« On a un match contre les Jets de Winnipeg demain et c’est ça l’important. C’est comme ça qu’on approche la situation », affirme Matt Duchene à propos des nouveaux contrats éventuels.

Duchene à l’aise avec Brisson

WINNIPEG — Une autre journée est passée sans qu’il y ait de développement dans la saga des trois Sénateurs d’Ottawa qui ont besoin de nouveaux contrats sinon ils devraient être échangés, les Mark Stone, Matt Duchene et Ryan Dzingel.

Ce dernier n’a pas patiné avec ses coéquipiers lors de l’entraînement du club au Bell MTS Place, mais c’est parce qu’il a été blessé légèrement la veille dans un revers de 3-2 à Detroit, rentrant au vestiaire brièvement en deuxième période. Il n’avait pas été échangé, pas encore en tout cas.

Stone a filé à l’anglaise après la pratique dans son patelin, ce qui fait que Duchene a été le seul à faire face aux médias, même s’il n’avait rien de nouveau à dire sur sa situation.

Comme il le fait depuis le début de cette saga, soit depuis le début de la saison, il a répondu patiemment à toutes les questions.

Pour changer des questions concernant les négociations de contrat qui ne semblent aller nulle part, à moins de 10 jours de la date limite pour les échanges dans la LNH, Le Droit l’a plutôt amené à relater comment il est devenu un client de Pat Brisson, le puissant agent qui est un ancien des Olympiques de Hull.

« Quand nous avons fait des entrevues (avec des agents), il est venu me voir à Haliburton en partant de Los Angeles. Ça avait une belle touche qu’il fasse ça, évidemment, a-t-il raconté. Ce que j’aime avec lui, c’est que le côté personnel et le côté affaires sont bien alignés avec mes valeurs personnelles. Je me suis senti à l’aise avec lui immédiatement. Je me suis engagé avec lui presqu’immédiatement. Je n’avais pas d’agent à ma première année dans la LHOntario, on avait attendu à l’été suivant et ça s’était avéré une bonne chose parce que ma situation avait changé beaucoup après ma première année dans la LHO, par rapport à mon année de repêchage en sortant du hockey mineur. »

Duchene avait été le cinquième choix au total du repêchage ontarien de 2007, par le Battalion de Brampton. Il a ensuite été le troisième choix au total du repêchage de la LNH de 2009, par l’Avalanche du Colorado.

Même si Brisson n’a pas fait carrière chez les professionnels — sauf pour une saison en Europe — après son passage dans la LHJMQ, à Verdun, Drummondville et Hull, Duchene s’identifiait avec son parcours non-traditionnel pour arriver au sommet de sa profession, lui qui avait commencé sa carrière à Los Angeles en lavant des voitures pendant qu’il couchait sur le sofa de Luc Robitaille, son ancien compagnon de trio des Olympiques.

« J’aime le fait qu’il garde les choses en perspective, même s’il fait beaucoup d’argent maintenant et qu’il a connu beaucoup de succès. Il est parti d’une petite ville, Valleyfield, et il a grandi d’une manière similaire à la mienne. Il a travaillé fort pour avancer dans la vie, ça paraît encore dans nos conversations. Nos personnalités et nos valeurs se rejoignent beaucoup et j’ai toujours été à l’aise avec lui. C’est inspirant de voir à quel point il a travaillé fort, partant de rien pour créer sa propre entreprise (l’agence CAA Sports). Et il traite tout le monde de la même manière, ça n’a pas changé pour moi depuis mes années chez les juniors jusqu’à maintenant », a-t-il ajouté à ce sujet.

Pour ce qui est de la suite des choses, Duchene n’avait pas grand-chose de nouveau à rapporter vendredi. « On a un match contre les Jets de Winnipeg demain et c’est ça l’important. C’est comme ça qu’on approche la situation. “Zing” (Dzingel) a eu une journée d’entretien et c’est tout », a-t-il dit.

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L'ENVERS DE LA MÉDAILLE POUR DEMELO

Au lendemain du revers de 3-2 contre les Red Wings où son revirement coûteux avait coûté ce qui devait s’avérer le but de la victoire de Detroit, le défenseur Dylan DeMelo avait tourné la page et préférait de beaucoup parler de la situation dans laquelle son club se retrouve à l’approche de la date limite des échanges.

«J’ai vécu la situation inverse l’an dernier (à San Jose) où on cherchait à s’améliorer à la date limite. On était dans l’avion quand le club avait acquis Evander Kane et nous étions pas mal contents. Il y avait peut-être quelques jeunes qui craignaient d’être échangés, mais en général, c’était une sensation différente. Là, il y a des rumeurs qu’on pourrait possiblement perdre quelques gars. On va voir... Ce n’est pas quelque chose dont on parle dans le vestiaire entre nous», a indiqué le défenseur qui est le partenaire régulier de Thomas Chabot.