Complètement rétabli, Matt Duchene revient au jeu après une absence de six parties.

Duchene reprend sa place

NEWARK — En fin de compte, la vie sans Matt Duchene, ce n’est pas si terrible.

Les gens qui gravitent autour des Sénateurs d’Ottawa craignaient le pire, au début du mois, lorsque le centre numéro un de l’équipe a subi une élongation musculaire à l’aine.

Cette jeune formation si fragile pouvait-elle survivre, durant une période prolongée, sans son joueur le plus talentueux ?

En fin de compte, Duchene a raté six parties. Les Sénateurs ont trouvé le moyen d’en gagner trois. Ils ont subi un de leurs trois revers en prolongation.

Une récolte de sept points sur une possibilité de 12, ce n’est pas la mer à boire.

Ce n’est pas mauvais, non plus.

L’ambiance était pourtant joyeuse, jeudi matin, au Centre Canadian Tire, lorsque Duchene a confirmé qu’il serait du prochain voyage.

Il récupérera son poste, vendredi soir, lorsque les Sénateurs rendront visite aux Devils du New Jersey.

« Nous formons quand même une meilleure équipe lorsqu’il est à nos côtés », rappelle Guy Boucher.

« Nous évoluons dans une ligue où, souvent, un seul but peut faire pencher la balance dans un match. Matt récolte plus d’un point par match, en moyenne. C’est aussi simple que ça. Sa présence peut faire la différence. »

« Il est un pilier. Il peut changer à lui seul l’allure d’un match. Quand il est parmi nous, nos adversaires doivent ajuster leurs plans de match en conséquence. »

« Il va surtout permettre à d’autres joueurs de se reposer, un peu. Nous allons pouvoir distribuer le temps de jeu de manière plus équitable. Certains joueurs en auront un peu moins dans leur assiette. Ça devrait nous donner une meilleure chance d’offrir un effort collectif complet, pendant 60 minutes. »

Complètement rétabli, Duchene ne se préoccupe pas trop de l’effort collectif complet.

« Je veux simplement recommencer à jouer comme je jouais avant de me blesser », dit-il.

Il a obtenu seulement une mention d’aide en trois parties, en décembre.


« Dans ma tête, j’ai l’impression que je suis sur la touche depuis environ deux mois ! »
Matt Duchene

Une toute petite baisse de régime, pour celui qui avait inscrit 21 points – huit buts, 13 mentions d’aide – à ses 13 dernières parties, en novembre.

La nature de sa blessure l’a contraint à l’inactivité pendant quelques jours.

Les joueurs de hockey sont des gens extrêmement routiniers. Une période d’inactivité de quelques jours peut facilement leur jouer dans la tête.

« Séjourner sur la liste des blessés, c’est dur », a reconnu le principal intéressé.

« Je sais que j’ai raté quelques semaines de travail, à peine. Dans ma tête, j’ai l’impression que je suis sur la touche depuis environ deux mois ! »

Faiblesse en attaque

En l’absence de Duchene, les Sénateurs ont réussi à limiter les dégâts en défensive. Ils ont alloué seulement 16 buts en six parties. Près du tiers de ces buts ont été marqués durant une seule soirée, le 14 décembre. On s’en souvient. Ils n’ont simplement pas été capables de contenir les rapides et dangereux Canadiens de Montréal.

L’attaque, en revanche, se trouve dans un léger creux de vague.

« Les gars ont été tout simplement incroyables, croit Duchene. Ils se sont fort bien débrouillés. Le calendrier n’était pas le plus facile. Nous avons eu à jouer deux matches en autant de soirs. Ils ont pu combattre la fatigue, aller chercher des points en prolongation. »

« J’étais clairement leur plus grand cheerleader. Je criais très fort dans le salon des joueurs, quand nous étions à domicile. Je faisais de même, dans mon salon, lorsqu’ils étaient sur la route. »

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DEMELO PATINE, MAIS JOUERA-T-IL?

Le retour au jeu de Matt Duchene semble assuré. Celui de Dylan DeMelo, c’est moins clair.

Le défenseur droitier a survécu à une séance d’entraînement complète, jeudi. Il a complété tous les exercices aux côtés de son partenaire régulier, Thomas Chabot.

« Je ne sais pas trop si ça signifie qu’il pourra jouer. Je dois parler aux thérapeutes, tout ça », commente Guy Boucher.

Une seule chose est certaine. « Qu’il soit en mesure de jouer ou pas, je vais probablement utiliser une formation à 11 attaquants et sept défenseurs. »

Boucher applique cette formule de plus en plus souvent. On ne sent définitivement pas un très haut niveau de confiance envers ses attaquants de quatrième trio.

Lundi, dans la victoire contre les Predators de Nashville, Tom Pyatt et Drake Batherson ont passé moins de 11 minutes sur la patinoire.

Si DeMelo joue, Boucher aura une délicate décision à prendre. Il devra laisser un de ses défenseurs de soutien de côté.

Lundi, contre Nashville, Mark Borowiecki, Justin Falk, Christian Jaros et Maxime Lajoie ont été les moins utilisés.