Erik Karlsson

Dorion défend l’échange de Karlsson

Cinq jours plus tard, l’échange d’Erik Karlsson à San Jose faisait toujours jaser dans la capitale nationale – comme il le fera probablement pour des années à venir – et le DG Pierre Dorion a jugé important d’aller le défendre sur les ondes de différentes stations de radio.

L’homme de hockey d’Orléans a dit dimanche qu’il a eu sa «meilleure nuit de sommeil en trois semaines» jeudi soir dernier, jour où il a envoyé le capitaine et joueur de concession en Californie, obtenant en retour deux joueurs de la LNH, deux espoirs et au moins deux choix de repêchage élevés.

Lundi, il a déclaré sur les ondes de TSN 1200 que ses mains étaient ni plus ni moins liées étant donné que le clan Karlsson n’avait pas voulu négocier une prolongation de contrat après qu’il ait déposé une offre «légitime» de contrat le 1er juillet.

«Quand j’ai travaillé pour Bryan Murray, j’ai été chanceux de participer à plusieurs négociations de contrat et depuis que je l’ai remplacé comme directeur général, j’ai conclu plusieurs négociations. Quand il y a aussi peu de pourparlers alors que tu tentes de négocier avec un joueur, tu sais que tu n’arriveras pas à conclure une entente. Nous avons décidé que c’était la bonne chose à faire après lui avoir offert un contrat qui ne contenait pas de rabais pour l’équipe de son patelin adoptif. C’était une offre de contrat aussi légitime que les Sénateurs pouvaient donner», a déclaré Dorion.

Une offre de contrat «légitime» devait à tout le moins être similaire au pacte de 8 ans pour 88 millions $ consenti par les Kings de Los Angeles au défenseur Drew Doughty, un autre récipiendaire du trophée Norris.

L’agent de Karlsson, Don Meehan, de Newport Sports, n’a pas voulu donner l’autre côté de la médaille dans ces pourparlers qui ne sont allés nulle part. «Nous avons décidé de ne pas commenter», a-t-il déclaré en réponse à un courriel du Droit.

Permettre à Karlsson de commencer la présente saison pour écouler la dernière année de son contrat aurait été risqué, a aussi mentionné Dorion. «Nous n’avons pas voulu prendre le risque que quelque chose arrive comme avec Jean-Gabriel Pageau qui s’est déchiré le tendon d’Achille, on n’aurait alors rien obtenu pour Erik Karlsson», a-t-il dit.

Au micro de CBC, il a dû défendre son commentaire de jeudi à l’effet que la décision de rebâtir l’équipe avait été prise en février dernier lors d’une rencontre avec le propriétaire Eugene Melnyk. Des rumeurs à l’effet que Karlsson pourrait être échangé se sont intensifiées peu après, à l’approche de la date limite des échanges de la LNH.

«Quand nous avons vu qu’Erik ne voulait pas négocier, qu’il y avait peu de discussions, nous avons jugé qu’il valait mieux passer à autre chose», a indiqué Dorion, en disant que la décision finale avait été prise peu après le 1er juillet.

Alors que Karlsson demeure dans la capitale en attendant son visa de travail pour se rapporter aux Sharks, le DG de ces derniers, Doug Wilson, est confiant de pouvoir négocier une prolongation de contrat avec lui, a-t-il déclaré au quotidien Mercury News. «Nous n’aurions pas conclu cet échange si on n’était pas à l’aise que ça pourrait arriver. J’ai eu des discussions avec ses représentants et Erik... Regardez notre historique avec Jumbo Joe Thornton, Brent Burns, Evander Kane et Martin Jones», a dit l’ancien des 67’s d’Ottawa.