Pour Pierre Dorion, Erik Karlsson est un « joueur spécial » et il fait partie des priorités pour les Sénateurs.

Dorion croit encore en son club

À mi-chemin d’une saison très décevante, Pierre Dorion ne lance pas la serviette et il ne planifie pas de vente de feu.

Pas pour l’instant en tout cas. Ça pourrait changer au cours des six prochaines semaines.

Le directeur général des Sénateurs d’Ottawa a rencontré la presse jeudi soir, alors qu’il revenait en ville après avoir passé une partie de leur semaine de congé à Fort Lauderdale pour discuter de la situation de l’équipe avec ses dépisteurs professionnels, en plus de discuter des meilleurs espoirs en vue du prochain repêchage avec ses recruteurs amateurs.

« Nous n’avons pas profité de la température, nous étions tout le temps dans des salles de réunion. Nous avons un plan en place, a-t-il affirmé. Nous avons de multiples plans en place, dépendamment de la direction que notre club de hockey va prendre. Nous avons notamment évalué tous nos joueurs selon qu’ils dépassaient les attentes, les rencontraient ou jouaient en deçà de celles-ci. »

Quand il a succédé au regretté Bryan Murray il y a un an et demi, Dorion avait déclaré qu’il croyait hériter d’un club capable de participer aux séries, ce qu’il a fait la saison dernière, passant à un but près de participer à la finale de la coupe Stanley. Il pensait la même chose après le camp d’entraînement et même si son club occupait le 29e rang sur 31 clubs à la mi-saison, il croit encore à ses chances.

« Nous sommes dans une mauvaise posture, on en est conscient. Ce sera un grand défi de se qualifier pour les séries. Mais cette équipe a déjà effectué une remontée du genre (au printemps 2015) et elle peut le faire à nouveau... J’aime beaucoup ce que Mark Stone a dit au cours des derniers jours, à l’effet que personne n’a abandonné. Je pense, non, je suis convaincu que c’est vrai », a-t-il lancé, notant que les Sénateurs étaient l’équipe ayant disputé le moins de matches dans le circuit Bettman (42 avant d’affronter St. Louis).

Réaliste, Dorion sait cependant très bien qu’une autre mauvaise séquence voudrait dire qu’il aura des décisions difficiles à prendre. « Si on n’est pas des séries, il faut commencer à planifier l’avenir, ça pourrait vouloir dire de faire un pas vers l’arrière pour en faire deux vers l’avant », a-t-il dit, étant cependant réticent à faire graduer trop rapidement certains des espoirs du club qui se retrouvent avec le club-école de Belleville « parce que la LNH est une ligue d’hommes ».

Le d.g. a laissé entendre qu’il a eu des discussions avec le propriétaire Eugene Melnyk quant aux différents plans de relance qu’il a échafaudés, au cas où leur club ne reviendrait pas dans la course aux séries. Celui-ci avait parlé de la possibilité de couper dans les salaires des joueurs lors de sa fameuse sortie en marge de la Classique 100 du milieu décembre, mais Dorion a indiqué qu’il n’avait pas eu de mandat dans ce sens. « J’ai eu des discussions avec M. Melnyk, mais il ne m’a pas donné cette direction », a-t-il répondu lorsque questionné à ce sujet par le Droit.

Les noms de vétérans avec des contrats assez importants comme Mike Hoffman, Dion Phaneuf et Zack Smith, de même que ceux de Jean-Gabriel Pageau et Cody Ceci dans une moindre mesure, circulent allègrement dans les rumeurs de transactions, mais le d.g. n’est pas proche d’échanger un de ceux-ci.

« Contrairement à ce qui est véhiculé, je n’ai pas placé de joueurs en particulier sur le marché. Des équipes sont dans la position où nous étions l’an dernier et elles cherchent à s’améliorer, je reçois donc des appels vu que nous avons de bons joueurs dans notre club. Nous allons explorer toutes les avenues possibles... Nous allons savoir bien avant la date limite des échanges (du 26 février) si nous sommes vendeurs ou acheteurs. »

Concernant la possibilité d’échanger sa super-vedette, le défenseur Erik Karlsson, à l’approche de négociations pour un renouvellement de contrat qui coûteront très, très cher, Pierre Dorion a entrouvert la porte à celle-ci. « Notre priorité est de faire signer un contrat à Erik Karlsson, qui est un joueur spécial. »

LES SÉNATEURS EN BREF

Chabot devait aller à Belleville

L’entraîneur-chef des Sénateurs Guy Boucher a laissé entendre jeudi après l’entraînement matinal des siens que dans des circonstances normales, le défenseur québécois Thomas Chabot aurait passé la dernière pause d’une semaine dans le calendrier avec le club-école de Belleville. « C’était une question de nombre, il faut avoir un certain nombre de joueurs sur l’alignement, donc on n’a pas pu le faire descendre. On avait planifié de le renvoyer jouer des matches, ce n’est pas idéal qu’il ait obtenu congé, mais c’était comme ça », a-t-il révélé. Chabot a pu aller faire un tour en Floride parce que Bobby Ryan a été blessé, forçant les Sénateurs à placer le nom de Nate Thompson sur la liste des blessés. Il en a été retiré jeudi et il a remplacé Jean-Gabriel Pageau, blessé, sur le troisième trio.

Dumont a félicité Bérubé

L’attaquant des Sénateurs Gabriel Dumont connaît bien le gardien des Olympiques Tristan Bérubé, les deux étant originaires de la région du Bas-du-Fleuve (Dumont de Dégelis, Bérubé de La Pocatière) et patinant ensemble l’été depuis déjà quelques années. Le premier étant donc très content d’avoir vu le second marquer un but mercredi soir dans un gain de 7-5 des Gatinois contre Sherbrooke. « Je lui ai envoyé un texto pour le féliciter. Je lui ai dit, ‘Ça va bien, tu as autant de but que moi maintenant’ », a blagué celui qui a compté son premier but de la campagne à Toronto lors du dernier match avant la pause. Dumont racontait que Bérubé sautait sur la glace avec les pros du coin l’été dès l’âge pee-wee. « Il est un bon gardien, dommage qu’il n’ait pas grandi un peu plus », a-t-il noté.

Entre les lignes

Guy Boucher a dit que la blessure de Jean-Gabriel Pageau, à l’épaule droite on présume après visionnement du coup assené par Leo Komarov, risque de lui valoir de manquer également le match de samedi contre les Maple Leafs. « Il est un cas très douteux », a-t-il indiqué..

Le défenseur des Blues Vince Dunn a entendu parler du Gatinois Vincent Dunn, l’attaquant qui est dans l’organisation des Sénateurs (il est présentement de retour dans la ligue East Coast avec Brampton). « Il y a beaucoup de gens qui me confondent avec lui, je reçois beaucoup de ‘tweets’ qui lui sont destinés. J’ai entendu dire qu’il est un gars un peu fou. Je ne l’ai jamais rencontré cependant, vu qu’il jouait dans la LHJMQ », a dit l’Ontarien de 21 ans, un choix de 2e ronde des Blues en 2015.