Le directeur général adjoint des Sénateurs, Pierre Dorion, affirme que l'organisation est prête à passer à l'action à l'approche de la date limite des transactions, le 5 mars prochain.

Dorion ne se voit pas dg... pour l'instant

Pierre Dorion n'aspire pas à devenir le prochain directeur général des Sénateurs.
«Je me dis toujours qu'on traversera le pont une fois rendu à la rivière. À la base, je veux la même chose que tout le monde. Je veux que mes efforts soient reconnus. Bryan a toujours été un patron très reconnaissant. Ça ne risque pas de changer.»
«Pour ce qui est de mon avenir... on verra. J'en ai déjà bien suffisamment dans mon assiette comme ça», a lancé l'homme de hockey franco-ontarien, hier matin.
En tant que directeur général associé, Dorion aura toujours la responsabilité de diriger l'équipe de dépisteurs. Il passera toujours beaucoup de temps dans les petits arénas où évoluent les clubs juniors et universitaires. «La grosse différence? Dans le passé, je pouvais connaître 110 des 120 joueurs qui se retrouvaient sur la liste de nos espoirs à surveiller. Dorénavant, j'en connaîtrai une cinquantaine.»
En revanche, il sera davantage impliqué dans les négociations contractuelles avec les joueurs de la LNH. Il accompagnera plus régulièrement les Sénateurs en voyage.
Il n'a donc pas tort. Il en aura bien plus dans son assiette.
«J'ai la chance d'avoir épousé une femme extraordinaire qui continue à me soutenir même si j'ai passé une grande partie des 20 dernières années sur la route. Ma fille de 11 ans m'a fait remarquer que j'ai raté neuf de ses anniversaires de naissance. La saison dernière, j'ai vu mon fils jouer au hockey à seulement cinq occasions. Compter sur le soutien d'une famille aussi aimante m'est fort utile.»
Lee à Binghamton
Le deuxième directeur général associé des Sénateurs, Randy Lee, était responsable du développement des espoirs depuis quelques années. Dans la réorganisation administrative, il succédera à Tim Murray à titre de gérant des Senators de Binghamton.
Dorion, un homme très humble, ne s'offusque pas de partager le poste. Dans sa rencontre avec les journalistes, hier matin, il a souligné qu'une dizaine de directeurs généraux travaillent avec deux adjoints. «Je pourrais même me tromper. Il y en a peut-être même 15.»
À la longue, il se lassera peut-être de faire partie d'un groupe aussi restreint.
Sur le site web du Canadien de Montréal, on compte huit employés dans les directions des opérations hockey et du développement des joueurs. À Ottawa, dans l'immédiat, on essaiera d'accomplir les mêmes tâches avec trois hommes.
Eugene Melnyk et Bryan Murray n'ont pas l'intention de procéder à de nouvelles embauches dans les prochains mois.
«À la fin de la journée, ces décisions appartiendront à Bryan. J'ai toutefois l'impression que la charge de travail imposée à Randy est Pierre est fort raisonnable», a indiqué M. Melnyk, hier.
Si Murray embauche prochainement, il ajoutera peut-être un simple dépisteur à son équipe. Il tentera d'ainsi compenser pour les matches que Pierre Dorion ne pourra plus voir.
«En ce qui a trait à la gestion des opérations quotidiennes de notre équipe, tout ira bien, croit le directeur général. Nous avons peut-être besoin d'une paire d'yeux supplémentaires pour épier les espoirs. Nous avons perdu un recruteur de talent lorsque Tim est parti. Si je m'aperçois que j'ai besoin d'un dépisteur de plus, j'agirai en conséquence.»
Sstlaurent@ledroit.com