Pierre Dorion pourrait se tourner vers Anthony Duclair pour des conseils sur Patrick Roy, les deux hommes ayant travaillé ensemble chez les Remparts de Québec.

Dorion et Roy vus à Montréal

La nouvelle du dernier week-end à l’effet que Patrick Roy obtiendrait une entrevue pour le poste d’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa semble s’être confirmée mardi alors que selon la station TSN de Montréal, l’ancien gardien vedette du Canadien a été vu au même hôtel de la métropole que le DG Pierre Dorion.

« Je ne pense pas qu’ils se parlaient d’acheter les Alouettes », a blagué la voix du club de la LCF, Mike Moffat, citant un « espion » sur son compte Twitter.

Est-ce que « Saint Patrick » est le dernier saint auquel Dorion va se vouer ? Ça reste à voir alors qu’il serait le septième candidat qu’il a interviewé, après les Jacques Martin, Rick Bowness, Marc Crawford, Troy Mann, D.J. Smith et Nate Leaman.

Dorion a certes discuté avec l’ancien récipiendaire du trophée Jack-Adams avec l’Avalanche du Colorado en 2014 du plan qu’il mettrait en place pour développer les jeunes joueurs de l’organisation ottavienne en reconstruction, les Thomas Chabot, Colin White, Erik Brännström et compagnie.

Comme référence au sein de sa propre équipe, le DG des Sénateurs pourrait se tourner vers l’attaquant Anthony Duclair pour obtenir l’opinion d’un joueur qui a été envoyé à la LNH par Roy.

Ce dernier a dirigé le Montréalais de 23 ans pendant deux saisons avec les Remparts de Québec. Pour l’aider dans son développement, Roy n’avait pas toujours mis des gants blancs avec l’ailier obtenu de Columbus contre Ryan Dzingel en février dernier.

Un des meilleurs espoirs pour le repêchage de la LHJMQ de 2011, l’ancien des Lions du Lac St-Louis avait été un choix de troisième ronde seulement parce qu’il avait annoncé son intention d’opter pour le hockey universitaire américain, sauf que Roy avait réussi à le convaincre de se joindre plutôt à son équipe. Après une excellente saison de 31 buts et 66 points à 16 ans, ça s’était compliqué pour Duclair à sa deuxième saison, année de son repêchage pour la LNH.

Il avait régressé avec une production de 20 buts et 50 points en 55 parties, et le grand manitou des Remparts – Roy était également DG – avait pris les grands moyens au courant de la saison pour tenter de lui faire acheter un concept d’équipe : au lendemain d’une défaite cuisante de 11-2 contre les Mooseheads de Halifax (menés par Nathan MacKinnon et Jonathan Drouin), Roy avait entériné une décision des joueurs de l’équipe de renvoyer Duclair et Adam Erne – maintenant du Lightning de Tampa Bay – chez eux brièvement, même s’ils n’avaient pas manqué de parties. Duclair a aussi été occasionnellement appelé à faire du temps supplémentaire après les entraînements, notamment pour apprendre à bloquer des tirs.

« Ils l’ont été (suspendus) juste un après-midi, a expliqué Roy au Soleil l’an dernier, en revenant sur cet épisode qui a fait couler beaucoup d’encre. Je voulais qu’ils adhèrent au concept d’équipe, c’était important qu’on ne fasse pas leurs quatre volontés, même si on avait tout fait pour les amener à Québec. J’ai toujours cru qu’on formait un meilleur club avec 20 gars qui se tiennent et non pas avec 10 d’un bord et 10 de l’autre. Les deux savaient que je les adorais, que je faisais cela pour leur bien, mais parfois, ça prend un électrochoc. »

Une dizaine de protégés

Incluant Duclair et Erne, Patrick Roy a dirigé une dizaine d’autres joueurs qui ont atteint la LNH après leur passage au Colisée, dont les Alexander Radulov, Marc-Édouard Vlasic et Cédric Desjardins, avec qui il a remporté une coupe Memorial en 2006, de même que Jonathan Marchessault, Mikhail Grigorenko, Logan Shaw, Nikita Kucherov (brièvement avant d’être échangé à Rouyn-Noranda) et le gardien Louis Domingue, avec qui il entretenait une relation houleuse.

Duclair, rappelons-le, est un joueur autonome avec restriction cet été, les Sénateurs devant décider s’ils vont lui offrir une augmentation alors qu’il faisait le salaire minimum de 650 000 $ US l’an dernier, saison où il a produit 19 buts et 33 points (8-6-14 en 21 matches à Ottawa).