une équipe pour son premier camp. Il a une bonne tête sur les épaules, il va savoir comment faire», a-t-il noté.

Duclair avait de bons mots pour un futur coéquipier de Dubois, le Russe Mikhaïl Grigorenko, qui s’est entendu avec les Blue Jackets cette semaine pour revenir en Amérique du Nord, après des passages peu fructueux à Buffalo et au Colorado. «À 16 ans avec les Remparts (de Québec), j’ai joué sur un trio avec lui et Frédérick Roy. Il était tellement talentueux, un gros gars qui protège bien la rondelle. Je ne l’ai pas vu depuis une couple d’années, je ne sais pas s’il s’est amélioré. C’est certain qu’il va apporter de l’offensive à Columbus», a mentionné Duclair, sans aborder la question de savoir comment ce joueur énigmatique va répondre sous les ordres de l’entraîneur John Tortorella.

Concernant l’interruption d’une saison où il était le meilleur buteur de son club avec ses 23 filets, Duclair aimerait avoir l’occasion de disputer les 11 derniers matches qui restaient au calendrier de son club. «C’est certain que comme athlète, on aimerait ça reprendre la saison le plus vite possible, spécialement de la façon dont ma saison personnellement allait. C’est certain que ce serait difficile de retrouver la game shape, mais c’est certain que j’aurais aimer finir la saison, c’est sûr», a-t-il dit.

Anthony Duclair

En attendant, il garde la forme du mieux qu’il le peut en s’entraînant en solitaire dans son condo d’Ottawa, «en ne faisant pas trop de bruit parce qu’il y a des gens qui habitent en dessous de moi», a-t-il relaté. Il participe aussi à une vidéoconférence Zoom hebdomadaire avec ses coéquipiers des Sénateurs, dirigés par l’entraîneur responsable du conditionnement physique Chris Schwarz.

Sa famille à Montréal n’a pas été affectée par le nouveau coronavirus, a-t-il indiqué. Letang, le défenseur étoiles des Penguins de Pittsburgh, a pour sa part laissé entendre que les deux parents de son épouse sont médecins et qu’ils sont donc sur les premières lignes. Ils l’avaient d’ailleurs averti que la pandémie aurait un impact majeur sur la vie de tous les jours pendant plusieurs semaines ou mois.