Le directeur général des Sénateurs a fait l’éloge de Drake Batherson, récemment rétrogradé à Belleville. « Nous n’avons pas un ailier droit plus talentueux dans notre organisation », a-t-il dit.

Dorion veut être patient avec les espoirs des Sénateurs

Pierre Dorion ne pense pas avoir renié les espoirs de son équipe en ayant cédé Drake Batherson et Filip Chlapik à Belleville, tout en ayant fait l’acquisition de Vladislav Namestnikov.

Le DG des Sénateurs veut tout simplement faire preuve de patience avec eux, et c’est pourquoi dans une saison de reconstruction après la destruction des mois précédents, il veut faire preuve de patience avec eux.

« C’est important pour nos partisans et pour nous aussi de savoir que nous faisons les choses de manière appropriée, a déclaré Dorion pendant un point de presse impromptu mardi, après celui de l’entraîneur-chef D.J. Smith. On doit s’assurer que nos jeunes sont prêts à contribuer quand ils s’amènent [à Ottawa], qu’ils ne perdent pas confiance en leurs moyens. Nous avons tellement de bons joueurs à Belleville, et ce n’est pas mauvais qu’ils grandissent ensemble là-bas... En attendant, nous avons Erik Brännström qui s’ajuste bien à la LNH présentement. Nous sommes bien contents. Mais ce n’est pas tout le monde qui est prêt au même moment et on doit à nos partisans de ne pas faire monter des jeunes qui n’auront pas de succès et vont perdre leur confiance. »

Après les mouvements de personnel de cette semaine, dont le rappel de Vitaly Abramov lundi, les Sénateurs ont présentement six joueurs de 23 ans ou moins dans leur alignement : les défenseurs Thomas Chabot (22) et Erik Brännström (20), ainsi que les attaquants Colin White (22), Brady Tkachuk (20) et Abramov (21), en plus du blessé Rudolfs Balcers (22).

Par comparaison, les Rangers, l’ancien club de Namestnikov qui a défait Ottawa 4-1 samedi, comptent cinq joueurs de moins de 21 ans, un sommet dans la LNH, et huit de 23 ans ou moins. Et ils ont échangé le Russe de 26 ans pour se créer de l’espace sous le plafond salarial tout en leur permettant éventuellement de faire appel à un autre de leurs espoirs. « C’est une combinaison des deux. On pense avoir assez de profondeur pour remplacer Vlad et on veut donner des chances à d’autres joueurs. Et le plafond est toujours une considération », a dit leur DG Jeff Gorton, avec qui Dorion a des atomes crochus (ils ont notamment conclu l’échange de Mika Zibanejad et Derick Brassard il y a trois ans).

Après seulement deux matches en saison régulière, l’homme de hockey d’Orléans a jugé bon de rétrograder Batherson et Chlapik, tandis qu’Abramov a été rappelé avant l’acquisition de Namestnikov. Qui sait combien de temps durera son essai, lui qui était sur un quatrième trio avec Jean-Gabriel Pageau et Scott Sabourin à l’entraînement de mardi.

Concernant Batherson, Dorion a souligné qu’il « est un de nos plus talentueux espoirs, mais en même temps, on a vu une amélioration du premier au deuxième match, mais il a probablement besoin d’aller lancer plus souvent. On lui en a parlé, mais on sait qu’il va être un gros morceau de notre avenir. Nous n’avons pas un ailier droit plus talentueux dans notre organisation. »

Les petits Senators

À Belleville, l’entraîneur-chef Troy Mann a indiqué son intention de réunir à nouveau son trio dominant de la fin de saison dernière, Batherson aux côtés de Logan Brown et Nick Paul, en vue du premier match à domicile des petits Senators, vendredi soir contre Binghamton.

L’agent de Brown, Andy Scott, a récemment critiqué l’organisation des Sénateurs pour sa façon de traiter ce choix de première ronde en 2016, mais Dorion n’a pas voulu répliquer directement à ses propos.

« Nous n’avons pas un centre plus talentueux dans notre organisation que Logan Brown. Qu’il vienne ici bientôt, ou dans un ou deux mois, il va être capable de nous aider à gagner des matches et se développer en même temps », a-t-il dit à ce sujet.

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LES SÉNATEURS EN BREF

Trouver une façon

L’entraîneur-chef D.J. Smith a tenu mardi la deuxième de trois pratiques avant la visite des Blues de Saint-Louis jeudi, un entraînement axé en grande partie sur le travail des unités spéciales, qui ont fait défaut lors des deux premiers matches. Après avoir remis en question l’effort des siens samedi, il n’a rien à redire à ce sujet lors des pratiques. «Ils travaillent tous les jours maintenant, je peux le dire. Ils se demandent des comptes entre eux. On a travaillé sur notre système alors qu’il faut que le vestiaire croie en notre façon de jouer. Si on peut jouer de la même façon chaque soir, en étant constant, tu vas trouver un moyen de gagner des matches. On veut gagner un premier match, mais on veut le faire de la bonne façon», a-t-il affirmé.

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Visite d’André Roy

L’ancien Sénateur André Roy est de passage au CCT cette semaine avec son partenaire de l’émission de RDS Hors-jeu 2.0, Yanick Lévesque, pour rencontrer les Québécois des Sénateurs Thomas Chabot, Jean-Gabriel Pageau et Anthony Duclair, en plus de l’entraîneur-chef D.J. Smith (alors que son prédécesseur Guy Boucher avait bizarrement refusé de se prêter au jeu lors des trois dernières saisons). Toujours aussi drôle, Roy a entonné le premier verset de l’hymne national russe comme lui seul peut le faire, dans un jargon inintelligible, quand Le Droit lui a fait remarquer que les Sénateurs ont maintenant quatre joueurs russes dans leur alignement avec l’arrivée de Vladislav Namestnikov.

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Entre les lignes

Namestnikov va être le troisième joueur des Sénateurs seulement à porter le numéro 90, après Alex Chiasson et Darren Archibald.

À Belleville, l’ancien défenseur des Olympiques Hubert Labrie a appris mardi que la LAH lui imposait une suspension de deux matches pour avoir assené un coup de coude resté impuni à la tête de l’attaquant des Marlies de Toronto Kenny Agostino samedi dernier.

Chris Tierney a noté que la semaine d’entraînement des siens après deux défaites survenait à un bon moment. «On n’a pas commencé comme on le voulait, donc c’est bon de retourner au tableau et de réparer certaines choses. C’est proche, il y a juste quelques détails qu’il faut mieux faire», a-t-il dit.