Thomas Chabot est parmi les plus beaux espoirs des Sénateurs. Plusieurs équipes aimeraient compter sur ses services.

Dorion doit-il craindre les offres hostiles ?

Pierre Dorion n’a probablement pas trop aimé l’idée de son homologue du Canadien de Montréal Marc Bergevin de faire une offre hostile au joueur autonome avec restriction Sebastian Aho.

Le directeur général des Sénateurs d’Ottawa doit espérer que la tactique ne deviendra pas populaire à travers la LNH, surtout alors que les Hurricanes de la Caroline ont déjà annoncé leur intention d’égaler l’offre du Tricolore qui comportait d’importantes primes à la signature devant être payées dès la première année du pacte de cinq ans.

Ce mécanisme de la convention collective liant la LNH à l’Association des joueurs pourrait certes être utilisé dans un an, si jamais les Sénateurs ne parviennent pas à s’entendre sur une prolongation de contrat avec leur prochain joueur autonome avec restriction attrayant, le défenseur étoile Thomas Chabot.

Les agents de ce dernier chez Will Sports Group, Ian Pulver et Dominic De Blois, peuvent commencer à négocier une prolongation de contrat pour le talentueux québécois depuis lundi, mais il n’y a rien qui presse pour amorcer des pourparlers sérieux encore.

Dorion avait d’autres chats à fouetter depuis la fin de la saison, avec l’embauche d’un nouvel entraîneur-chef, le repêchage amateur et l’ouverture du marché des joueurs autonomes lundi, qui l’a vu conclure un échange majeur avec les Maple Leafs de Toronto pour envoyer Cody Ceci dans la Ville-Reine en retour de Nikita Zaitsev et Connor Brown, en plus d’offrir des contrats aux anciens Leafs Ron Hainsey et Tyler Ennis.

Il a laissé entendre lors de son point de presse de lundi qu’il cherchera maintenant à régler les cas de ses joueurs autonomes avec restriction, le centre Colin White, le défenseur Christian Wolanin et l’attaquant des mineures Michael Carcone, acquis également dans l’échange de Ceci.

Chabot, lui, a encore une saison à écouler, à un salaire de 863 333 $, à son contrat d’entrée dans la LNH bon pour trois ans, signé en septembre 2015, à la fin de son premier camp d’entraînement avec l’équipe qui l’a sélectionné au 18e rang du repêchage de cet été-là.

« Dans cette ville, on s’inquiète trop des pourparlers pour des contrats, a commenté Dorion lundi. Nous savons ce que nous avons à faire et nous allons le faire. Ce n’est pas comme s’il (Chabot) était joueur autonome sans restriction, il va l’être avec restriction (en juillet 2020). Nous avons un plan en place et comme pour tous nos autres joueurs autonomes avec restriction, nous allons le suivre à un moment donné cet été. »

Le clan Chabot va probablement suivre avec intérêt les négociations d’autres jeunes défenseurs à caractère offensif qui sont joueurs autonomes avec restriction cet été, comme Charlie McAvoy à Boston et Zachary Werenski à Columbus. Le premier aurait refusé une offre de contrat à long terme au cours de l’hiver et serait à la recherche d’un pacte devant lui rapporter autour des 7,5 millions $ pour huit ans obtenus par Aaron Ekblad en Floride à l’été 2016.

« Des offres hostiles, on s’attend plus à ce que ça soit déposé à des joueurs qui sont avec des équipes qui se retrouvent près du plafond salarial, a confié mardi un agent de joueur qui préférait conserver l’anonymat pour parler librement de ce dossier. Ça aurait été plus logique que ça se produise pour un McAvoy, par exemple, ou évidemment un (Mitch) Marner à Toronto, quoiqu’ils ont maintenant libéré de l’espace pour lui. Pour Aho (avec Montréal), les chances que ça fonctionne étaient minces parce que les Hurricanes ont beaucoup d’espace sous le plafond. Dans leur cas, c’était plus une question de cash flow. »

Le propriétaire des Sénateurs est réputé comme n’aimant pas avoir à payer d’importantes primes reliées à la signature le 1er juillet, ayant d’ailleurs laissé les Maple Leafs payer celles de Zaitsev (3 M$) et Brown (500 000 $) avant que l’échange de lundi ne soit conclu. Des vétérans de l’équipe, seul Bobby Ryan a un important bonus qui lui a été versé lundi, une somme de 2 M$ sur les 7,5 M$ qui lui seront versés pour la saison 2019-2020.

« Quand Ryan a signé, les primes à la signature étaient moins à la mode que maintenant », a ajouté notre agent/informateur.

Il sera intéressant de voir ce qui va se passer dans les négociations avec Thomas Chabot, qui prépareront le terrain pour l’autre pilier de la reconstruction, l’attaquant Brady Tkachuk, qui a encore deux ans à écouler à son contrat initial de trois ans. Son frère Matthew, des Flames de Calgary, est présentement un des joueurs autonomes avec restriction particulièrement attrayants.

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UNE ENTENTE AVEC NICK PAUL

Alors que Jason Spezza a pris la direction de son patelin, Toronto, lundi à l’ouverture du marché des joueurs autonomes dans la LNH, le seul joueur qui reste dans l’organisation des Sénateurs de l’échange qui l’avait envoyé aux Stars de Dallas en 2014, Nick Paul, a signé un nouveau contrat d’un an avec Ottawa mardi. 

Il s’agit à nouveau d’un pacte d’un an qui comporte deux volets, avec un salaire de la LNH de 750 000 $ tandis que son salaire s’il se retrouve dans la Ligue américaine de hockey avec les Senators de Belleville a été considérablement majoré, à 165 000 $, lui qui faisait 70 000 $ la saison dernière. 

Paul, 24 ans, vient de connaître sa meilleure campagne dans les mineures avec une récolte de 39 points, dont 16 buts, en seulement 43 matches à Belleville. 

Il a aussi disputé 20 matches avec les Sénateurs, où il n’a amassé qu’un but et une passe alors qu’il était confiné la plupart du temps à un rôle sur le quatrième trio. 

Lorsqu’il était à Belleville, il complétait un premier trio dominant aux côtés de Logan Brown et Drake Batherson.