Les Sénateurs ont trouvé le moyen de s’amuser, devant les quelques milliers de partisans qui ont passé leur soirée de jeudi au Centre Canadian Tire.

Du plaisir malgré tout

Le concours annuel d’habiletés des Sénateurs d’Ottawa est arrivé à un bien curieux moment.

Depuis plusieurs années, l’événement se tient durant le temps des Fêtes. Deux groupes sont formés au sein de l’équipe. Les joueurs s’affrontent dans une série d’épreuves où la vitesse, la précision et la puissance sont mesurées.

Règle générale, les joueurs ont l’air de bien s’amuser.

On se demandait si les joueurs s’amuseraient, cette année, alors qu’ils traversent la pire séquence de toute la saison.

Ils ont encaissé, mercredi soir, un sixième revers consécutif.

Ils ont remporté seulement trois de leurs 14 dernières parties.

Ils sont engagés dans une lutte à trois, avec les Blues de Saint-Louis et les Flyers de Philadelphie, pour le 31e et dernier rang du classement général.

Bref, ça va mal.

Les Sénateurs ont quand même trouvé le moyen de s’amuser, devant les quelques milliers de partisans qui ont passé leur soirée de jeudi au Centre Canadian Tire.

« On essaie présentement de ne pas s’écraser, annonce l’assistant-capitaine Mark Stone. Nous devons continuer de compétitionner. Le travail d’un hockeyeur consiste à travailler dans le but de gagner des matches. Il faut continuer à faire tout en notre possible pour gagner, quoiqu’il arrive. »

Pageau, nilsson

Le bonheur se lisait entre autres dans le visage de Jean-Gabriel Pageau, tout au long de la soirée.

Le Gatinois a joué un rôle modeste dans la victoire de son équipe. Il était juste heureux de participer. Il était heureux d’entendre les applaudissements de la foule.

« J’ai reçu de bonnes nouvelles, mercredi, lors de mon rendez-vous avec le chirurgien. Tout est beau », claironnait-il à son retour au vestiaire.

Peut-on envisager un retour au jeu ce week-end ? Les Sénateurs auront deux matches à jouer en autant de jours, samedi et dimanche. Le Wild du Minnesota et les Hurricanes de la Caroline s’arrêteront au CCT.

« Je dois m’auto-évaluer de façon honnête. Je me sens très bien. Ma condition physique est bonne. Je dois quand même m’assurer de ne pas revenir au jeu trop rapidement. »

« C’était quand même agréable d’être sur la patinoire, ce soir. C’était bien agréable de sentir le soutien des partisans. Ils ne m’ont jamais lâché. Je vais prendre part à une autre séance d’entraînement avec les boys, vendredi. On ré-évaluera ma situation par la suite. »

Anders Nilsson a lui aussi fait partie de l’équipe gagnante.

Le nouveau gardien, acquis dans une transaction avec les Canucks de Vancouver la veille, a même été impliqué dans le concours du patineur le plus rapide. Il a complété son tour de patinoire de manière respectable, en 19,68 secondes.

« C’était surtout une bonne chose, pour moi, de passer quelques heures dans le vestiaire. J’ai eu la chance de serrer des mains et de plaisanter avec les autres. Je suis un peu arrivé comme un cheveu sur la soupe, hier. Je ne voulais pas commencer à déranger les gars, deux heures avant de jouer notre match », dit-il.

« Je viens de vivre 24 heures complètement folles. La poussière retombe tranquillement. J’ai l’impression que l’ambiance est bonne, dans le vestiaire. Je suis content d’obtenir une opportunité de faire mes preuves, ici. »

Le Suédois de 28 ans devrait avoir la chance de jouer un premier match avec sa nouvelle formation, ce week-end.

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Nick Paul remporte les deux compétitions les plus importantes

Le patineur le plus rapide des Sénateurs est un joueur qui a passé l’automne à faire la navette entre Ottawa et Belleville.

Le joueur qui possède le lancer le plus puissant? C’est un type qui a marqué seulement deux buts, cette saison. Deux buts marqués dans la Ligue américaine, faut-il préciser.

Nick Paul est à la fois le joueur qui patine le plus vite et qui décoche les lancers les plus puissants chez les Sénateurs, selon les résultats du concours d’habiletés.

Il a même fracassé un record d’équipe.

Fredrik Claesson détenait depuis deux ans le titre du joueur au lancer le plus puissant de l’histoire des Sénateurs. Il avait décoché un boulet de canon de 106,9 miles à l’heure lors du concours d’habiletés de 2016.

Paul l’a battu, deux fois plutôt qu’une.

Lorsqu’on lui a donné une première opportunité de tirer, jeudi, le radar a montré 107,2 miles à l’heure.

Il s’est exécuté à nouveau, une minute plus tard. Cette fois il a obtenu 108,3 miles à l’heure.

«Quand j’étais petit, mon père avait fait l’achat d’un radar pour que je puisse mesurer la puissance de mes lancers sur notre patinoire extérieure. J’ai passé des heures et des heures à frapper dans des rondelles, à la recherche de mon meilleur score. J’ai toujours su que j’avais un bon lancer frappé», a raconté Paul après coup.

Depuis le début de sa carrière dans les rangs professionnels, Paul n’avait pas trop souvent eu la chance de mesurer la puissance de son tir. Il ne pouvait donc pas savoir à quel point il avait progressé.

«Quand j’ai vu mon score, après mon premier lancer, j’étais impressionné. Quand j’ai vu que j’avais fait encore mieux avec mon deuxième tir... Je trouvais ça pas mal cool», a-t-il résumé.

Paul a remporté le concours du patineur le plus rapide avec un tour de glace de 14,24 secondes. Ce résultat doit être pris avec un grain de sel. Les marchands de vitesse Matt Duchene et Ryan Dzingel avaient choisi de ne pas prendre part à l’épreuve.

Paul devra maintenant convaincre son entraîneur de l’utiliser davantage. Il a été laissé de côté, mercredi.